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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 21:22

Ma Doué 2

 

Suite à des problèmes techniques, il semble nécessaire de poursuivre les aventures de Tante Gaïd et Tonton Lom dans un nouvel article Ma Doué 2. Avec les excuses de Spartacus
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Pétition nationale pour obtenir la création du domaine breton sur internet. Principaux signataires:Gilles Servat,Melaine Favennec, Gweltaz Ar Fur, Roger Gicquel, Dan Ar Braz, les Bretons de Clamart, et plus modestement votre serviteur. A ce jour, plus de 8000 signatures. Pourquoi pas la vôtre. Consulter le site:
Le 7 avril 2006
Après le voyage d'hier, tout le monde avait envie de souffler un peu. Et puis, on attendait les nouvelles de Guiguitte qui arriverait sûrement, mais quand ? Tante Gaïd ne savait jamais trop où sa fille se trouvait exactement, et c'était fait exprès car, avec tout ce qu'on voyait et entendait à la télévision, toujours des morts partout, elle aurait pu s'inquiéter. Tout ce qu'on lui disait c'est que cette fois-ci, c'était l'Afrique, sans plus. Seule la directrice en savait un peu plus pour le cas où...,mais rien ne sortait du bureau, si bien que Jeanne-Yvonne faisait chou-blanc pour aller raconter au recteur. La directrice savait très bien que Abidjan, ce n'était pas une panne de l'avion, mais que Guiguitte s'était arrêtée pour embrasser son mari. Et n'allez pas croire des choses compliquées, alors que c'est simple. Voilà. Guiguitte était allée un jour au Cambodge, toujours médecin sans frontières, pour essayer de s'occuper des gosses qui sautaient sur les mines, qu'il fallait amputer, consoler et leur apprendre à vivre avec leur malheur. Vous n'avez jamais vu le résultat d'une explosion de mine ? Ce n'est pas beau à voir. Donc au Cambodge, il y avait aussi des militaires venus de France pour essayer de déminer, et Guiguitte et le jeune capitaine s'étaient trouvés des points communs: une réparait les hommes, l'autre réparait la terre comme il pouvait. Et voilà. Le résultat: un mariage, et 2 gosses qui voyaient leurs parents de temps, qui passaient toutes leurs vacances dans le Cap, car le père adorait ce coin-là. Son grand plaisir c'était d'aller aux ''pouce-pieds'' avec ses gosses, et les gosses aimaient ce père qui leur montrait tout ce que l'on pouvait faire, en préparant bien son affaire. Pour les ''pouce-pieds'', vu que tout çà a déjà été raconté par Madame Jeanne Nabert, originaire de Pont-Croix, la fille du docteur Neiss qui a écrit ''le cavalier de la mer'', on n'en dira pas plus. Sachez seulement que le capitaine (devenu colonel) accrochait une corde sur le haut de la falaise, l'envoyait en bas, puis expliquait aux enfants comment il fallait faire pour descendre sans risque, et surtout pouvoir remonter avec les pouces-pieds (anatifes). Il était même un peu ''casse-...'', au point que Tugdual lui disait toujours:
- Tu rabâches Papa
- Et le père répondait. Quand on est responsable, on doit prévoir. Ce n'est pas après, mais avant. Toujours envisager ce qui peut arriver, et prendre les dispositions pour que tout se passe bien. Dans mon métier, après ce sont des morts d'hommes, toujours pour rien; Avant ce sont des économies d'hommes et des mamans qui retrouvent leurs gosses sans avoir à pleurer.
- Et Tugdual lui renvoyant la balle ! Ce n'est pas comme à Audierne par conséquent. D'abord on fait sans prévoir, et après on fait l'inventaire de tout ce qu'on aurait pu éviter, comme le mur de la honte. Une petite clause restrictive au permis et voilà. Permis accordé sous réserve de .... (on ne vous a pas dit mais Tugdual avait commencé son droit )
C'est là que Brigitte Edwett plaça son couplet:
- Oui, et encore à Audierne. Il y a une rue Clemenceau et à l'entrée, il faut voir çà. Clemenceau n'a décidément n'a pas de chance. Si tu voyais ce qui est, paraît-il un ancien abattoir. L'autre jour la porte était ouverte et j'ai vu ... Décidément Clémenceau, le ''père la Victoire'' n'a pas de chance. C'est déjà un tas de ferraille , et il lui faut les épaves de bagnoles d'Audierne en plus maintenant . Enfin, pourvu qu'on nous amène pas ce monument historique sur ma plage, à Pors Kanapé
Là, le colonel avait toussé. Hum !! Cela signifiait qu'il était temps de s'arrêter, et à chaque fois çà marchait. Une seule fois il avait été obligé de poursuivre:
- Si çà continue je vais vous foutre mon pied au ...
Et les enfants avaient compris que quand il avait toussé, c'était terminé. Il avait été formé à la rude, puisque son père avait été dans l'armée avant lui et que sa jeunesse avait été bercée par les histoires d'Algérie, les harkis et tout le reste.
Pour autant Brigitte-Edwett voulait avoir le dernier mot. Son père la regarda droit dans les yeux et elle ne termina pas la phrase commencée.
Dans cette ambiance, la vieille Tante Gaïd se sentait souvent dépassée. Lorsqu'il avait été question d'aller au foyer-logement, on avait découvert que sa maigre retraite était insuffisante. Evidemment, elle avait beaucoup travaillé, mais on avait souvent oublié de la déclarer. Lorsqu'il fut question de vendre la maison pour pouvoir payer, c'est le colonel qui, sans consulter sa femme avait dit :
- Il n'en est pas question Mamm! D'ailleurs tout est déjà réglé. ne vous occupez de rien. C'est mon affaire. Et vous gardez votre retraite pour faire ce que vous voulez, le Noël de ces bons à rien par exemple !!
Il ne parlait pas beaucoup,mais pour une fois...on l'avait entendu
La pauvre vieille se laissait diriger, elle qui avait tenu tête à plus fort qu'elle, par exemple au recteur quand il lui avait refusé l'absolution pour cause ''d'école du diable'' fréquentée par Guiguitte. Sans savoir le dire, elle distinguait déjà le fond de la forme, et même l'esprit de la lettre des choses. Une intelligence inculte sans doute, mais un bon sens incontestable allié à une volonté farouche. Et Guiguitte avait poursuivi à ''l'école du diable''.
Ce qu'elle aimait plus que tout c'est quand Tugdual venait près d'elle, lui prenait la main, serrait cette main toute ridée dans sa main de jeune en pleine santé, et lui disait;
- Mamy, raconte moi, quand on était pauvre
Et elle se laissait aller à raconter
Brigitte-Edwett était plus ''follasse''. Enervée par tout ! Et le vocabulaire je te dis pas. Sans compter les tenues ! les folies bergères dans le Cap ! Un perle dans le nez, une espèce de bigoudi dans le nombril toujours visible vu la longueur du pull-over, des mèches rouges dans les cheveux et un pantalon bon pour remplacer la balayeuse à Audierne. Elle adorait son frère avec lequel elle cohabitait dans l'appartement parisien, à Clamart, en l'absence des parents. Un jour elle avait demandé à son frère:
- Tugdu, tu m'emmènerais pas avec ta tire acheter des clopes au Bar-Avel ( moulin de Kerharo à Cleden); je suis à sec et je te paierai un coca avec le reste des tunes que tu m'avanceras pour les clopes
Et son frère lui avait répondu:
- Si tu crois que tu vas réussir à Sciences-Po comme çà, tu te goures!
Et elle toujours le dernier mot
- plus c..que moi a déjà réussi et.....
Et ils étaient partis ensemble
Mais avec sa grand-mère, prévenante, affectueuse, toujours la première pour ramasser la canne tombée par terre ou apporter un coussin supplémentaire. Une vraie gamine!!
Tante Gaïd revivait tout cela, en tâtant son chapelet qui ne la quittait pas, au fond de sa poche pour ne pas contrarier tonton Lom. Personne n'avait entendu le téléphone, absorbés comme ils étaient. C'était Guiguitte, arrivée à Pluguffan, qui prenait un taxi et annonçait son arrivée.
Le 8 avril 2006
Effectivement, Guiguitte était arrivée comme prévu. Après avoir embrassé Tante Gaïd, elle se tourna vers tonton Lom et lui dit:
- Bonjour Monsieur
Le pauvre vieux ne savait plus quoi faire et heureusement Guiguitte demanda à tante Gaïd si elle pouvait monter dans sa chambre, pour un brin de toilette.
- Bien-sûr dit tante Gaïd, montons.
La toilette était un faux prétexte, vu qu'elle était fraîche comme le printemps. Ce qu'elle voulait c'était une conversation avec sa mère. Et tante Gaïd raconta que de temps en temps, le cafard parce que les enfants étaient loin, et que finalement même à son âge ils ne feraient de mal à personne, que tonton Lom, bien que un peu bolchevick était un brave homme qui avait connu le malheur, la guerre aussi, qu'il était seul et que sais-je encore...
- en fait dit Guiguitte, ce que tu me demandes c'est de le prendre comme le père que je n'ai jamais eu ?
- Si, tu as eu un père, mais il n'est pas revenu d'Indochine, disparu quelque part au Tonkin, peut-être à Dien Bien Phù
- Donc j'ai tout de même eu un père qui est mort par la guerre, en Extrême Orient ce que je ne savais pas. Et tu me demandes de prendre tonton Lom à sa place
- Si tu ne veux pas, je lui dirai que j'ai changé d'idée, et j'espère que nous resterons amis.
- Descendons !!
En bas, en entendant l'ascenseur, tout le monde s'était arrêté de parler. Plus un bruit. Et Guiguitte en s'avançant vers le vieillard lui dit très simplement:
- Bonjour Papa
Ma Doué ! Et tout le monde s'embrassait là dedans, le plus ému étant tonton Lom qui bégayait, en breton, en français:
- Ma Merc'h, ma fille, ma Merc'h vihen (petite fille)
******
Jeanne-Yvonne gardait son sang froid, et commençait à faire des réunions en disant que '' c'était pas tout, mais qu'elle avait des responsabilités pour préparer la noce.
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A force de faire des réunions, on s'était vite aperçu que, sans aide extérieure on n'y arriverait pas. Les choses avaient fini par s'ébruiter, vu le côté inhabituel de l'évènement, qui devenait l'évènement du Cap, et même au-delà. Les autorités avaient été alertées. La communauté de communes décida donc de faire une réunion au foyer-logement pour évaluer la situation. Toutes les municipalités, et le recteur de Pont-Croix, convoqués par courrier spécial, s'étaient retrouvés dans la salle à manger du foyer-logement et on commença l'inventaire des problèmes à résoudre.
Côté finances, si nécessaire la communauté était prête à donner une subvention pour participer à certains frais, étant donné la portée de l'évènement. Audierne fit obstruction, arguant que tout cela concernait Pont-Croix, et pas la communauté. Ma Doué ! T'aurais vu comment il s'était fait shooter par Jeanne-Yvonne:
- Forcément, toujours pas de sous à Audierne, avec toutes les bagnoles que vous avez à entretenir
Vexé, le responsable avait quitté la salle en disant qu'il ne reviendrait pas. Tous les petits vieux avaient applaudi et on avait même entendu:
Bon voyage
Le président avait dû calmer le jeu en disant:
- L'incident est clos. On continue
Pour la cérémonie à la mairie, c'était simple. Une formalité comme d'habitude. Les choses allaient se compliquer avec le recteur, vu que tonton Lom n'était pas en mesure de fournir les papiers de son baptême. Jeanne-Yvonne reprit la parole:
- Moi, j'ai connu une dame qui m'a dit qu'elle avait assisté à la confirmation à Meilars, quelle année au juste elle ne savait plus, et que vu que il n'y avait plus de paroisse à Meilars, on aurait du mal à trouver des témoins. Il n'y avait qu'à demander à tonton Lom et l'affaire serait classée.
Tonton Lom, le bolchevick dut avouer que , les gens chez lesquels il gardait les vaches avant la marine, étaient de ce côté là et qu'il avait fait comme les autres;
L'honneur était sauf. il ne restait plus au recteur qu'à s'incliner, vu l'impopularité qu'il aurait eu à s'opposer au mariage.
La cérémonie religieuse ne posait pas de problèmes d'organisation. Un mariage est un mariage. mais les discussions avaient repris pour savoir qui on devait inviter puisque l'évènement n'était pas courant et qu'il faudrait bien recevoir les grands responsables. Là, Plouhinec avait fait remarquer qu'ils étaient la plus grande commune du Cap, et qu'à ce titre ils avaient des droits préférentiels. Goulien avait répondu que Tante Gaïd était de Goulien ce qui lui donnait aussi des droits prioritaires. Et çà avait commencé à s'énerver, car chaque commune estimait qu'elle devait passer avant l'autre. C'est là que Guiguitte prit la parole. Ecoutez !!
- Bonjour Messieurs. Si je comprends bien, vous êtes en train d'accaparer un évènement qui est tout d'abord familial. Ceci est une première remarque.
Là tout le monde était resté couac, en se rendant compte que la fille de l'employée de ferme avait l'habitude de s'exprimer en public, et qu'il ne ferait pas bon d'essayer de lui tenir tête.
- Je constate que vous êtes en train de vous battre pour des choses qui n'en valent pas la peine. Si vous saviez d'où je viens, si vous aviez vu ce que j'ai vu, des gosses vendus comme esclaves par exemple, vous vous rendriez compte que vous êtes à côté de vos pompes. (Un peu le même langage que sa fille). Vos clochers c'est complètement dépassé. Vous gémissez sans arrêt, et tout le monde s'en rend compte, si bien qu'il est facile de tout vous promettre au bon moment, avant les élections par exemple, et de s'empresser d'oublier ensuite. Vous croyez que vous vous en sortirez avec un demi port à Audierne et l'autre demi port à Plouhinec, de même qu'une demi plage à Audierne et l'autre demi plage à Esquibien (là, il aurait été facile de mettre une épave de bagnole mais ne troublons pas le discours). En clair, on peut prendre son bain à Audierne et se noyer à Esquibien si on longe la plage. Cleden et Goulien ce n'est pas mieux, à Plogoff la plage de la Baie des Trépassés se partage avec Cleden et ailleurs, comme au Loch c'est pareil. Les Antillais sont plus malins que vous. Ils savent qu'ils sont incontournables au moment des élections et voyez le résultat. Ce qu'il vous faut c'est l'union. Mettez vos rivalités de côté et c'est ensemble que vous obtiendrez quelque chose. Sinon je vous préviens , je ne permettrai pas que l'évènement familial qui vous a réunis soit médiatisé. Ce sera l'intimité et sans vous ! Faites en part autour de vous ainsi qu'à celui qui a quitté la salle, un suppléant je crois !!
Un grand silence avait suivi cette intervention, bientôt interrompu par un tonnerre d'applaudissements. Tout le monde était debout pour embrasser Guiguitte, et le Président reprit la parole:
- Vous avez raison Madame. Votre message est bien reçu. Vous pouvez compter sur nous
Et Tonton Lom,( serrant la main de tante Gaïd) d'ajouter:
- Tu as vu notre fille ? C'est l'avenir çà
Le 9 avril 2006
Puisque tout le monde semblait sur la même longueur d'onde, il ne restait plus qu'à demander à chacun de proposer au président une liste d'invités qui serait soumise à la famille. Mais l'essentiel restait à résoudre: ce que l'on appelle pompeusement la logistique, c'est à dire ce qui suit la partie officielle, ce que Brigitte-Edwett aurait appelé ''un coup à boire et une petite bouffe''.
Jeanne-Yvonne s'était proposée pour choisir le menu. Elle avait dans ses archives des souvenirs des meilleurs hôtels, ce qui lui permettrait de faire des suggestions. Considérant que là n'était pas l'essentiel, le président demanda si quelqu'un avait une idée sur la manière de trouver le personnel nécessaire. Beuzec, toujours inspiré comme d'habitude, demanda la parole:
- Et si on demandait la participation des comités d'animation ?
L'idée fut retenue à l'unanimité des présents et cela n'avait pas d'importance pour les absents comme Audierne, vu que le comité audiernais n'était pas du même bord que la direction locale ce qui obligatoirement l'amènerait à participer, ne serait-ce que pour....
La demande d'adhésion lancée par téléphone était honorée dans le premier quart d'heure: Beuzec proposait les tracteurs agricoles et le matériel de la fête des bruyères; Audierne avait simplement répondu présent; Plouhinec disait que tous les supporters de l'ASP (Association sportive plouhinécoise) seraient là; Confort faisait valoir son expérience de la fête des 4 clochers et passons car, pour une fois tout le monde était d'accord. Il ne restait plus qu'à faire un plan de la fête qui se déroulerait sur les berges du Goyen, à affecter un emplacement à chacun, sans oublier l'essentiel:
La publication des bans
Ici, on ne va plus mettre de dates, étant donné qu'un certain délai est à respecter entre la publication des bans et la cérémonie? Sachez seulement que tout s'accélérait, que l'on commençait à installer des tentes le long du Goyen, que tous les comités d'animation du Cap étaient là, que la SNSM avait promis d'étudier la marée pour voir s'il y aurait suffisamment d'eau pour que les bateaux puissent remonter la rivière, bref que Pont-Croix connaissait une animation exceptionnelle et même des difficultés de circulation. Tugdual était en vacances pour réviser avant les examens, et il proposa à ceux qu'il considérait désormais comme ses grands-parents de faire un petit tour dans le Cap. Ils étaient donc partis en direction des Quatre-Vents, pour tourner à droite assez rapidement et s'arrêter à Lannourec devant le calvaire
Tugdual qui avait commencé à étudier l'histoire locale, avec peut-être une arrière pensée que ... Il partait du principe que pour comprendre le présent, il fallait connaître et même bien connaître le passé. C'est la raison pour laquelle il aimait faire parler sa grand-mère, et là, comme disait Brigitte -Edwett
- ''y en des qui feraient bien de prendre de la graine, au lieu de pérorer dans leur bunker bourge (bourgeois) d'où ils ne voyaient rien''
Bon passons! Il s'était mis à expliquer que la pierre verticale que l'on voyait près du calvaire n'était pas un menhir, mais une stèle de flagellation. Autrefois, les seigneurs faisaient lier leur ''domaniers '' à cette stèle quand ils n'avaient pas acquitté leurs redevances. Puis, ils les faisaient fouetter pour leur apprendre le bon chemin ''si l'on peut dire''. (Sur la première photo, on peut remarquer un chien qui est vu de dos mais qui a une tête connue). Tante Gaïd, une main dans la poche sur le chapelet, se disait qu'il y avait eu encore plus de misère que ce qu'elle avait connu. Puis, on avait continué en direction de Cleden et justement sur la route il y avait un manoir. On ne s'y était pas arrêté vu que c'était privé; juste un coup d'oeil:
Question environnement, je te dis pas !! Quand tu penses aux bagnoles d'Audierne et d'Esquibien....N'en parlons pas tellement c'est honteux !! En passant devant le village de Kerbeulec, Tante Gaïd avait fermé les yeux. Aujourd'hui tout était triste, même un peu mort, comme quelqu'un qu'elle avait connu autrefois et qui avait travaillé là. On ne pouvait pas s'arrêter partout, tellement il y avait de choses à voir. Tugdual avait accélèré en disant qu'on allait à la pointe du Van parce que Saint They, qui était le frère de Saint Tremeur ...
Bon, pour les explications, allez voir le site de cap-sizun.com et en cherchant un peu vous trouverez tout, même la légende de Conomor, le ''Barbe-Bleue'' breton, et bien d'autres choses encore
le petit port du Vorlen
et descente vers la Baie des Trépassés: Bae an Anaon
Là, Tante Gaïd avait demandé à Tugdual de s'arrêter parce qu'elle voulait dire quelque chose:
- Tu vois cet hôtel (en regardant l'hôtel le plus au nord). Et bien, j'ai aussi fait une saison ici. A l'époque c'était plus petit et il n'y avait ni eau ni électricité, et malgré cela tout était retenu en permanence. Pour la toilette: un broc et une cuvette, avec un seau pour les commissions. Nous, on allait avec la brouette chercher l'eau à Kerludu, le village près du Vorlen, et tout le monde était content. La patronne s'appelait Ti Marjan et son mari Tonton Lan (Marie-Jeanne et Alain). Après le repas, les touristes venaient à la cuisine aider à faire la vaisselle et tout le reste. L'hôtel s'appelait : hôtel de la ville d'Ys. Il y avait un gros chien, gentil comme tout qu'on appelait ''Skoulm'' (noeud); Un terre-neuve je crois. Et en plus, la pêche avec le bateau... Les paysans aussi qui amenaient leurs vaches sur la dune et quand ils étaient partis on ramassait les bouses que l'on faisait sécher au soleil. Bien sèches, elles servaient à allumer le feu que l'on entretenait ensuite avec de la tourbe, des herbes très serrées, découpées en motte dans l'étang de Laoual, juste à côté
- Tu me diras plus tard avait dit Tugdual car l'heure tourne
En route pour la pointe du Raz
Là tante Gaïd avait demandé à voir la statue de Notre Dame des Naufragés
Tonton Lom ne s'insurgeait plus pour les chapelets. Il en avait pris son parti;
Il avait fallu envisager le retour, par la plage d'Audierne bien-sûr. On ne s'était pas arrêté au Loch ni à Bon Voyage mais ceux qui voudraient des images n'ont qu'à aller sur le forum du Cap et demander Nono. C'est déjà plein d'images mais il y en a sûrement d'autres.
En passant devant les Capucins, comme la porte était ouverte, ils avaient demandé à visiter, juste un coup d'oeil:
Ils avaient bénéficié d'une vue assez rare sur l'entrée d'Audierne, malgré le contre-jour dû au soleil qui était en face. Là quelqu'un leur avait dit que autrefois, il n'y a pas si longtemps, il y avait un cadran solaire datant de l'époque des moines et qu'on l'avait volé. Il était juste près de la croix, et voilà, comme la statue de sainte Evette! Disparu !!
Encore un coup d'oeil sur les ''pas très belles choses'', car Tugdual ne prit pas directement la route de Pont-Croix. Il avait son idée en s'écartant de la route directe et voilà:
Encore un chef-d'oeuvre audiernais, ancienne clinique paraît-il. C'est par là qu'il fallait passer pour aller rendre visite à Esquibien, déjà connu pour ce que Brigitte-Edwettt appelait l'annexe de la salle polyvalente:
C'était quand même triste de constater que partout dans le Cap l'environnement était une priorité, et qu'il fallait venir ici pour constater ce que vous voyez
