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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 09:42



Editorial 12-2009-Voeux de fin d'année




Nous voici donc sur le chemin de la fin de l'année 2009. Noël approche, les fêtes de fin d'année aussi.

lien:

un noël pas ordinaire

Cet  éditorial 12-2009 sera donc le dernier du millésime. Le prochain sera le 1-2010, si tout va bien. Cette année 2010 sera particulièrement marquée par les élections régionales au cours du mois de mars. Nous aurons l'occasion d'en reparler, tant avant, pour laisser libre cours à l'imagination, qu'après pour tirer les enseignements des résultats qui permettront sans aucun doute une étude prospective des élections cantonales prévues en 2011. Nous savons déjà que ces élections cantonales seront les dernières du genre puisque les candidats élus devront s'effacer avant la fin de leur mandat pour laisser la place aux conseillers territoriaux. N'anticipons pas trop et revenons à 2009 pour parler de quelques évènements marquants, avec leurs conséquences.

Audierne



Références: Télégramme de Brest en date du 31-10-2009


Nous apprenons par la presse locale citée en référence que le conseil municipal d'Audierne s'est réuni, en l'absence du maire retenu ailleurs. Le motif de cette indisponibilité n'a pas été publié. Il faut donc prendre acte de l'absence du premier magistrat à ce conseil qui prévoit cependant  de poursuivre les travaux entrepris à la plage pour sécuriser la falaise (sans doute entre la digue du Raoulic et le "Roi Gradlon"). Il faut vraisemblablement comprendre aussi qu'il s'agit de  poursuivre les travaux entrepris au parking des viviers, donc le fleurissement.
Des fleurs, toujours des fleurs, et rien dans les quartiers. Pourtant ce n'est pas ce qui avait été prévu, bien au contraire puisque l'on devait s'occuper des gens à travers leurs quartiers ,dans un contexte de démocratie participative. Simples promesses qui n'engagent que ceux qui les reçoivent ???

Liens

Municipales. "Aux Urnes Citoyens" 

Municipales à Audierne, commune touristique classée 

 Audierne: 17 mois soit 500 jours. Editorial 9/2009- 1ère partie

Audierne: 17 mois soit 500 jours. Editorial 9/2009- 2ème partie

Passons, puisque nous sommes loin du compte. Nous apprenons aussi qu'il a fallu remplacer une conseillère municipale démissionnaire, dans les différentes fonctions qui lui avaient été attribuées. Le motif de cette démission n'est pas non plus publié, ce qui ouvre la porte à toutes les spéculations, y compris celles qui concernent le nouveau plan de circulation dont les effets négatifs seraient désormais enregistrés par les commerçants du centre ville. Le plus cocasse se situe tout de même  dans la composition de la municipalité: 19 membres, tous élus sur la même liste, de gauche  et sans opposition. Après cette démission, 19-1= 18 et  il n'y a  pas de réserve au niveau du meilleur score des non-élus  sur cette liste puisqu'ils ont tous été élus. Conclusion: s'il faut remplacer la démissionnaire, le (ou la) remplaçant(e), ne pourra venir que d'une liste d'opposition, une de celles qui n'ont obtenu aucun siège, tant au premier qu'au 2ème tour.
Dans cette hypothèse de remplacement donc:

Hourra !!!!!!


( Yec'hed Mad Fanch, Sac'h gwin Kozh !! Gast, c'est  du 12 !!)

Audierne aurait son opposition et son opposant chargé d'apporter le point de vue contradictoire à l'occasion. L'honneur serait alors  sauf puisque la nouvelle municipalité ne pourrait fonctionner avec une majorité absolue, car on aurait sans doute des majorités relatives dûes à une voix contre ou une abstention. Super !!! Espérons car ce serait à voir dans ce bon Cap-Sizun qui ne serait pas à une originalité près !!!! 




Esquibien

Références: télégramme de Brest en date du 26-10-2009 







La presse locale nous apprend que la totalité des subventions a été obtenue pour le futur club nautique. Toutefois, en attendant l'arrivée des espèces sonnantes et trébuchantes promises, il faut emprunter 400.000  euros pour règler les premières factures avant la fin de l'année. Aurait-on commencé les travaux trop tôt ??
Mais,  Il s