Il fallait bien reprendre la route de Pont-Croix, où les affaires marchaient bon train sur la rive du Goyen. Les tentes se mettaient en place, les tracteurs faisaient la navette, la sono essayait les micros, bref tout serait sûrement prêt pour l'heure H, car , on n'avait pas eu le temps de vous dire, mais le colonel venant d'Abidjan était arrivé et on lui avait demandé de mettre en place une salle OPS (la salle des opérations) dans les locaux municipaux de l'ancien petit séminaire. Il avait monté çà en trois coups de cuiller à pot, bien que d'habitude c'était le travail de ses adjoints, mais il avait gardé la main. Comme il disait:
- Avant de commander aux autres, il faut savoir faire soi-même ce que l'on demande, sinon....
Des tableaux aux murs partout, des plans, la liste de tous les numéros de téléphone, et une bonne dizaine de portables autour de lui pour envoyer des tracteurs ici, fournir des chaises ailleurs...etc
Au foyer-logement çà bardait aussi pour que tout soit prêt, et un jour le téléphone avait sonné. C'était le recteur de Pont-Croix qui faisait savoir que l'on pouvait déterminer la date, ce qui fut fait après vérification à la salle OPS pour voir si tout était prêt. Pas de problèmes !!
Mais on n'avait pas contrôlé la liste des invités d'honneur qui viendraient manger avec les mariés après la cérémonie. Là, les choses ne s'étaient pas passées toutes seules. C'est Jeanne-Yvonne , toujours bonne langue, qui avait dit:
- Puisque le suppléant nous a quitté sans nous aider, il n'y a pas de raison de l'inviter. Et si on n'invite pas le suppléant, même chose pour le titulaire. Là, une vieille dame d'Audierne, restée discrète jusqu'à présent avait demandé la parole:
- Il faut envoyer des invitations écrites. C'est comme çà que les choses se passent à Audierne, pour la cérémonie des voeux du nouvel an. On offre à boire avec l'argent de tous, mais pour boire un coup, si t'as pas un papier d'invitation, Bléo !! (cheveu ! on a déjà vu).
Là encore, il y avait eu des applaudissements. Après, la liste des invités s'était faite toute seule. A la salle OPS il y avait un ordinateur et une imprimante, et voilà, tout était prêt, on pouvait y aller. Ce serait dans deux jours !!
******
Et le jour J était arrivé. Dès 5 heures du matin, tout le monde était debout au foyer, tout le personnel présent, alors que c'était seulement prévu pour 11 heures. Et çà y allait: le coiffeur pour les hommes, la coiffeuse pour les dames, le fer à repasser en batterie un peu partout car la station blanchisserie du foyer n'arrivait pas à étaler. Petit à petit, on avait vu les gens descendre de leurs chambres, habillés comme il faut, avec des robes longues et tout. Là où tout le monde était resté ''sur sa bouche ouverte'', c'est quand Jeanne-Yvonne était arrivée: une longue robe verte sur elle, des talons hauts, un chapeau genre coiffe ''Capenn'' et une broche comme personne n'avait jamais vu. T'aurais vu çà: un truc grand comme un plat de la faïencerie Henriot avec dessus trois lettres: BZH, plus le sac à mains aux couleurs de l'Hermine. Et des applaudissements bien-sûr !! La famille aussi venait d'arriver: Tugdual smart avec un noeud ''pap'', Brigitte-Edwett robe longue aussi qu'on voyait même plus son bigoudi, Guiguitte ''sans frais'' parce que c'était pas son genre de faire de la toilette, et le colonel en tenue '' Marpli'j'' (s'il vous plaît), que tout le monde regardait car c'était rare de voir çà à Pont-Croix. Et voilà. Après un dernier coup de jus offert par la maison, en route pour la collégiale .
Le recteur à l'entrée ''eveljust'' (évidemment), et tout le cortège derrière pendant que les orgues jouaient plein pot un morceau que Jeanne-Yvonne avait reconnu tout de suite qu'elle disait: La marche nuptiale de Wagner. Dehors c'était silence, pas de spectateurs ni rien comme si çà n'avait intéressé personne. Bon, c'est le recteur qui avait commencé:
- que c'était un évènement, qu'on voyait pas çà tous les jours et qu'il fallait reconnaître.... Il n'avait pas dit remercier vu qu'il y avait des bolchevicks dans l'assistance et que c'était pas le jour à chercher des histoires. Mais il avait fait comme il faut, un beau discours que Guiguitte avait la larme à l'oeil et tout ! Enfin l'instant tant attendu:
- Madame tante Gaïd Logoden, voulez-vous prendre pour époux Monsieur Tonton Lom Dribiyoud ici présent
- Une toute petite voix avait répondu voui !!
- Monsieur Tonton Lom Dribiyoud, voulez-vous prendre ...
On n'avait même pas pu aller plus loin puisque on avait eu la réponse avant la fin!:
- Ah gast oui alors !
On n'avait jamais entendu une chose pareille dans les lieux, si bien que le recteur avait eu un geste de recul.......
Là tout le monde avait un peu commencé à perdre les pédales et s'il n'y avait pas eu Jeanne-Yvonne on ne sait pas trop comment les choses auraient pu finir. Avec sa petite voix de femme du Cap, elle avait commencé à chanter:
Da feiz hon tadou kozh, ni Paotred Breiz-Izel
Ni Zalho mad atao........
Kentoh ni a varvo
A la foi de nos vieux pères, nous gars de Bretagne
Nous tiendrons bon toujours.....
Plutôt nous mourrons
Et là, je te dis pas ! Tout le monde debout, en train de s'embrasser si bien qu'on avait pu considérer que le mariage était fait et qu'il ne restait plus qu'à signer le registre. La collégiale de Pont-Croix n'avait jamais entendu une telle puissance de chant, et pourtant ils chantent là-bas. Mais, on ne va pas s'étendre là-dessus bien qu'il y aurait encore à dire. Le cortège se dirigea vers la sortie , et là surprise ! La place noire de monde, une espèce d'estrade au milieu, sur laquelle un chef battait la mesure pour interpréter le ''Bro-Goz ma zadou'', la vieille terre de mes pères:
Ni Breiziz a galon kanomp hon gwir Vro...
O, Breiz, ma bro, me gar ma bro...
Nous, bretons de coeur aimons notre vrai pays....
O Bretagne, mon pays , j'aime mon pays....
Il était difficile d'évaluer le nombre de chanteurs, car il en était venu de partout, certainement à cause du téléphone breton à l'image du téléphone arabe. On avait tiré au sort pour savoir qui allait diriger cet ensemble, et le sort avait désigné un spécialiste, le chef du Choeur d'hommes de Bretagne: Mouez Paotred Breiz. Les chefs se succédaient sur l'estrade: l'ensemble choral du bout du monde, ceux de Carantec, de Lorient, l'orchestre et Choeur de Brocéliande qui avait interprété un morceau de la sublime cantate pour la paix de Job an Irien ( celui qui a écrit le cantique de saint Raymond à Audierne et que plus personne ne chante jamais) et René Abjean. Il y avait aussi des ensembles locaux: Goulien et Avel dro, Cleden et les accordéons accompagnant les voix du Van, Douarnenez avec Mouez Port Rhu et Morgan, La chorale du Porzay, les Vareuses a Dreuz etc ... On ne peut pas citer tout le monde car ce serait trop long. Et puis tout à coup, un grand silence, et une voix comme je te dis pas. Ecoute:
Ur Werzenn nevez zo savet
Treitour! a! Malloz dit'ta!
War markiz Pontkaleg eo graet.....
Une complainte nouvelle est composée
Traître (qui l'a livré), malheur à toi
Sur la mort de Pontkalleg elle est faite...
C'était Gilles Servat qui avait fait le déplacement et qui chantait la mort du marquis de Pontkalleg. Cet évènement s'était déroulé en 1720,sous la régence. Les 65 couplets de la gwerz entière sont dans le Barzaz breiz de Louis Hersart de la Villemarqué .
Puis on avait entendu tous les chantres de la Bretagne car, on l'a déjà dit, l'évènement n'était plus capiste mais breton. Il y avait Dan Ar Braz, Denez Prigent, Maxime Piolot et bien d'autres. Et là, tu me croiras pas peut-être , mais c'est le bagad de Beuzec qui avait fait son entrée sous les applaudissements et derrière, pour une fois ils avaient demandé d'être deuxième seulement, le bagad de Lann-Bihoué. Ma Doué, t'aurais vu çà. Même des Portugais, de passage sans doute, des danseurs comme c'est pas croyable. La fête des bruyères en plus grand. Même pas moyen de faire des photos tellement il y avait de monde. Heureusement, il y a les archives. Regarde !
Bon ! On arrêtera là, sauf pour dire encore une chose. Il ya avait même une délégation des Bretons de Clamart, parce que Guiguitte avait son appartement là-bas comme on a vu et que, évidemment, toute la famille faisait partie de l'association. On n'avait jamais vu tant de monde pour un mariage mais quel mariage !!
Quand les choses s'étaient un peu calmées, on avait vu le colonel s'avancer un peu vers les sonneurs, et tout le monde pensait qu'il allait faire un discours. Pas du tout. Il avait pris son portable, avait tapé un peu dessus et on avait entendu:5,4,3,2,1 Top! , comme pour un départ de fusée Ariane
Il avait sûrement appelé la salle des opérations où tout était prévu, et les cloches de la collégiale s'étaient mises en branle pour un carillon comme c'est pas possible. Et là, le bruit avait couru que c'était comme çà dans tout le Cap. Toutes les cloches des églises et des chapelles sonnaient en même temps , depuis Sant They ar Van (Saint They du Van), jusqu'à Saint Magloire de Mahalon, en passant par Notre Dame de Confort où la roue à carillons s'était mise en route toute seule. Il paraît même que les cargos qui traversaient le Raz de Sein donnaient de grands coups de sirène pour saluer l'évènement. Nos deux petits vieux ne disaient rien. Tout se passait par les mains: deux mains marquées par une vie de travail manuel dans les fermes, au lavoir ou dans les hôtels pour Tante Gaïd, par le marteau, le burin et les éclats de pierres pour Tonton Lom. Mais comme il fallait bien poursuivre la fête, les hauts-parleurs avaient fait savoir que le public pouvait se diriger vers les rives du Goyen où ils trouveraient des crêpes et de quoi manger, tout en regardant et en écoutant le spectacle. Quant à la famille, aux invités d'honneur, sans suppléant ni titulaire, ils devaient accompagner les nouveaux mariés au foyer-logement.
Tout était fin prêt. C'est Jeanne-Yvonne qui avait arrêté le menu qui n'était pas celui que l'on recommande pour le cholestérol:
Apéritif - Jambon Macédoine- Bouchées à la reine , langouste mayonnaise ou au choix coquilles saint-Jacques- rôti de veau et frites- fromages variés - et dessert: glace.
Muscadet- Vin rouge d'Anjou, cidre à volonté et même de l'eau pour les chanteurs
La glace n'était pas ce que l'on trouve aujourd'hui tout prêt, conservé au congélateur avec toutes sortes de parfums, non, non !! La bombe glacée comme autrefois, que l'on était allé chercher au dernier moment à Kerrest en Mahalon, emballée dans des torchons avec des glaçons autour. Les glaçons venaient sans doute de la glacière des marins-pêcheurs à Poulgoazec. Avant elle était à Audierne, et aujourd'hui on pourrait encore faire une photo pour vous montrer ce qu'il en reste. Et c'est pas trop beau, même dangereux si quelque chose tombe sur la route de la Pointe du Raz.. Les vieux disaient que autrefois, dans cette glacière, on brassait des pains de glace de 25 kilogs dans la chambre froide, à moins 12 degrés, sans protection aucune. Et même des gamins qu'on embauchait pendant les vacances scolaires pour broyer la glace à livrer aux marins-pêcheurs: des pains de 25 kilogs à faire basculer dans un broyeur électrique sans rembarde de sécurité ni rien. Tu te rends compte! Un gamin tombant dans le broyeur avec le pain de glace.
Mais, on ne va pas mettre la photo de la glacière en plein mariage .
Après tout çà, il y avait le café bien-sûr, et un petit coup de ''fort'' ou de ''doux'' pour bien digérer.
Et le repas avait duré jusqu'à 5 heures. Les anciens avaient mangé tranquillement, sans excès, comme pour un repas de Noël, mais quelques invités n'avaient pas donné leur part au chat . Pendant le repas, tout le monde avait poussé la chansonnette, un peu en français et surtout en breton. Jeanne-Yvonne avait fait pleurer avec:
Kousk Breiz izel Dors Bretagne
Alors que ce n'était pas encore l'heure d'aller au lit.
Les groupes de chanteurs avaient délégué leurs solistes et même quelques choristes pour honorer les anciens. On avait entendu:
En tu-all ar mor (de l'autre côté de la mer), Noz vat dousig (bonne nuit ma douce), et surtout: Bale Roue Arzhur (la marche du roi Arthur), O Keltia (O Celtie )
par Mouez Paotred Breiz, et enfin le Kénavo que tout le monde connaissait qui avait clôturé le repas. Ensuite, on s'était levé pour aller faire un tour au bord du Goyen pour voir la fête. Guiguitte n'avait pas voulu de discours, disant que tout avait été dit à la collégiale par le recteur qui était présent évidemment, assis près d'un bolchevick. A eux deux ils rebâtissaient le monde, et chose curieuse, ils semblaient d'accord sur l'essentiel. Va comprendre !! On s'était donc rendu près du Goyen, où la fête battait son plein. Tout le monde voulait prendre une photo de nos deux anciens, mais il faut bien comprendre qu'elles ne seront pas diffusées par respect de l'intimité familiale. A la tombée de la nuit le bruit avait couru qu'il y aurait un feu d'artifice. Ils étaient restés jusque là, puis, la fatigue aidant, ils avaient demandé à rentrer. On les avait accompagnés jusqu'à leur chambre, qui était la chambre de tante Gaïd, un peu aménagée par l'apport du lit de Tonton Lom. Les deux lits étaient côte à côte, n'en déplaise à certains esprits tordus qui iraient imaginer des choses. Allons donc, à leur âge, l'affection dans le regard et tout l'amour du monde transmis par les mains l'une dans l'autre leur suffisait. Et ils s'endormirent tranquillement, la main dans la main, après que Guiguitte eut vérifié que tout était en ordre.
Le lendemain matin ils s'étaient réveillés, tout étonnés de se trouver ensemble. Ils avaient passé la nuit, la main dans la main sans trop s'en rendre compte. Et désormais leur vie allait se dérouler ainsi. Le colonel avait rejoint Abidjan, Guiguitte le Bénin, dans le même avion jusqu'à Dakar, et les enfants à la FAC de Paris. La vie allait suivre son cours, tranquillement, dans la sérénité du foyer-logement. Dans la semaine, nos deux anciens ne sortaient pas trop loin, généralement autour de la fontaine de ND de Roscudon. On aurait aimé vous monter de belles images de cette fontaine que nous devons à nos amis de Pont-Croix. Il s'agit de la fontaine avant restauration. On peut y voir les ex-votos tapissant le fond de l'ouvrage qui par ailleurs a une histoire. Passons. En fait, ce sont plutôt les images qui ne passent pas . Tonton Lom savait très bien qu'il serait confronté à un petit coup de chapelet, ce qu'il acceptait sans commentaires car il se demandait pourquoi il avait droit à tant de bonheur à la fin de sa vie. Tante Gaïd se posait la même question, mais sa conclusion était différente. Elle se demandait si Tonton Lom n'avait pas raison quand il y avait des élections, de s'exprimer comme il le faisait. Finalement, cela ressemblait un peu à la conversation que le recteur avait eu à table au cours du repas de noce avec son voisin du bord opposé.
Le dimanche, nos deux anciens étaient régulièrement invités dans des familles, tellement nombreuses qu'il fallait s'inscrire pour garder son tour. On venait les chercher en voiture, et c'est ainsi qu'ils poursuivirent leur visite du Cap, la plus belle région du monde comme chacun le sait. Ils visitèrent donc:
Saint Tremeur et après Saint Tugdual à Cleden
les chapelles de Primelin: Saint Théodore et Saint Chrysante
sans oublier la superbe église d'Audierne Saint Raymond
Un peu chaque dimanche, après un bon repas, en compagnie de braves gens, c'était facile. On ne va pas mettre toutes les chapelles, toutes les fontaines, tous les calvaires, toutes les grèves, les plages, les ports, les pointes,etc...Il suffit d'aller les voir et vous verrez comme c'est beau !! ( à condition d'éviter certains endroits complètement indignes de ce récit. Imaginez certaines images ici !!). Et c'est ainsi que leur vie toute simple se déroula désormais. Les enfants venaient pour les vacances apportant tout ce que nos deux petits vieux pouvaient en attendre. Le colonel était rentré à Paris, affecté à l'état-major, en attente des étoiles de général, et Guiguitte exerçait désormais ses fonctions dans un cabinet ministériel, espérant repartir un jour. Les enfants avançaient dans les études, même Brigitte-Edwett qui semblait s'assagir dans ses tenues. Tout allait pour le mieux, et puis, un jour....
Quelques années plus tard
Ils n'étaient pas descendu pour le petit-déjeuner. Au début, personne ne s'était inquiété. Puis, on avait averti la directrice, qui était montée en compagnie d'un membre du personnel. Les portes ne sont pas fermées dans un foyer-logement, pour des raisons de sécurité très compréhensibles. Il avait suffi de tourner la poignée, et on avait vu: Deux visages sereins, reposés, tournés l'un vers l'autre, la main gauche de Tonton Lom serrant la main droite de Tante Gaïd. Ils s'étaient aimés jusqu'au bout, et le Bon Dieu ou la Providence ou le hasard, ou la chance... Chacun choisira la version correspondant à ses convictions, pour dire qu'ils étaient partis ensemble.
Il avait bien entendu fallu prévenir la famille, et tout le monde était arrivé dare dare. Il y a des problèmes à résoudre dans des cas comme celui- là. C'est pareil pour tout le monde. Tout a une fin. Mais ce que l'on n'avait pas prévu, c'est que la nouvelle s'était ébruitée très rapidement, en raison de la notoriété acquise par nos deux anciens. Tous les responsables locaux ( sauf un, vous savez lequel) avaient dit qu'il fallait marquer le coup et même aller un peu plus loin. Le problème de la dernière demeure avait dû être étudié, car il n'y avait aucune raison d'aller à Meilars où Tonton Lom n'avait que des souvenirs, et pas plus à Goulien où le cimetière avait été transféré à son nouvel emplacement. Les moyens financiers de tante Gaïd étaient, à l'époque, réservés à d'autres priorités, si bien qu'il n'y avait plus de trace des ancêtres. Toutes les communes demandaient à recevoir sur leur territoire les deux héros locaux, ce qui dérangeait un peu la famille qui aurait préféré la discrétion. Chacun avançait ses arguments: Plouhinec disait qu'ils avaient déjà un évêque grec Monseigneur Cyrille Iustiani, autrefois victime d'un naufrage, Pont-Croix se prévalait de sa position de chef-lieu de canton etc.... le colonel avait demandé à sa femme s'il pouvait donner son avis. Ecoutons le:
- Mesdames et Messieurs: si je comprends bien, tout le monde voudrait honorer les gens modestes qui sont aujourd'hui mes parents. Nous sommes très touchés, et nous ne voulons décevoir personne . Nous savons que dans certaines communes, Plouhinec ou Primelin par exemple, il y a plusieurs églises ou chapelles importantes. Je vous propose un tirage au sort à partir de la liste de tous ces édifices importants, et le sort décidera. Nous accepterons son verdict. Tout le monde avait approuvé et on était passé à l'acte. C'est ainsi que Saint Julien de Plouhinec figurait dans le chapeau de même que Saint Tugen qui, bien que n'étant pas église paroissiale, était classée monument historique que tout le monde connaissait par son appellation: la cathédrale du Cap. C'est Tugdual qui fut chargé de choisir, et devine ce qui sortit du chapeau:
Saint Tugen
La cathédrale du Cap méritait bien son nom. Même pas un petit reproche à faire pour l'environnement.( A croire que certains privilèges étaient réservés à Audierne et Esquibien).
Tout le monde sait que l'on n'a plus le droit de créer de nouveaux emplacements autour des chapelles. Saint Tugen a conservé des droits ancestraux pour ce qui existe, et justement une place était abandonnée, parce que cela arrive et que c'est comme çà. Passe-droit ou pas, tout le monde avait été d'accord pour dire qu'ils reposeraient près du calvaire
******
La période d'attente avait été organisée au foyer-logement. Tout le monde venait faire un adieu, chacun à sa façon. Les fleurs étaient réservées à la famille. On n'avait jamais vu un tel défilé. Et puis, une voiture officielle était arrivée dans la cour. Un monsieur que l'on ne connaissait pas avait demandé à être reçu. Il n'y avait aucune raison de refuser et c'est Guiguitte qui s'en chargea. Le Monsieur lui demanda si elle faisait partie des proches. Ecoutez:
- Oui, il s'agit de mon père. J'ai fait ajouter son nom à mon nom de jeune fille si c'est ce que vous voulez savoir.
- Madame, je suis ici en mission. A la demande quelqu'un qui ne souhaite pas dire son nom, nous avons fait des recherches dans les archives de la marine nationale. Ce ne fut pas facile, mais nous avons trouvé, et je suis en mesure de vous dire que les états de services de Monsieur votre père, ont fait ressortir qu'il avait sauvé plusieurs personnes lors du drame de Mers el Kébir, ce dont vous avez certainement eu connaissance. En conséquence il a été décidé, au plus haut niveau, de le décorer de la légion d'honneur
Tout le monde, même le colonel était interloqué. Guiguitte avait regardé son mari et ils s'étaient compris sans parler:
- Non Monsieur. Mon père ne parlait jamais de Mers el Kébir. Il y a quelqu'un derrière cette affaire qui arrive par hasard. Quelqu'un qui ne dit pas son nom pour pouvoir en faire état plus tard. C'est non, sans appel. Il y a déjà des légions d'honneur dans la famille, celle de mon mari qui la porte sur son uniforme. Elle vient de Sarajevo. La mienne que je ne porte pas. Elle vient d'Indonésie, lors du tsunami. Si on avait voulu faire quelque chose pour mon père, il aurait fallu lui faire la proposition quand il était vivant. Aujourd'hui, en son nom, je refuse.
- Très bien Madame. Je transmettrai. Avec mes condoléances, je vous prie de bien vouloir agréer mes hommages.
- Merci Monsieur et au revoir
Le colonel était venu embrasser Guiguitte. Sans parler, ils s'étaient compris.
Et c'est ainsi que se termina l'histoire de deux petits modestes parmi les modestes. Ils reposeraient désormais à Saint Tugen
A suivre Ma doué 3
Ma doué 2
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11 février 2015 3 11 /02 /février /2015 21:23

Ma Doué 3

 

Note de spartacus

La technique étant ce qu'elle est, on a été obligé d'abandonner le récit Ma Doué 2 avant la fin. Allez savoir pourquoi! Parce que quand c'est plein, il n' y a plus de place c'est tout. Donc, on continue.

******

Nous en étions restés à Saint-Tugen où nos anciens reposeraient donc désormais.

C'est un endroit magique, que personne ne peut ignorer. Autrefois, on l'a déjà dit, on y célébrait des pardons très fréquentés. On y venait de partout, et pour l'anecdote, sachez plusieurs choses:

- que cette chapelle fut estimée à la révolution, exactement le 19 germinal an III, par un personnage déjà cité: Joseph Guezno, notaire et frère du conventionnel Mathieu qui repose à Audierne

- que de nombreux écrits parlent de Saint-Tugen. Citons Daniel Bernard, L'Abbé Velly, le chanoine Pérennès et Hyacinthe le Carguet, sans oublier les publications des érudits locaux réunis au sein du comité de sauvegarde du patrimoine à Primelin

- Qu'il existe un trésor qui a une histoire remontant à 1793: un calice subtilisé par une femme du Cap, à la barbe des soldats chargés de diriger vers la fonderie les objets de culte récupérés à la chapelle

- que des pélerins de Plouhinec se sont noyés autrefois dans le port d'Audierne en revenant du pardon. A l'époque, il n'existait pas de pont entre Audierne et Plouhinec ( le 17 juin 1725-52 noyés)

- Que Marguerite d'Angoulême, soeur de François Ier, serait venue prier à Saint-Tugen pour demander la libération de son frère prisonnier de Charles Quint . Un texte traitant de ce sujet se trouverait à la bibliothèque nationale

- sans oublier la clé de Saint-Tugen destinée à protéger de la rage

Nos anciens étaient donc sous bonne garde:

et on allait pouvoir les laisser en paix, à condition de regarder l'épilogue.

Epilogue

 

 

Il avait neigé la veille sur le Cap, une fois n'est pas coutume, mais c'était Noël. Gwenaël émergeait de son sommeil. Il s'était couché plus tard que d'habitude, après avoir trouvé ses cadeaux au pied du sapin, et s'être arrêté devant la crêche de Noël car, pour être sûrs de ne pas se tromper, ses parents faisaient les deux.

Il sauta de son lit, et courut, pieds nus vers la chambre de ses parents en hurlant:

-Maman, je veux aller à Saint-Tugen voir Tante Gaïd et Tonton Lom

- Calme toi disait sa mère. Qu'est-ce que tu racontes ?

- A Saint-Tugen maman. Ils sont morts tous les deux.

- Allons, allons !! Nous irons cet après-midi si tu es sage, mais je crois bien que tu as rêvé un peu non ? Regarde comme c'est beau chez nous. En effet, la maison située sur la côte nord, bénéficiait d'une vue exceptionnelle, loin de ce qui n'a pas de nom, à Audierne et Esquibien . Regardez:

depuis Bremeur jusqu'à Brezellec

en passant par Louedec

 

Le soleil se levait à l'est, vers Douarnenez. On distinguait très bien la presqu'île de Crozon où se détachait Pentreiz (bonjour Pentreiz) , Telgruc, et Morgat avec le Cap de la Chèvre. plus loin ''les Tas de Pois'', la pointe Saint Mathieu et l'entrée du goulet de Brest, et dans la petite brume l'île de Molène . Par très beau temps, on apercevait l'île d'Ouessant, et la nuit, on voyait les phares. C'était magique!

Gwenaël se retourna vers sa mère et lui dit:

- Quand je serai grand, c'est ici que j'habiterai !!

 

Fin

(sous réserve d'ajout de photos)

On a tout de même oublié de vous dire que depuis cette histoire, et selon des information parues dans la presse locale des cours de breton sont donnés au foyer-logement de Pont-Croix. Curieusement, le personnel a accepté de jouer le jeu, de manière à pouvoir mieux dialoguer avec les anciens qui, sans le savoir sont devenus des pédagogues. Si d'aventure, il leur arrivait de lire cette histoire dont ils ont parfois été les acteurs involontaires, qu'ils veuillent bien accepter les remerciements de :

Spartacus,

l'esclave romain qui fut crucifié parce qu'il s'était révolté

********

 

 

 

Ma Doué 3

l

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1 février 2015 7 01 /02 /février /2015 08:43

            Audierne.Plouhinec.Cap-Sizun. Editorial 1/2015

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Les fêtes de fin d'année 2014 se sont déroulées dans le calme par rapport à ce qui a marqué le début de l'année 2015. Comme nous l'avons indiqué dans notre article précédent, nous n'avons pas souhaité commenter à chaud des évènements d'une exceptionnelle gravité: l'apparition du terrorisme en France métropolitaine. La population française vient de découvrir ce qui a marqué de nombreuses générations de soldats du contingent, dans la période allant de 1954 à 1962, en dehors de l'hexagone il est vrai.

Il faut savoir que le terrorisme est tout simplement une forme de guerre, particulièrement cruelle puisqu'elle n'épargne personne et tue des victimes absolument innocentes, qui n'ont que le tort de se trouver là, au mauvais endroit au mauvais moment, en l'occurrence l'endroit choisi par le terroriste pour frapper. Ne parlons pas des otages qui attendent une mort planifiée.  Mais qui donc est ce terroriste ??

En faisant appel à des souvenirs d'école préparatoire à la carrière de serviteur de la République, on peut citer cette prase attribuée à Mao Tse Toung :

Le guerillero vit dans la population comme le poisson vit dans l'eau .

C'est donc quelqu'un qui vit sans se faire remarquer, une sorte de Monsieur " Tout le Monde" qui sortira de l'ombre, le cas échéant sur ordre, ou éventuellement de sa propre initiative, pour passer à l'acte. Cela signifie aussi qu'il est protégé par son milieu, passivement s'il est seul, activement s'il a des complices et fait partie d'une équipe, autrement dit d'un réseau. Il s'agit tout simplement d'un ennemi de l'intérieur contrairement aux ennemis traditionnels qui se situent à l'extérieur de nos frontières . 

On dit aussi que le terrorisme est l'arme du "faible par rapport au fort". On pourrait disserter cette définition mais il y a peut-être mieux à faire.

Parlons tout d'abord du rapport des forces en présence dans ce qui vient de se passer. Du côté terroriste, 3 individus (éventuellement 4), du côté des forces de l'ordre environ 80000 intervenants. Les terroristes ont donc obtenu des résultats allant peut-être même au-delà de leurs espérances et des buts qu'ils s'étaient fixés. (Les victimes ont reçu la croix de chevalier de la légion d'honneur à titre posthume). 

Pour autant, les forces de l'ordre ont remporté la bataille puisque les insurgés ont été neutralisés. Il faut ajouter que l'intervention des forces de police et de gendarmerie était particulièrement complexe en raison de la présence d'otages qu'il faut bien entendu tenter de "récupérer" sains et saufs. Ce type de mission est donc beaucoup  plus compliqué que l'action des unités militaires en campagne, engagées dans un cas de combat traditionnel et procédant à ce qui est généralement convenu d'appeler la "réduction d'une résistance" en langage professionnel. Par ailleurs, l'action en milieu urbain est plus difficile à exécuter que l'action en rase campagne qui permet l'utilisation de moyens aériens et des tirs d'appui  par exemple. La lutte anti terrorisme est donc un problème difficile à résoudre, qui demande de gros moyens, parfois sophistiqués, des effectifs importants et même des moyens financiers qui permettent souvent d'obtenir l'essentiel:

les renseignements.

Car, la lutte antiterroriste repose avant tout sur des renseignements fiables concernant les intentions, les moyens éventuels et plus particulièrement les armes et autres engins de destruction (explosifs par exemple) ainsi que les lieux de stockage et les complicités. Le renseignement en général repose sur quelques règles et principes qui consistent à ne rien négliger dans l'observation et la recherche de détails suspects par nature. Evidemment le franchissement des frontières et certains séjours à l'étranger constituent des facteurs essentiels, mais la simple  présence d'un véhicule inconnu faisant des navettes  dans un  quartier tranquille (repérage)  peut également attirer l'attention. La coordination des différentes observations est une affaire de professionnels et de spécialistes mais chacun peut et doit participer en signalant le moindre détail suspect  aux services concernés: police et gendarmerie par exemple. Il vaut mieux déranger pour rien que de laisser passer une information banale qui pourrait en fait s'avérer non négligeable. Ces quelques remarques sont d'ordre général et s'appliquent aussi bien au banditisme qu'au trafic de drogue ou au terrorisme, bref à tout ce qui évolue en marge de la société classique. Ajoutons encore que les unités militaires disposent en interne d'un service de renseignement chargé de coopérer avec les professionnels, en fonction des circonstances car les observations doivent être analysées, regroupées et recoupées pour dégager des présomptions et le cas échéant des certitudes. La collaboration entre les services est donc essentielle pour ne rien négliger. Nous n'en dirons pas plus sur ce sujet sauf que le terrorisme choisit ses objectifs en fonction des résultats qu'il peut espérer  obtenir  pour frapper l'opinion et médiatiser l'évènement. Tous les procédés sont bons pour aboutir à des bilans horribles, sous la forme de victimes qui se décomptent en nombre de morts, de blessés, de mutilés, avec de préférence des femmes et surtout des enfants. Même les animaux ne sont pas épargnés par cette cruauté abominable qui prétend parfois se justifier en invoquant des motifs religieux. Notre histoire est riche en souvenirs des guerres de religions qui fort heureusement appartiennent au passé. Cela ne devrait plus exister, or cela perdure . Pourquoi ???  

    Les derniers évènements sont imputables et imputés à des caricatures, publiées par un hebdomadaire "Charlie Hebdo". Réaction d'une catégorie de personnes pratiquant une religion de manière que l'on peut appeler intégriste puisqu'elle considère que le pouvoir absolu appartient à la religion. La loi dictée par la religion serait donc selon eux supérieure à la loi que nous connaissons dans les pays démocratiques comme la France qui depuis 1905, met en pratique la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Ce sont les citoyens (électeurs) qui désignent les responsables politiques qui doivent faire respecter toutes les religions sans distinction selon les prescriptons de la légalité. Il n'y a pas de religion d'Etat, même si notre histoire se réfère à des racines, chrétiennes dans le cas des pays d'Europe. Rappelons à cette occasion que les religions chétiennes comptent environ 2 milliards de fidèles dans le monde, alors que l'lslam, seconde religion mondiale ne fait que 1,2 milliard dont 83% de sunnites et 16% de chites .

Les chiffres ne sont que des chiffres qui placent la religion chrétienne en tête. Pour autant cela ne lui donne aucun droit particulier par rapport aux autres religions, puisque toutes les religions se doivent le respect mutuel, tant pour les personnes que pour les biens dont les lieux de culte font partie. Tous les lieux de cultes sont donc respectables et doivent être respectés par les citoyens dignes de ce nom ce qui est loin d'être le cas. Il n'y a pas si longtemps, ici, chez nous, en Cap-Sizun, donc dans la France profonde, une de nos chapelles a été victime de ce que l'on appelle généralement un sacrilège. C'est à la chapelle Saint Pierre de Mahalon que lors d'une activité estivale, une actrice a pris la liberté de s'exposer nue sur l'autel .

Références: Télégramme de Brest du 11-1-2015

Une plainte avait été déposée contre Arts à la pointe pour une performance considérée blasphématoire ( une artiste s'était mise nue dans une église)......

On ne devrait pas être poursuivi  pour ce qui relève de la liberté d'expression

La justice n'a pas estimé devoir sanctionner ce qui pourtant avait choqué des fidèles de la religion catholique. Alors ???

On apprenait autrefois dans les écoles que:

la liberté des uns s'arrêtait là où commençait celles des autres .

Alors: où commence la liberté des autres par rapport à celle des uns ?? Les blogs konchennou, kontadennou et autres revendiquent haut, fort et clair la liberté d'expression qui leur a permis d'exister et de s'exprimer depuis l'année 2006, en fournissant les preuves de ce qu'ils publient, sans diffamation ni insultes, appliquant le principe simple de la démonstration:

Montrer pour démontrer:

exemple le Mât Fenoux à Audierne

   

 Il suffit de prouver que cette photo est un faux pour nous blâmer  et nous donner tort mais, hélas, c'est une bien triste réalité imputable à certains responsables qui se reconnaîtront. Qu'en pensent les membres de l'ex municipalité Donval ??? En conséquence, nous estimons avoir le droit de penser  que cette "simple photo" d'une "certaine gestion audiernaise" témoigne à elle seule de "certains résultats". Ceci ne justifierait donc peut-être  pas "certaines présences" sur la photo des membres d'une association (Légion d'Honneur) visitant l'Aquashow d'Audierne et publiée dans le Télégramme le 8-1-2015. Nous ne diffamons pas, nous nous exprimons à propos d'un bilan qui est loin d'être élogieux et cependant récompensé (promotion d'un Maire honoraire: Télégramme du 20-1-2015 et décoration) . Ceci n'est qu'un exemple qui pourrait être étayé par d'autres photographies, toutes aussi incontestables concernant la municipalité Coatmeur (casse de voitures) !! Sachez encore que la présidence associative exercée aujourd'hui par un(e) maire (sse) honoraire   dans le domaine patrimonial maritime devrait  permettre de mettre un terme rapidement à la situation grotesque créée au Mât Fenoux sur le front de mer audiernais. Faute de quoi, notre liberté d'expression serait renforcée et devrait donc nous permettre de persévérer dans la présentation de photos incongrues dont la responsabilité est une fois de plus "MUNICIPALE". Comme quoi, tout se tient !! Que vive la liberté d'expression !!

    Si nous avons été amenés  à citer précédemment la légion d'honneur, c'est tout simplement parce qu'il s'agit de la décoration la plus prestigieuse de France, celle que l'on décerné par exemple aux serviteurs victimes du devoir, sur leur cercueils. Nous venons de le vivre. Or le Cap-Sizun compte plusieurs légionnaires et fort heureusement pas de "cercueils en service" . Tout simplement parce qu'on peut aussi devenir légionnaire en exerçant son talent dans une mairie, fonction  qui ne semble pourtant pas particulièrement exposée aux risques, ni aux initiatives prises "au péril de la vie" !! 

Revenons au terrorisme face auquel on a déployé des soldats pour renforcer la sécurité dans le cadre du plan Vigipirate. 10000 soldats dit-on. Questions:

1- Jusqu'à quand ce déploiement ??

2- Où va t'on trouver les soldats supplémentaires indispensables pour assurer les  relèves si la situation perdure. Car, si les soldats français ne sont pas soumis au régime des 35 heures  ils doivent tout de même se reposer de temps en temps si on ne veut pas être un jour confronté à une dramatique erreur humaine dûe à la nervosité, la fatigue ou tout simplement  la routine. Les soldats ont déjà reçu des insultes. Alors ?? 

3- L'opinion publique réclame majoritairement le rétablissement du service militaire. Il aurait peut-être mieux valu ne pas le supprimer et conserver une forme plus  réduite dans la durée (6 mois par exemple) . Ceux qui exprimaient cette opinion en 1996 date de l'annonce officielle du projet étaient traités de "passéistes" qui ne comprenaient rien à l'évolution des temps. Le dernier appelé du contingent a été libéré en 2002: "La  quille" !! Donc pas de problème, on peut rétablir ce service obligatoire en vertu du "Niaka" (Il n'y a qu'à.....!!!) si répandu dans les conversations de comptoir. Sauf que :

- Que sont devenus les services de recrutement ??

- Que sont devenues les casernes ??

- Que sont devenus les centres mobilisateurs ?? etc....

L'encadrement actuel est-il formé pour encadrer des recrues du contingent ?  En effet les soldats appelés ne se commandent pas comme des professionnels. Les méthodes sont différentes.

Et tant d'autres questions.

Nous sommes prêts pour affronter un conflit extérieur avec nos avions et nos sous-marins mais le problème est différent pour un conflit intérieur dans lequel il faut assurer la sécurité de tout: Lieux de cultes, écoles, bâtiments publics, gares, points sensibles  etc.... On pourrait continuer mais cela ne fournira pas les effectifs nécessaires. Il y a donc des décisions urgentes à prendre en essayant d'imaginer ce que l'avenir pourrait nous réserver.

Si on veut retrouver la sérénité il va falloir s'habituer à :

Laisser les Chrétiens  lire respectueusement leur respectable Bible

Laisser les Musulmans lire respectueusement  leur respectable  Coran.

Laisser les Juifs lire respectueusement leur respectable Thora etc...

On ne s'attaque pas aux consciences, aux convictions profondes sans prendre de risques. Toutes les religions ont déjà eu leurs martyrs et continuent à  les honorer. Donc, respect mutuel et paix dans les lieux de culte. C'est le prix à payer pour vaincre le terrorisme qui selon certains "frappe où il veut quand il veut". Il s'agit donc d'anticiper pour trouver les parades.

*****

Revenons à notre Cap-Sizun et plus particulièrement à Plouhinec, commune dans laquelle le projet d'école DIWAN ne semble pas être particulièrement apprécié par la nouvelle municipalité. Les organisateurs du projet DIWAN souhaitaient organiser une réunion d'information dans une salle publique de la commune. Le nouveau maire, par ailleurs Président de la communauté de communes a refusé d'honorer la demande. On peut se demander si cette décision est réaliste et opportune. A titre personnel nous la condamnons en considérant que notre langue maternelle mériterait un peu plus d'égards.  D'autant qu'il s'agissait en l'occurrence d'une simple réunion d'information. Or la liberté d'informer est une cousine germaine de la liberté d'expression. Souhaitons tout de même "Bon Vent" au projet d'école DIWAN à Pont-Croix.

Un dernier mot concernant Audierne. Lors de la cérémonie des voeux le nouveau maire d'Audierne monsieur Jo Evenat a annonce ce qui suit:

"J'ai aussi proposé aux maires des communes voisines de nous grouper, de fusionner.....Des pourparlers seraient en cours". (Télégramme du 19-1-2015).

Voilà qui nous change un peu du manque d'initiative auquel certains nous avaient habitués. Nous attendrons un peu avant de juger mais c'est bon signe !!



 

   

 

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12 janvier 2015 1 12 /01 /janvier /2015 15:43

    Actualité mondiale et blog errances 

 

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Les évènements récents qui viennent de se dérouler en France métropolitaine sont comme tout le monde le sait, d'une exceptionnelle gravité. On peut s'étonner du silence observé par les blogs capistes konchennou et kontadennou. Que signifie ce silence ?? Il faut peut-être le préciser.

Lorsqu'un évènement se produit, il convient de réagir dans l'urgence ce qui est le rôle des décideurs. Il s'agit dans ce cas d'une réaction à chaud qui trouve sa place dans l'immédiat: traitement des objectifs comme cela a été  fait par le RAID et le GIGN et manifestations populaires comme les rassemblements qui ont suivi l'action terroriste.

Le rédacteur des blogs précités a choisi le silence pour ne pas s'exprimer dans un contexte émotionnel. Tous les médias (télévision, presse écrite etc...) ont traité le sujet et les citoyens ont eu le choix de leur moyen d'information. Est-ce que pour autant tout est réglé ?? Certainement pas !! Il va falloir passer au 2ème stade qui consistera à tirer les  enseignements, à froid. D'ores et déjà, certains journalistes ( par exemple Christine Clerc et Jean Guisnel sur le Télégramme de Brest) n'ont pas hésité à se projeter dans le futur en posant des questions. C'est dans cet esprit que les blogs konchennou et kontadennou s'exprimeront, donc dans le futur. Par exemple: QUID des mesures ponctuelles prises en urgence comme la participation des militaires à la sécurité du territoire avec tout ce que cela comporte.

Toutefois, nous tenons à signaler dès à présent la participation du blog de notre ami Alain qui vient de publier plusieurs articles sur son blog errances accessible par les liens ci- dessous

http://www.errances.info  

 link

 

Le webmaster des blogs konchennou et kontadennou a estimé devoir commenter 2 de ces articles dont l'un traite de la situation générale évoquée ci-dessus, et l'autre de l'école DIWAN vue de Plouhinec par le Président de la communauté de communes du Cap-Sizun.

Lecture du blog errances vivement recommandée. Bonne visite !!

 

   

 

 

 

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1 janvier 2015 4 01 /01 /janvier /2015 09:16

    Audierne-Douarnenez-Plouhinec-

Cap-Sizun-Editorial 12/2014

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Références:

Télégramme de Brest au sujet de

-1- Cap-Sizun

en dates du

a)- 1-12-2014: Abattoirs publics. Gare à la saignée

EHPAD de Cleden. Dix places en unité Alzheimer

b) 6-12-2014: Audierne. Conseil.Vote des tarifs communaux

c)- 10-12-2014.Office de tourisme .Une bonne année

d) 12-12-2014:Association d'entreprises."Un territoire d'avance"

e) 13-12-2014: Tourisme . Une grande enquête

Deux maisons et un garage cambriolés et 3 voitures volées

f) 7-12-2014: Plouhinec. Poulgoazec. Gros nettoyage du terre-plein

 

2- Douarnenez (Hôpital)

a)- 1-12-2014.Maison de santé.Remède à la désertification

b)- 13-12-2014. Hôpital. L'ARS vient acter la fin de la chirurgie

c)- 16-12-2014. Hôpital. Le comité de soutien ne désarme pas

d)- 20-12-2014. Douarnenez.Avenir de l'hôpital. Un voeu combatif du conseil municipal

e)- 21-12-2014.Défense de l'hôpital. Début 2015, ce sera chaud

3- Elections départementales

a)- 29-11-2014.Départementales.Un ticket PS Florence Crom-Gurvan Kerloch

b)- 2-12-2014- Douarnenez.Départementales.Deux tandems à droite

4- Réforme territoriale

a) 1-12-2014. Réunification. Un oui symbolique

b)-10-12-2014. Réforme territoriale. Encore raté.

c)- 19-12-2014.Conseil général du Finistère.Incertitudes en cascade

5- Armées

a)-20-12-2014. Militaires.Le droit à la parole

 

 

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Les sujets ne manquent pas en cette fin d'année, tant  ceux qui concernent la situation générale nationale et même planétaire, que ceux plus locaux qui concernent le Cap-Sizun et son voisinage immédiat. L'hôpital de Douarnenez entre autres, a fait la une de l'actualité, avec le projet de suppression de la chirurgie qui a suscité de nombreuses manifestations et prises de position des différentes municipalités et des élus locaux. 

(Cf: références 2).

L'hôpital de Douarnenez est soumis aux principes de fonctionnement définis par l'ARS (Agence régionale de santé), lesquels sont établis à partir de la politique fixée par le gouvernement. Tout le monde sait qu'il faut faire des économies, et c'est en fonction  de ce critère que la chirurgie semble condamnée dans les petits hôpitaux décentralisés comme Douarnenez qui n'est d'ailleurs pas un cas unique. Pont-L'Abbé et Concarneau villes voisines ont déjà été confrontées au problème et ont dû accepter le regroupement des actes chirurgicaux à Quimper (pour le Sud-Finistère). Comme l'ARS tient les cordons de la bourse, directement ou indirectement, on ne voit pas bien comment ce problème pourrait évoluer dans le sens généralement souhaité par la population locale et ses responsables. Pour autant, il ne faut pas baisser les bras  pour une première raison: la saturation de l'hôpital de Quimper. Le jour où la chirurgie sera fermée à Douarnenez, officiellement en raison  des manques de médecins anesthésistes, il faudra aller à Quimper pour les interventions  les plus banales, généralement traitées en "ambulatoire". Nous laissons au personnel médical le soin de donner des exemples. Il conviendrait aussi de tenir compte du rayon d'action de l'hôpital de Douarnenez , à savoir le Cap-Sizun et la presqu'île de Crozon, ainsi que de la situation péninsulaire de notre bout du monde qui n'est pas à 3 heures de TGV de Paris comme c'est le cas de Marseille. La fermeture de la chirurgie douarneniste devrait donc respecter l'intérêt des populations concernées dans un contexte général de situation défavorisée par l'éloignement des centres. (Il faut compter une heure pour faire le trajet Quimper-Pointe du Raz). Quoi qu'il en soit une décision non conforme à l'intérêt général se traduira vraisemblablement par l'expression d'un mécontentement, et ce dès mars prochain. Notons encore que l'abstention est, dans ce domaine, une forme d'expression de mécontement et d'absence d'intérêt.

C'est donc les 22 et 29 mars prochains que se dérouleront les élections départementales (Régionales peut-être en octobre). Nous connaissons déjà qelques noms de candidats: Pour la gauche Florence Crom et Gurvan Kerloch, pour la droite Didier Guillon  (associé à Jocelyne Poitevin) et Erwan Le Floch. Le canton de Pont-Croix disparait au profit du canton de Douarnenez ce qui rend difficile les pronostics. Nous attendrons  donc l'ouverture de  la campagne pour revenir sur ce sujet en essayant de déterminer certaines intentions, particulièrement dans le domaine de la participation comme nous l'avons déjà dit.  

La réforme territoriale n'a pas davantage tenu compte du souhait plusieurs fois exprimé concernant une Bretagne à 5 départements. La Loire Atlantique appartient donc aux Pays de la Loire , ce qui est contraire à notre histoire et à la géographie. L'article publié le 19-12-2014 dans le Télégramme de Brest a permis au rédacteur: Monsieur Thierry Charpentier, d'écrire:

"Vos amis, notamment Nantais, ont fait le choix de la préservation des baronnies plutôt que celui du développement régional".

Cette phrase à elle seule caractérise la situation. Le résultat ne donne pas satisfaction aux électeurs mais il a préservé des intérêts politiques et des carrières locales. Attendons encore la suite puisque ce résultat est certes légal et démocratique, même si certains députés ont préféré faire le choix de la discipline de parti, au détriment de l'opinion de leurs électeurs. Et, les électeurs ont de la mémoire. Notons en passant l'initiative d'une commune de la Loire Atlantique qui a organisé un référendum sur le sujet:

cf: référence 4 a)-

Résultat sans ambigüité: Souhait de rattachement de la Loire Atlantique à la Bretagne : OUI à 75%.

Bravo aux électeurs de Saint-Viaud en Loire Atlantique, même si ce résultat est purement symbolique.

Notons que nos responsables capistes se sont montrés très discrets à ce sujet, se contentant de voter qelques motions ici ou là. Pourtant, une initiative comme celle de Saint-Viaud aurait été "percutante" non ??  Passons !!!

Ceci nous permet de revenir sur notre Cap-Sizun qui a connu un fait divers qui serait considéré comme  banal dans d'autres régions confrontées régulièrement à la délinquence. 

cf: référence 1 e)-

Dans son édition en date du 13/12/2014, le Télégramme de Brest publie ce qui suit:

Deux maisons et un garage cambriolés et trois voitures volées.

Le garage Sergent, au lieu-dit Ty Nevez à Beuzec cap Sizun a été victime d'un cambriolage et de nombreux dégâts.....

A quelques 300 mètres de ce garage, un autre cambriolage a été commis, dans une maison individuelle......

Il apparaît donc que notre Cap-Sizun n'échappe pas à la délinquence devenue monnaie courante dans d'autres régions. Raison de plus pour prendre les précautions élémentaires qui s'imposent dans certaines circonstances.

Une bonne nouvelle tout de même: Le nettoyage du terre-plein de Poulgoazec

cf: référence 1f)

Depuis le temps que la présence de ce tas de sable défrayait la chronique, on finissait par ne plus croire à sa disparition. Combien de photos ont été prises devant cette conséquence ou résultat du désensablement de l'entrée du port d'Audierne, toujours en période électorale évidemment. Madame Donval par exemple, qui pour autant a été battue aux dernières cantonales !! Pour autant, tout n'est pas réglé car le désensablement ancienne version ne coûtait rien à la collectivité, alors que désormais les interventions auront un coût. A suivre donc !!

Tout a un coût et rien ne fonctionne gratuitement. C'est donc aussi le cas de l'abattoir de Toul-Bröen (Pont-Croix).

cf référence 1a):

Au nombre de trois dans le Finistère, les abattoirs publics sont incontournables pour nombre de petits paysans ou bouchers qui fonctionnent en circuit court. Problème : ces 3 équipements sont aujourd'hui en sursis, pour des raisons diverses. Celui de Pont-Croix, en régie directe , est en bout de course et déficitaire, et semble condamné à court terme. Celui de Lesneven... accuse un déficit structurel....Celui du Faou est vieillissant......

Voilà donc une situation nouvelle qui se profile à l'horizon avec des conséquences sur l'économie locale, tant pour le petit commerce spécialisé, que pour l'emploi. Remarquons aussi que les grandes surfaces ne sont pas concernées puisqu'elles ne sont pas utilisatrices de ce type de structures. Il faudra bien tenir compte de tous ces éléments avant de décider. Dans une région défavorisée comme le Cap-Sizun la fermeture de l'abattoir de Pont-Croix pourrait entrainer la fermeture de quelques boucheries charcuteries et voir revenir l'abattage clandestin bien connu durant la dernière guerre. A méditer donc !! 

Néanmoins, le tourisme se porte bien si l'on en croit certains articles:

cf références 1c, 1d)  et 1e)

Certaines entreprises du Cap-Sizun auraient même créé un collectif des entreprises qui a pour slogan:

Un territoire d'avance.

Bonne chance à cette nouvelle association dans laquelle on retrouve des petits commerçants et la direction du centre Leclerc local. La confrontation des points de vue pourrait apporter des idées nouvelles bénéfiques pour tous.

Reste bien-sûr le problème de l'emploi.Le tourisme ne crée que des emplois saisonniers et le principal employeur demeure la communauté de communes et ses  5 maisons de retraite du type EHPAD: Cleden-Cap-Sizun (création de 10 places en unité Alzheimer) Pont-Croix (La Fontaine et Saint Yves), Audierne et Plouhinec. Actuellement nous n'avons pas connaissance de l'existence de places disponibles dans ces différents établissements. Il y a donc des listes d'attente et les places se libèrent en fonction des circonstances. C'est ainsi dans un pays de population âgée, conséquence de l'enclavement et de l'éloignement des centres. Les choses risquent de se poursuivre pour des raisons très simples: coût des structures qu'il faudrait réaliser. Mais point n'est besoin d'espérer pour entreprendre dit-on. Nos élus ont donc du pain sur la planche et nous aurons l'occasion d'étudier les promesses et les projets avant l'échéance de mars 2015 (élections départementales).

Pour conclure cette dernière intervention de l'année 2014, on peut noter un début d'évolution dans le statut des miltaires à propos du droit à la parole. Il s'agirait si l'on en croit la presse:

"de l'élaboration d'un projet de loi accordant aux militaires français un droit d'association professionnelle excluant toutefois "tout droit syndical".

Il semble prématuré de disserter sur ce qui n'est qu'un projet. Attendons donc la suite en rappelant tout de même la différence qui existe entre la police constituée de personnels civils qui ont droit d'adhérér à un syndicat, et la gendarmerie de statut militaire dans laquelle le droit au syndicalisme n'existe pas. Vaste sujet sur lequel nous aurons l'occasion de revenir au cours de l'année 2015, après avoir souhaité à tous nos lecteurs :

une bonne et heureuse année 2015, une parfaite santé et la réalisation de tous les projets !!

Bloavez Mad à tous !!     

 

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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 00:15

 

Audierne-Douarnenez-

Cap-Sizun-Editorial 11/2014


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Références:

Télégramme de Brest en date du:

a)- 11-11-2014:

Touraine accuse la droite d'avancer des "économies de posture"

b)- 13-11-2014:

Mort de Fraisse. Une autre vérité

c)-14-11-2014:

1- Retraites. De gros retards de paiement

2- Mort de Rémi Fraisse. Cazeneuve interdit les grenades incriminées

d)-15-11-2014:

Douarnenez. Appel "urgent et vital" des médecins

e)- 18-11_2014:

 Maintien de l'ordre. Une année record

f)- 20-11-2014:

    1)-Audierne.Centre ville bloqué, c'est terminé

    2)- Terrorisme. Aspirants jihadistes: Que cache le paravent de l'Islam ? 

g)- 21-11-2014:

    1)- Réforme territoriale. Pas de droit d'option à 50%

    2)- Menace djihadiste. La France en première ligne 

    3)- Légion d'honneur. Alain Juppé parrain de Pierre Mehaignerie

h)- 22-11-2014:

Douarnenez. "Des anesthésistes ont été trouvés"

i)- 23-11-2014

Réforme territoriale. Amertume et déception

 

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Le mois qui vient de s'écouler a été marqué par les fêtes de la Toussaint et les vacances correspondantes qui permettent les regroupements familiaux autour des sépultures de disparus. Puis le 11 novembre, avec son cortège de manifestations. Désormais c'est vers les fêtes de Noël que les esprits se tournent. Pour autant, l'actualité ne fait pas relâche et plus particulièrement l'actualité internationale concernant le jihad en Irak  et en Syrie. Comme d'habitude, nous nous contenterons de citer le problème sans le développer car il s'agit d'une affaire complexe qui relève du domaine des spécialistes et des responsables. Nous dirons cependant que certaines vidéos, fort heureusement censurées à la télévision, présentent des images absolument horribles et insoutenables pour des yeux de civilisés. Et jusqu'à preuve du contraire, le Cap-Sizun est un pays de gens civilisés dans lequel nous avons droit à la liberté de pensée, d'expression  et d'appréciation.

Dont acte !!  Ce sera tout sur ce sujet !! 

*****

C'est donc à des problèmes plus terre à terre que nous allons nous intéresser comme en témoignent les articles cités ci-dessus en référence.

Parlons tout d'abord des évènements qui se sont déroulés dans le département du Tarn, sur le site contesté du barrage de Sivens. [cf: références b), c2) e) ].

 Un manifestant est décédé, victime d'une grenade dite OF (offensive) utilisée par le détachement de gendarmerie chargé du maintien de l'ordre. Ceci a provoqué de nombreuses manifestations et même entraîné des décisions au niveau gouvernemental. Désormais, l'utilisation de ces grenades est interdite en maintien de l'ordre, par décision du Ministre de l'intérieur. Certes la mort d'un manifestant est un évènement regrettable, mais il faut tout de même ajouter que les fonctionnaires chargés du maintien de l'ordre courrent également des risques qui pourraient se traduire un jour par "un mort en service commandé". Cette fois-ci, la victime est un manifestant. Demain l'inverse est possible, tant que les manifestants utiliseront sans restriction des engins dangereux comme les coktails "Molotov". Les grenades OF font partie des munitions militaires. Elles ne sont pas faites pour tuer mais seulement pour neutraliser par effet de souffle, contrairement à leurs "consoeurs" dites défensives qui projettent des éclats. Les coktails "Molotov", inventés par les partisans soviétiques, peuvent incendier un véhicule et même un engin blindé. A fortiori, ils peuvent mettre le feu aux vêtements et occasionner le  décès d'un "brûlé vif " . Il paraîtrait donc logique d'interdire et de réprimer sévèrement l'utilisation de ces engins dangereux puisque la mort d'un fonctionnaire ou la mort  d'un manifestant se situent sur un pied d'égalité. Donnant, donnant, pour éviter des morts inutiles !! Le maintien de l'ordre se fait sur décision du pouvoir politique légitimement élu par une majorité d'électeurs. Les fonctionnaires chargés du maintien de l'ordre ne sont donc  que les serviteurs de ce pouvoir, quelle que soit sa couleur politique.

Donc, ni droite ni gauche, mais démocratie !! Le Cap-Sizun a vécu en d'autres temps, un cas concret de maintien de l'ordre, lors des évènements de Plogoff . Nous avons déjà publié une étude complète de ces évènements à laquelle on peut se référer par le lien suivant:   

Ma Bro ar C'hap suite 17  

 

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Dans un autre domaine, autre problème, le retard contaté au paiement des retraites. [cf: référence c1)]. 

La retraite est l'aboutissement d'une vie professionnelle:

Cette année, 37000 Bretons vont faire valoir leurs droits à retraite.....Le 1er août dernier , Chantal, une Brestoise, a fait valoir ses droits à la retraite après de longues années de travail. Jusqu'à hier, en tant qu'ancienne fonctionnaire territoriale , elle n'avait pas touché un  centime de la CARSAT.....On m'a proposé des bons alimentaires....etc .....

Par définition, un retraité ne travaille plus et par conséquent ne perçoit plus de salaire.

Question: on fait comment quand on n'a pas d'économies, donc  plus rien pour assurer le quotidien ??? Il conviendrait de trouver rapidement une solution à ce problème

En ce qui concerne l'hôpital de Douarnenez, on peut aussi se poser des questions. Il s'agit comme nous l'avons déjà dit d'un problème d'anesthésistes qui compromet la pérennité du bloc opératoire. Ceci a déclenché un appel

Urgent et vital

des médecins [cf référence  d)]. Or, si l'on en croit la presse du 22-11-2014 [cf référence h)], des anesthésistes ont été trouvés:

Les médecins affirment de leur côté que des anesthésistes ont été trouvés . Un depuis plusieurs mois et d'autres depuis cette semaine......Mais leurs directeurs et l'agence régionale de santé resteraient muets face à leurs propositions.....

Disons plus concrètement que plus personne n'y comprend rien et que les administrés qui sont des clients potentiels de ces  structures de santé ont légitimement le droit de se demander

à quelle sauce ils vont être soignés ???

Cette question prioritaire s'ajoute à la loi concernant la réforme territoriale qui vient d'être définitivement adoptée.

Réforme territoriale: Amertume et déception

Titre le Télégramme de Brest en date du 23-11-2014 en se référant au député de Quimper, Monsieur Urvoas, autrefois pressenti ministrable, et dernièrement chargé du dossier. La Bretagne restera donc dans son état actuel, c'est à dire  une région composée de 4 départements. Adieu la Loire Atlantique et le château d'Anne de Bretagne qui, contrairement à notre histoire, ne se rattachent plus désormais à l'entité bretonne. Ceci risque de se traduire par des mécontentements exprimés dans les urnes lors des prochains scrutins. Or, l'année à venir (2015), donc  à très court terme, sera une année électorale. Quelques sortants pourraient bien regretter cette décision politique qui risque de les sanctionner. Nous serons fixés sans tarder.

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La ville d'Audierne vient de traverser une période difficile en raison des travaux qui ont provoqué la fermeture temporaire du quai Anatole France. Actuellement, la circulation retrouve une situation normale ce qui est essentiel à l'approche des fêtes de Noël. Il semblerait tout de même que la clientèle avait quelque peu déserté le centre ville durant ces travaux qui ont fait ressortir la fragilité de notre système économique. La municipalité actuelle va enfin pouvoir mettre en place les nouvelles modalités  qu'elle envisage, tant pour la circulation que pour le stationnement, avant la saison touristique de 2015. Tout le monde sait que le plan de circulation mis en place par la municipalité sortante est inadapté. Nous nous sommes déjà suffisamment exprimés sur ce sujet. Place aux initiatives, bonnes initiatives évidemment.

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Et pour terminer un petit mot à propos de la Légion d'Honneur [cf: référence g3)]. Monsieur Alain Juppé, ancien Premier Ministre comme tout le monde le sait, vient de parrainer Monsieur Pierre Méhaignerie en lui remettant les insignes de chevalier de la légion d'honneur. Monsieur Méhaignerie a de beaux et respectables états de services ainsi que de belles références, à savoir:

10 fois élu député

4 fois ministre

Conseiller régional et général

Président du département d'Ille et Vilaine......

Ces références sont à comparer à d'autres références audiernaises, donc plus locales, qui ont valu l'attribution de la plus haute décoration nationale à Madame Donval (1 mandat de maire) ou Monsieur Coatmeur (2 mandats de maire).

Nous adressons nos respectueuses félicitations à Monsieur Méhaignerie.

 

 

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    Ci-dessus: Héritage Coatmeur-Donval, 2 maires audiernais,

un de droite qui a "laissé faire", l'autre de gauche qui n'a "rien fait",

tous deux décorés de  la légion d'honneur. N'oublions pas cependant les

heureuses initiatives de Madame Donval !!

 

 

 

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Dernière heure:

Départementales: Un ticket PS Florence Crom-Gurvan Kerloch (Télégramme du 29-11-2014)

Réforme territoriale: Réaction des Bonnets rouges et de Joël Martin aux propos de Madame  Le Loch députée PS de la 7ème circonscription. (Télégramme du 28-11-2014)

Nous aurons l'occasion d'en reparler

 

 

 

 

 

 

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1 novembre 2014 6 01 /11 /novembre /2014 00:13

Audierne-Esquibien-Douarnenez

Cap-Sizun-Editorial 10/2014

 

 

 

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Références: Télégramme de Brest en date du:

1a): 16-10-2014: Armées. Une cure d'amaigrissement en 2015

1b)- Esquibien: Maison médicale suite (attendre que l'on soit un désert médical ?) 

2): 17-10-2014: Déserts médicaux. Le remède breton

3a): 20-10-2014: Beuzec-Cap-Sizun. Jean Pichon honoré

3b): Audierne. Circulation pendant les travaux

3c): Douarnenez. "Je ne sais pas où va l'hôpital"

d)-21-10-2014. Décentralisation. Le casse-tête de la réforme

 

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L'approche  des fêtes de la Toussaint a mis un terme à la saison estivale bien qu'une météo particulièrement clémente ait offert aux derniers visiteurs une vision magnifique de nos paysages exceptionnels. Surprenante Bretagne qui étonne, qui parfois même crée l'extase et génère des souvenirs incomparables. Malheureusement, la vie économique n'est pas en rapport, situation imputable à la géographie peut-être, mais aussi à la conjoncture plus que morose tant en France que dans le monde. L'actualité est donc toujours matière à réflexion car elle n'épargne personne , pas même les plus hautes instances.

C'est ainsi que le budget des Armées [(cf: référence 1a] est mis à contribution par la suppression de 7500 postes en 2015, dont 700 dans la marine. Un régiment d'artillerie stationné en Champagne disparait du tableau des effectifs ainsi que l'hôpital du Val de Grâce, fleuron du service de santé de l'armée de terre . Ces restrictions vont avoir des conséquences sur l'emploi en Cap-Sizun qui en raison de sa situation péninsulaire  et de son éloignement des centres économiques était traditionnellement pourvoyeur  en serviteurs militaires. Le Val de Grâce avait le mérite d'offrir aux blessés  graves en service, les meilleures techniques médicales pour effectuer les "réparations". Il faut cependant faire confiance au service de santé des Armées qui saura montrer ses qualités d'adaptation face à cette situation nouvelle.

La santé justement fait parler d'elle en ce moment [cf) références 1b, référence 2) et 3c)]. Nous avons déjà disserté sur le projet de maison médicale à Esquibien qui a amené Monsieur Mével leader de l'opposition municipale à s'exprimer:

    Lien: 

Audierne.Esquibien.Plouhinec.Cap-Sizun.Editorial 9/2014  

Cette fois c'est un conseiller municipal Monsieur Daniel qui prend position et donne son point de vue [(cf:référence 1b)].  Notons tout de même que Monsieur Daniel a exercé des fonctions directoriales dans l'administration hospitalière (Hôpital de Douarnenez) ce qui lui donne une certaine crédibilité. Nous n'en dirons pas plus sur ce sujet pour ne pas alimenter la polémique qui nous ferait revenir à l'échange musclé d'idées comme pendant la campagne des municipales. 

L'hôpital de Douarnenez est également sur la sellette. Un nouveau problème est posé par les médecins anesthésistes qui, semble -t'il, refusent catégoriquement de venir à l'hôpital Michel Mazéas pour effectuer les anesthésies:

"Ce sont eux qui décident de l'avenir de l'hôpital de Douarnenez,

moi je ne sais pas où il va "

ajoute Philippe Paul  (maire de DZ).

Il est évident que sans anesthésies, le bloc chirurgical est condamné. Sa disparition serait pénalisante pour toute la région douarneniste, le Cap-Sizun et la presqu'île de Crozon. En fait c'est toute la sécurité sanitaire de notre région qui pose problème, bien qu'il y ait tout de même 10206 médecins en Bretagne (cf: référence 2).

Il faut pourtant savoir qu'il vaut mieux ne pas tomber malade un dimanche dans le Cap-Sizun lorsque le médecin de garde se trouve en dehors des frontières du canton. On pourrait citer des cas concrets, mais il vaut mieux attendre la suite car , là encore la polémique ne règlerait rien !!!

Changeons de sujet. Dans notre dernier article nous avons salué l'ancien maire de Plouhinec Henri Cogan, nommé maire honoraire. Jean Pichon, ex-maire de Beuzec vient également d'être honoré en présence de l'ex-députée Madame Tanguy . Jean Pichon a été maire pendant 19 ans et élu pendant 37 ans. Bonne occasion pour rappeler certaines décorations de la légion d'honneur dont celle de Madame Donval ex-maire d'Audierne durant un mandat unique. Mais Jean Pichon doit bien s'en "foutre", lui qui a le bon sens des terriens puisque Madame Tanguy  a déclaré à son sujet:

" Lorsque j'étais députée, Jean était ma référence du monde agricole. C'est lui qui m'a tout appris sur ce milieu ".

Belles paroles, mais c'est le maire d'Audierne (Monsieur Coatmeur) qui a eu la légion d'honneur lorsque Madame Tanguy était députée. Alors ????

Un dernier mot à propos de la décentralisation [(cf référence d)] . Monsieur Romain Pasquier, directeur de recherche au CNRS à Rennes a tenu une conférence à Quimper sur ce sujet. Ecoutons le:

Il convient d'urgence de replacer la politique au bon endroit avec des compétences accrues....Cela implique de changer d'échelle, à savoir abandonner nos 36.700 communes ( dont 75% ont moins de 1000 habitants) , ainsi que les départements à remplacer respectivement par des intercommunalités profondément remaniées dans leurs structures et des pays au nombre de 26 au sein de la Bretagne historique. A l'état central ses missions régaliennes de défense, sécurité intérieure et solidarité nationale.

C'est exactement le point de vue défendu par un Capiste de base qui n'a pas obtenu la légion d'honneur dans une fonction municipale politisée, et qui, par l'intermédiaire des blogs konchennou, kontadennou, legoyenducap et autre yannfanch sur cap-sizun images a toujours tenté de  défendre depuis l'année 2006 , ce qu'il estimait être le bon sens indispensable au règlement  des problèmes d'avenir de la région. Natif du Cap-Sizun vers lequel il est revenu après un périple hexagonal et même un peu plus, il persiste et signe pour tenter de sauvegarder ce qui peut encore l'être dans notre situation politico-économique pour stopper le déclin dû au vieillissement et à la routine .

Les élus locaux ont été élus pour étudier les problèmes et proposer des solutions et non pour déplorer des situations en se contentant de les regarder comme ce fut le cas à Audierne de 2008 à 2014 avec Madame Donval. Sans oublier les situations qui se sont créées ou aggravées durant sa mandature donc sous son règne et sous sa responsabilité.

 

  pic_0894.jpg 

Alors Mesdames et Messieurs les décorés d'hier et ceux qui le seront demain, qu'attendez-vous pour passer à l'acte et montrer ce que vous savez faire. C'est au pied du mur que l'on juge le maçon !!  Vous savez ce qu'il faut faire et vous avez le pouvoir de le faire, plus encore  si vous exercez   des responsabilités extra -municipales, tant à la communauté de communes qu'au département. Il ne s'agit pas ici de polémiquer mais de poser des questions qui mériteraient une réponse. Anticiper en somme !! Alors  ????

A bientôt le plaisir de vous lire. Merci d'avance !!!!
 

 

     

 

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3 octobre 2014 5 03 /10 /octobre /2014 10:23

Audierne.Cap-Sizun.Politique locale

Références:

Le Télégramme de Brest en date du

a)- 29-09-2014:

1-Politique communautaire .La mutualisation en débat

2-Maison médicale:Didier Guillon répond

b)-29-09-2014

1-Audierne.Conseil. De vives discussions

2-Les intérêts d'Audierne.info en question

c)- 30-09-2014

1- Audierne.Conseil municipal.La période des travaux

2- Magazine municipal d'Audierne 2014

 

 

 

*****

La saison touristique est pratiquement terminée puisque nous sommes en octobre 2014, donc à un mois des fêtes de la Toussaint. Ceci a permis à différentes instances de se réunir pour commencer à traiter les problèmes faisant suite aux élections municipales qui ont vu la mise en place de nouvelles équipes. C'est le cas de la communauté de communes du Cap-Sizun et de la municipalité  d'Audierne citées en référence ci-dessus. Commençons donc par la communauté de communes:

[cf) référence a)1]

La voie semble étroite entre la nécessité de solidarité intercommunale et l'autonomie de chaque commune......Les conseillers communautaires ont voté la création d'un comité de pilotage "mutualisation des services".....En matière de mutualisation on ne peut pas s'arrêter qu'aux travaux estime Gurvan Kerloc'h.....pour Nadine Kersaudy de Cleden-Cap-Sizun "les transferts de compétences sont un risque de voir, à terme la suppression de communes".....

Voilà, tout est dit ou presque. Concrètement, disons que on n'est pas contre mais que on n'est pas non plus tout à fait pour. En clair, il faudrait conserver "le beurre et l'argent du beurre" avec pourquoi pas "la crémière par dessus le marché". Soyons sérieux. Le système actuel est pratiquement en situation de faillite. Faute de subventions les communes ne seront pas, à l'avenir, en mesure d'assumer le financement de leurs projets. Il faut donc impérativement revoir le "millefeuilles administratif" pour faire des économies. Actuellement on ne sait pas trop où on va puisque la région Bretagne par exemple compte 4 ou 5 départements ??? Qui a la réponse ???? La disparition des départements a été envisagée, mais pour l'instant la situation n'a pas changé. Quant au Sénat que le Général de Gaulle jugeait inutile, il est toujours là et vient d'être renouvelé. Conclusion, où pourra t'on faire des économies. Il est évident que notre découpage communal (36000 communes) est issu du système paroissial. En Cap-Sizun, chaque commune a son église, donc son clocher et ses traditions renforcées par les habitudes. Us et coutumes selon la définition des mots croisés. Pire, nos plages se partagent souvent entre 2 communes. Exemples: "Audierne-Esquibien" , "Primelin-Esquibien", "Plogoff-Primelin", "Cleden-Plogoff" , soit 4 exemples sur 11 communes continentales. Or, qu'est ce qui sépare Audierne d'Esquibien par exemple ?? Un modeste ruisseau parfois à sec qui aboutit à la plage pour en faire 2 parties. Est-ce qu'une seule équipe municipale ne suffirait pas pour administrer Audierne+ Esquibien ??? Ce n'est qu'un exemple qui, s'il se réalisait entrainerait évidemment la suppression d'une municipalité et les économies correspondantes. On pourrait faire le même raisonnement à propos de Audierne-Plouhinec qui se partagent le port. Audierne est condamné à "végéter" avec ses 294 hectares qui lui interdisent tout développement. Or certaines erreurs comme l'attribution du domaine maritime à l'aquarium par la municipalité Coatmeur affichent aujourd'hui leurs conséquences. Les élus communautaires sont donc au pied du mur et il leur faudra trouver des solutions. La mutualisation des moyens est un bon début mais cela ne suffira pas. Monsieur Kerloc'h a raison mais cette remarque  n'annule pas les responsabilités de son équipe qui constituait la municipalité sortante d 'Audierne, en matière d'héritage. 

 

L'héritage justement, il faut en parler puisqu'il a fait l'objet de "vives discussions" lors du dernier conseil municipal d'Audierne.

C'est la salle multifonctions qui a défrayé la chronique par une discussion entre deux protagonistes: Monsieur Evenat maire et Monsieur Kerloc'h leader de l'opposition. Le maire annonce que, peut-être,

la salle multifonction changerait de destination.

Evidemment cela remettrait en cause le choix de la municipalité Donval. Nous nous sommes déjà exprimés à ce sujet en considérant qu'il s'agit d'un gouffre financier. Les chiffres le confirment:

Achat du bâtiment: 350.000€

Travaux: 1,5 M€

Investissements à prévoir: 1000 Euros par mètre carré concernant 300 mètres carrés répartis sur 3 niveaux.Il n'est pas difficile de calculer le prix de revient, chiffre exhorbitant pour une commune comme Audierne qui a bien d'autres problèmes à résoudre compte tenu de l'héritage. (Il aurait sans doute été plus sage d'attribuer ce bâtiment au musée maritime avant travaux. Hélas !!).  

Rappelons nous les photos déjà publiées. Et il y en a d'autres !!! L'environnement par exemple, complètement laissé de côté par les sortants socialistes, ce qui permet à l'actuel maire d'Audierne d'écrire dans le bulletin municipal:

[cf: référence c)2]

Nous avons également rencontré les différents propriétaires de l'école d'apprentissage maritime (EAM), de la clinique du Cap, de l'école Sainte Anne et des différentes ruines de notre ville. Nous avons invité sans tarder plusieurs promoteurs afin d'élaborer des projets pour donner à notre ville un cadre où il fait bon vivre .....

 

C'est un début et ce n'est qu'un début. En effet, il va bien falloir traiter par exemple le problème "clinique du Cap" qui défraie la chronique depuis plus de 40 ans. Actuellement cette propriété sert de terrain d'entrainement aux pompiers pour traiter les situations difficiles. Or, cette ex-clinique a un ou une propriétaire puisqu'elle a fait l'objet d'un permis de construire pour des appartements au temps de la municipalité Coatmeur. La municipalité Donval n'a pas daigné s'y intéresser. il faut donc abattre les cartes (en attendant d'abattre les murs) en prenant les dispositions administratives traitant de  l'état d'abandon accompagné des arrêtés de péril. Lorsque les responsabilités de chacun seront bien déterminées, il se passera certainement quelque chose aux différents niveaux de l'administration. Actuellement, il semblerait que personne ne soit responsable. Donc, RAS !! Quoi qu'il en soit, ce sont six années qui ont été  perdues pour Audierne pendant la mandature Donval. Mais il y a des choses plus simples à résoudre, comme la présence d'une casse de voitures totalement illégale dans la rue René Autret. Cette casse avait disparu au temps de la municipalité Normant. Elle s'est ressucitée durant le règne Coatmeur et depuis...RAS.

Il y a deux hypothèses: la première c'est que le terrain concerné a un propriétaire qui acquitte les impôts locaux concernant sa propriété. Dans ce cas, il doit respecter la légalité et être mis en demeure d'entretenir le cas échéant. Deuxième hypothèse: pas de propriétaire connu. Dans ce cas, la commune doit se substituer au propriétaire défaillant ou inexistant et faire procéder au nettoyage des lieux. Nous invoquons sans arrêt l'héritage, nous  sommes en pleine situation de  succession.   

     PHTO0001-copie-2.jpg

  C'est à Audierne de régler le problème avec l'aide éventuelle de la hiérarchie administrative. Et le travail ne manque pas !! 

A propos du site internet "Audierne.info" créé en 1995 par le maire actuel (webcams), l'opposition a souhaité par la voix de Monsieur Gurvan Kerloc'h, avoir quelques précisions:

Nous souhaitons avoir des précisions sur le lien existant entre la ville d'Audierne et le site commercial "Audierne.info" avec accès aux webcams qui fait état d'un partenariat dont nous souhaiterions connaître le contenu ....Votre double casquette de maire d'Audierne et de webmaster de ce site constitue un risque de conflit d'intérêt......le maire lui a répondu:"J'ai créé le site Audierne.info en 1995, sur l'histoire d'Audierne puis toutes les communes du Cap-Sizun. On peut y trouver les webcams que j'ai pu installer avec un accord verbal des municipalités (Audierne et Esquibien) sans modalités financières.....

Nous voici à nouveau en pleine polémique. C'est l'opposition  qui ouvre le feu !!! Mais, jusqu'à preuve du contraire, le simple électeur moyen a le droit d'avoir aussi sa propre opinion, surtout s'il lui est arrivé de consulter le site en question, dont il a pu apprécier la qualité. Tout ce qui travaille pour Audierne est bon à prendre, et tout ce qui travaille contre Audierne doit être combattu. Ceci permet à un électeur de base de poser une question:

Où en sommes nous dans la restauration du Mât Fenoux ?? Madame Donval ex-maire d'Audierne est aujourd'hui présidente d'une association de défense du patrimoine maritime. C'est elle qui a créé la situation actuelle de ce Mât Fenoux. Qu'attend l'opposition municipale d'Audierne qui représente l'ex-municipalité Donval pour accélérer les choses en trouvant les finances nécessaires pour restaurer cette "verrue" audiernaise située sur le front de mer ??

Il faudrait d'abord agir avant de polémiquer non ??  

   

  Dans un domaine totalement différent, la mise en place de "radars-espions" a permis d'enregistrer la vitesse des véhicules:

71 kms/heure au lieu de 30 et 102/kms/heure au lieu de 50. C'est impressionnant.

"Il y a trop d'incivilité dans les rues d'Audierne" a indiqué le maire. La municipalité envisage l'achat de 2 radars pour un montant de 5.596 €. Ces derniers seront régulièrement déplacés sur la commune.

Très bien mais question: Cela suffira-t'il pour discipliner les excès de vitesse ?? Actuellement, il faut être en bonne condition physique pour traverser à pied la rue du 14 juillet, au pas de course entre 2 passages de véhicules. Il n'y a pas suffisamment de passages protégés certains étant espacés de 500 mètres. Evidemment, la municipalité Donval n'a rien fait à ce sujet. Conclusion: tout reste à faire et sans polémiquer. L'action d'abord pour obtenir des résultats. La polémique ensuite, éventuellement.

Le cimetière de Kermabon fait également partie des problèmes à résoudre. Les dernières tempêtes ont fait des dégâts. Tout comme le rond-point du magasin LIDL. On verra bien ce qu'il apportera au secteur de Kerivoas. Ne revenons pas sur le projet de maison médicale à Esquibien. Tout a été déjà dit et qui vivra verra.

On peut donc constater que nos nouveaux élus ont du pain sur la planche. Pour l'instant nous nous contentons d'observer et d'enregistrer les résultats quand ils existent. Répétons que nous avons laissé à la municipalité précédente un délai de 500 jours avant de dénoncer ses carences qui aujourd'hui sont toujours présentes. Nous observerons la même attitude vis à vis de la nouvelle municipalité. Nous savons que le maire est présent dans sa mairie tous les matins. Voilà qui nous change de ses prédécesseurs qui n'étaient même pas là pour légaliser une signature en urgence par exemple. N'oublions pas le pont de 5 jours avec fermeture de la mairie en mai 2013 etc...Il va bien falloir tourner cette page de 6 années de résultats négatifs, pour la remplacer par du concret et du positif. C'est ce que les audiernais attendent de leur nouvelle municipalité à laquelle nous souhaitons bon courage.  

 

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2 octobre 2014 4 02 /10 /octobre /2014 09:31

Audierne.Cap-Sizun. Le vieux soldat

 

C'est par l'intermédiaire d'une audiernaise de souche exilée en région parisienne que nous avons eu connaissance d'une très jolie chanson qui, par certains côtés a des rapports avec l'actualité. Nous avons donc décidé de la publier, et tenons à remercier notre amie Anne (nom d'emprunt) pour sa fidélité et son attachement à notre beau pays du bout du monde. Merci Anne. Nous vous embrassons avec toute notre amitié en partageant ce beau poème de JP Mefret avec tous les vieux soldats.

Video consultable sur youtube:

www.youtube.com/embed/shBxm5x6QTs

 

    audierne-7-02-05_052.jpg 

 

******

Le vieux soldat 

 

Dans ses yeux, il y a de la souffrance,
ça ne se voit pas.
Dans son coeur, il y a de la vaillance,
ça ne s'entend pas.
Ses bras ont perdu leur puissance,
mais il est toujours là,
prêt à se lever pour la France,
le vieux soldat.

Derrière lui, il y a une existence,
que je n'te raconte pas.
ça commence dans la Résistance,
c'est loin déjà.
Il sortait à peine de l'enfance,
en ce temps là,
quand les nazis crevaient la France,
et c'est pour ça

REFRAIN
Ca lui fait mal, toutes ces insultes,
cracher sur la France que l'on traite de pute.
Ca lui fait mal, le drapeau brûlé, le drapeau souillé
la mémoire tachée.

Ca lui fait mal, il l'a mauvaise,
lorsque l'on siffle la Marseillaise
Ca lui fait mal, voir son pays livré au mépris,
il en est meurtri.
Le respect, il veut du respect,
juste du respect, le respect.


Les symboles ont de l'importance,
pour cet homme là.
La vision de toutes les offenses,
Fait du dégât.
Il faut dire que ça n'arrive qu'en France,
Toutes ces souffrances, là.
Il vient défier l'irrévérence,
le vieux soldat .

 

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1 octobre 2014 3 01 /10 /octobre /2014 00:00

    Audierne.Esquibien.Plouhinec.

Cap-Sizun.Editorial 9/2014

pic_0010.jpg

 

Références:

Télégramme de Brest en date du:

1-Audierne:

a)- 25-8-2014.Travaux. Réhabilitation et assainissement à Audierne

b)- 11-09-2014: Audierne: Port. Le chenal de bataille

c)-13-09-2014: Centre ville d'Audierne.Les commerçants inquiets

d)- 17-09-2014: Travaux en centre ville.Réunion lundi

2-Esquibien:

a)- 23-8-2014: Lezongar. "J'ai vu ça avec mes yeux d'enfant"

b)- 5-09-2014: Conseil. Eau, canot, hameau....

c)- 15-09-2014: Maison médicale d'Esquibien. Le docteur Viala s'explique

d)- 19-09-2014: Libération de Lezongar. Soixante-dix ans déjà

3-Plouhinec

a)- 17-09-2014. Circulation; Changement à Poulgoazec

b)-25-09-2014. Henri Cogan devient "maire honoraire"

4- Actualités:

a)- 30-08-2014: Jihad. Dérive d'une jeune Quimpéroise

b)- 12-09-2014: Jihad. L'antiterrorisme sur les dents

c)- 19-09-2014: Pointe du Raz.Une fréquentation en hausse

5- Divers:

a)- 24-08-2014: phares. Un patrimoine enfin protégé

b)- 5-09-2014: Bretagne ferroviaire. Le débat ouvert

c)- 8-09-2014: Au secours tante Yvonne

d)- 13-09-2014: Vous avez lu le livre de Mme Trivénère

******

 

Les vacances sont à peine terminées que déjà l'actualité tant mondiale que nationale et même locale ne manque pas de sujets parfois plus brûlants les uns que les autres. Comme d'habitude, nous privilégierons l'actualité locale, laissant à nos lecteurs le soin de se référer aux journalistes professionnels pour se faire leur propre idée sur les autres sujets. Nous évoquerons tout de même brièvement  la situation internationale et son aspect parfois explosif (Jihad) ainsi que la situation nationale créée  par la démission du gouvernement et la question de confiance qui accompagne la nouvelle équipe dirigeante. Quant aux résultats du référendum en Ecosse au sujet de l'indépendance nous n'en parlerons pas laissant à ceux qui comparent la situation écossaise à celle de la Bretagne leur propre responsabilité.

Un mot donc à propos du Jihad puisque la France est intervenue en Irak en utilisant des moyens aériens sans engagement de troupes au sol. Nous avons déjà dit, à plusieurs reprises que la politique de défense fait partie des attributions du Président de la République. Il s'agit donc d'un domaine réservé et les forces militaires sont tenues d'obéir au chef des Armées, quelles que soient ou puissent être par ailleurs leurs sentiments personnels. Disons tout de même que ceux qui, en d'autres lieux et d'autres temps ont eu l'occasion de participer à la lutte antiterroriste, sont en mesure, mieux que d'autres d'évaluer la situation internationale et les problèmes qui pourraient en découler.

"L'antiterrorisme sur les dents" 

Référence les articles 4a) et 4b) cités ci-dessus que nous ne pouvons ignorer étant donné l'implication d'une jeune quimpéroise dans cette actualité. Il s'agit donc d'une situation complexe, tant à l'extérieur puisqu'il n'y a pas d'engagement de troupes au sol (en Irak), qu'à l'intérieur puisque de jeunes adolescents se laissent de plus en plus entraîner dans  l'aventure du terrorisme sans en mesurer les conséquences. 

La prise d'otages et ses conséquences souvent dramatiques font partie des méthodes terroristes. On dit que le terrorisme est un combat mené par des "faibles" contre des "forts". C'est un peu simpliste mais cela explique tout de même sans le justifer l'emploi de  certaines méthodes et procédés  destinés à frapper l'opinion et même lui faire peur. La recherche de l'horreur et de la bestialité fait partie de ce programme inconcevable dans  une société civilisée. La médiatisation permet de se faire connaître en diffusant des images cruelles et insoutenables . Ceux qui ont vu la dernière vidéo  odieuse et inhumaine, n'en disconviendrons pas (références de la vidéo non diffusées par décence et pudeur). Il faut être "blindé" pour la regarder. De quoi vomir devant tant de  bestialité. Comment peut-on filmer et diffuser les derniers moments de vie de celui que le sort a choisi pour mourir sous le couteau du bourreau, alors que la peine de mort est supprimée chez nous ? Nous n'en dirons pas plus sur ce sujet que nous qualifierons cependant de prioritaire !!  Par comparaison avec d'autres évènements antérieurs, disons que les troupes au sol, quand elles existaient en quantité suffisante, étaient  présentes sur le terrain, l'occupaient, et y faisaient  régner une certaine insécurité.  Les  commandos de chasse, les harkas et même les soldats du contingent (Jusqu'à 500.000 hommes sur le terrain) quadrillaient le terrain jour et nuit, et l'insécurité changeait de camp !!!! 

Oui mais, on a supprimé le service militaire. Alors ????? Solution ???

On peut aussi se rappeler que la division aéroportée U.S qui nous a succédé au Vietnam n'a pas gagné la guerre d'Extrême Orient. Conclusion....??????

    Dans un domaine totalement différent, un mot sur un livre qui vient de paraître et qui s'intitule "Merci pour ce moment ". Ce livre est écrit par une ex-première dame de France: Madame Valérie Trierweiler. Nous nous contenterons de rappeler ici ce qui a été écrit à ce sujet par Madame Christine Clerc le 8-09-2014 :

"Au secours tante Yvonne"

[(cf: référence 5c)]

A la mort de de Gaulle sa femme Yvonne brûle ses vêtements.......Par pudeur, et parce que l'autorité ne va pas sans mystère, le Général avait refusé toute sa vie de dévoiler son intimité. Et Yvonne y veillait jalousement........ 

C'est tout !!!!

*******

 

Revenons à notre Cap-Sizun. La saison touristique touche à sa fin et il est temps de se préparer pour la suivante, particulièrement pour ce qui concerne les travaux. Nous avons déjà dit que les tempêtes de l'hiver dernier avaient laissé des traces un peu partout sur le littoral. Il semblerait que le chenal accédant au port d'Audierne soit de plus en plus difficile à emprunter [(cf: référence 1b)]. Un plaisancier (Alain Raoul) connaisseur des lieux puisqu'il les fréquentent depuis son plus jeune âge, a tiré la sonnette d'alarme:

"Suite au dragage du chenal, des cailloux ont été déplacés. C'est dangereux pour les bateaux.......Cette bouée a été mise en place pour signaler des morceaux de ferraille. Mais cette bouée n'a aucune signification....."

Il y aurait donc lieu de revoir les accès au port d'Audierne, puisque le chenal est utilisé tant par les professionnels que par les plaisanciers.

     P1000370

 

Mais ce n'est pas tout. Les troisième et quatrième trimestres de l'année 2014 vont être  marqués à Audierne par des difficultés de circulation (et de stationnement) en raison des importants travaux d'assainissement qui vont étre réalisés  sur le territoire audiernais, entre les grands viviers et le rond-point de la libération. Ceci provoque l'inquiétude des commerçants du centre-ville

((cf: référence 1c)]

Certes des itinéraires de contournement et des feux pour circulation alternée seront mis en place selon les possibilités. Il y aura cependant une période difficile, théoriquement du 4 au 20 novembre, lorsque le quai Anatole France sera interdit de circulation. On peut déjà imaginer les conséquences sur le commerce local et difficultés d'accès à l'école Pierre Le Lec.

[(cf: référence 1a)] 

Ces différents travaux indispensables permettront aux différents responsables de prendre conscience de la fragilité de la commune et du port d'Audierne qui sont  totalement dépendants du pont de franchissement du Goyen et du quai Anatole France dont l'élargissement n'a jamais été réalisé pour des raisons financières. Ces points de passage obligés conditionnent totalement la vie économique locale ainsi que la vie portuaire. Il ne faut donc pas les sous-estimer car ils sont essentiels. A l'heure des évocations de notre passé récent concernant la deuxième guerre mondiale et la Résistance, on peut rappeler que les maquisards l'avaient bien compris en se positionnant à des endroits stratégiques face à ces points de passages obligés. Cette Résistance justement a fait l'objet de plusieurs articles concernant Lézongar sur le territoire d'Esquibien. 

[cf): références 2a) et 2d)]

Le 70ème anniversaire de la  reddition de la garnison allemande de Lezongar a fait l'objet d'une cérémonie commérative à Esquibien en présence des autorités locales. Plusieurs témoins oculaires se sont également exprimés  dans la presse au sujet du combat naval qui a eu lieu les 22 et 23 août 1944. Nous leur en donnons acte et pourrions nous aussi ajouter quelques lignes sur ces 2 sujets que nous avons d'ailleurs déjà  traités dans notre histoire du Cap Sizun:

Lien:

Ma Bro ar C'hap Gwechall suite 7

Il faut noter tout de même que personne n'a exprimé son témoignage à propos d'un évènement important qui aurait pu être dramatique. Nous voulons parler de la rafle effectuée par les Allemands au carrefour des routes d'Audierne et d'Esquibien au lieu dit Kerivoas. Sauf erreur dans les souvenirs d'un enfant de 14 ans à l'époque, il s'agirait du dimanche 9 Juillet 1944, jour du pardon de Notre Dame de Bon Voyage à Plogoff (donc peu de temps  avant le combat naval). Les avions anglais venaient de bombarder la Pointe du Raz pour tenter de détruire les radars allemands contrôlant la mer entre les grands ports de guerre de Brest et Lorient. En représailles, les soldats allemands établirent un barrage au lieu dit Kérivoas à Audierne (carrefour route Audierne-Esquibien), et arrêtèrent tous les passants sans distinction ni exception pour les enfermer dans un enclos  de barbelés,  sous la garde des sentinelles dans le verger de la ferme Le Borgne. Les pélerins rentrant à pied de Bon Voyage furent ainsi  arrêtés et encerclés par les soldats équipés du fusil "Mauser" et d'armes lourdes en batterie dans l'axe des routes, avec interdiction de se déplacer. Ce fut le cas d'un accordéoniste d'Audierne, animateur de bals de noce et donc connu sous le nom de Marius. Il demeurait à Audierne rue Pasteur. Pour passer le temps, Marius prit son instrument et interpréta quelques rengaines de l'époque. Plusieurs personnes, dont des Frères enseignants de l'école Saint Joseph, tentant de dédramatiser la situation,  se prêtaient au jeu de  l'accordéonniste, ce  qui avait le mérite de faire penser à autre chose dans cette athmosphère tendue. Citons respectueusement pour sa mémoire, le comportement du Frère Castel qui prit l'initiative d'inviter les enfants à rester près de lui et à "ne pas  faire de bêtises". Il n'est malheureusement plus là pour témoigner. 

Pas question de s'évader car les sentinelles bouclaient tout. "Rauss schnell !! Rauss schneller" !! (Dégage vite, dégage plus vite) fusaient dans tous les coins, même le petit coin discret choisi pour satisfaire un besoin urgent. Le bruit de culasse accompagnant l'injonction annonçait la préparation de l'arme au tir. Sans suite fort heureusement. 

 L'ordre de relâcher les femmes et les enfants  fut donné en soirée, ce qui permit à ma mère et moi-même de ne pas demander leur reste. Toutefois, ma soeur âgée de 17 ans à l'époque fut retenue avec d'autres pour rejoindre Audierne. Le cortège se dirigea sous escorte vers la Kommandantur d'Audierne (sise à l'annexe de l'hôtel de France quai Anatole France) mais tout le monde fut relâché au bas du Stiry, en face de l'actuelle pizzeria "le Vesuvio". Ainsi prit fin la rafle de Kerivoas qui aurait pu connaître une fin dramatique dans un convoi vers l'Allemagne, et se termina en queue de poisson. Cet évènement ne semble pas avoir intéressé les historiens mais il reste gravé dans la mémoire de ceux qui l'ont vécu. Il a d'ailleurs été relaté dans un ouvrage paru en l'an 2000 sous le titre:

"le Calvaire, la Colombe et la Croix du sud"

(page 60)

qui figure dans le plupart des bibliothèques du Cap-Sizun.

L'auteur de cet ouvrage décrit également son "vécu" concernant la reddition de Lezongar  (Lien ci-dessus). Pour la complémentarité du récit, rappelons que la ville d'Audierne fut menacée de destruction par le feu, à plusieurs reprises (et des quais par explosif). Ceci provoqua l'évacuation partielle des populations. On pourrait citer le cas d'une famille qui trouva refuge, la première fois à Pont-Croix, la deuxième à Cléden, et la troisième à Esquibien (Kerenec). Lors de la reddition de Lézongar, cette famille était revenue sur Audierne ce qui lui permit d'aller le jour même constater la situation sur la plage d'Audierne, à l'hôtel du même nom, appartenant à une branche familiale.

Pour l'anecdote, à chaque exode, les portes de la maison de cette famille n'étaient pas verrouillées en cas d'absence, par précaution, puisqu'on disait que les allemands incendiaient les maison fermées. Un dernier mot sur ce sujet: la cave à vins  de l'hôtel de la plage d'audierne, et ses grands crus avait été camouflée dans la cave de la maison précitée. Elle était donc accessible à tous, y compris aux Allemands qui n'en ayant pas connaissance, commirent l'erreur de ne pas s'y intéresser. On peut cependant imaginer ce qui aurait pu se produire si..... Mais cela permit tout de même  à un   gamin de 14 ans d'apprendre très tôt, en lisant les étiquettes, les noms de grands crus prestigieux  pour ne pas confondre un Pommard avec un Saint-Emilion. Un peu de géographie grâce aux  caisses de "pinard", c'est toujours bon pour la culture en attendant l'âge de la dégustation !! 

Ceci n'est qu'une version anecdotique et non romancée du "vécu" d'un gamin de 14 ans pendant les évènements de la seconde guerre mondiale et de la  Résistance en Cap-Sizun, sans oublier une arrestation par les "Russes Blancs" à Plozévet et tant d'autres circonstances toujours  sous la menace des fusils "Mauser" . Chacun raconte sa Résistance à sa manière, de préférence sans oublier le "j'ai fait"  et tout ce qui s'en suit. Le gamin de 14 ans n'a strictement rien fait mais, il a vu beaucoup et cela lui a servi plus tard dans sa vie professionnelle. Il a donc vu le cimetière provisoire des marins allemands devant la plage d'Audierne, tout comme le barrage de mines anti-chars "Tellermine" sur la route de Kergadec, ou le piano trônant dans la salle de danse vandalisée à l'hôtel de la plage, là où les marins rescapés du combat naval avaient trouvé refuge. Oui, il a vu, sans avoir rien fait, et en témoigne. Ceci est sa participation à une page d'histoire, ce qui ne minimise en rien l'action de ceux qui ont......gagné la guerre  et le font savoir !!! 

Quittons La Résistance pour revenir à la Pointe du Raz qui aujourd'hui a retrouvé son rôle de locomotive touristique du Cap-Sizun.

[(cf: référence 4c)]

La preuve en est donnée par les chiffres: nombre de voitures  en 2013: 77.816.

En 2014: 83138

"A la fin de la réunion, Didier Guillon, conseiller général.....a exprimé son opinion quant au maintien de la structure."Le syndicat mixte n'a plus de raison d'être estime-t-il. Il souhaiterait que les activités du Grand Site soient transféréés à la communauté de communes qui , souligne-t-il, se nomme désormais  "Cap-Sizun-Pointe du Raz.....Ceci serait en cohérence avec le projet de regroupement des offices de tourisme capistes, surtout en cette période où l'argent public se fait rare.....Maurice Lemaître  Président du syndicat estime que ce n'est pas d'actualité....." .

 

 

 

 

 

Voilà donc un nouveau sujet qui à lui seul justifierait la rédaction d'un article. C'est à la communauté de communes de faire des propositions. En plus de sa fonction de conseiller général, Monsieur Guillon y est vice-Président. Dans l'hypothèse où ce projet aboutirait, (ce qui est peu probable), on verrait dans la foulée le club nautique d'Esquibien faire partie de la communauté de communes, alors que son cas n'est même pas réglé par les tribunaux puisque  que la commune d'Esquibien a fait appel du jugement qui la condamnait à indemniser la famille Keravec.

Il paraît donc urgent d'attendre, d'autant que les communes intéressées ne seront peut-être pas disposées à se séparer de leurs offices de tourisme !! Esquibien n'est pas concerné puisqu'il dépend d'Audierne dans ce domaine. Alors ??

Qu'en pensent les maires de Plouhinec, Pont-Croix, Beuzec et Audierne ??

La presse locale se chargera peut-être de nous donner la réponse !!!! 

Autre projet esquibiennois, la maison médicale :

Maison médicale d'Esquibien.Le docteur Viala s'explique

[cf) référence 2c)] .

Nous avons déjà fait part de ce projet esquibiennois qui se heurte à l'opposition du maire de Plogoff, commune d'exercice  du Docteur Viala:

"Plusieurs médecins, dont je fais partie, travaillent actuellement seuls sur le secteur et souffrent de cette situation....Ils veulent travailler en groupe et proposer une structure plus adaptée au malade quel qu'il soit, avec une meilleur gestion du temps donc moins de stress pour les médecins et les malades......J'ai toujours accepté de me déplacer et cela ne changera pas......Il n'y a, pour nous, médecins, aucun intérêt marchand à la délocalisation.....cette maison permettra d'accueillir de futurs médecins voire de futurs successeurs".  

Voilà donc un nouveau projet esquibiennois qui n'a pas fini de faire parler de lui. Disons tout de même que les médecins exercent une profession libérale et que personne ne peut en l'état actuel des choses, imposer à un praticien son lieu de résidence ou d'exercice de sa profession. C'est donc le dialogue, dans le contexte plus général de la communauté de communes  responsable de l'organisation du territoire, qui devrait proposer la meilleure solution. A priori, rien ne devrait s'opposer à la création d'une maison médicale à Esquibien, pas plus qu'à l'installation des médecins à un endroit choisi par eux. Nous avions déjà parlé de ce problème dans un précédent article accessible par le lien ci-dessous:  

 

  Audierne.Esquibien.Plouhinec.Cap-Sizun.Editorial 7/2014


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Bon courage aux Audiernais pour accepter les difficultés de circulation durant la période des travaux et plus particulièrement durant les fêtes de la Toussaint et les vacances du même nom qui approchent à grands pas.

Un dernier mot pour féliciter l'ancien maire de Plouhinec Henri Cogan qui vient d'être nommé maire honoraire de sa commune qu'il a dirigée de  1965 à 1995 (30 ans) et exercé la fonction de conseiller général durant 25 années. Il ne  semble pas qu'il ait reçu la moindre décoration malgré ses états de services et ses références. Les décorations relèvent peut-être d'un privilège audiernais puisque les deux derniers maires (Coatmeur et Donval) ont été faits chevalier  de la légion d'honneur, sans doute pour leurs bilans incontestables et ce qu'ils ont laissé en héritage.

 

       

 

 

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Ci-dessus: extrait du bilan et de l'héritage Donval

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Ci-dessus: extrait du bilan et de l'Héritage Coatmeur (maire honoraire) + Donval 

Les deux héritages ci-dessus (incomplets) justifient sans aucun  doute l'attribution de la plus haute décoration nationale par la gauche pour Madame  Donval et par la droite pour  Monsieur Coatmeur. Il est vrai que la légende, et les "konchennou" entendues dans les popotes ou au comptoir prétendent  que:

on est toujours récompensé en la personne de ses chefs !!!!!

Qu'en pensent les électeurs ?????

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Published by jeanjane - dans politique
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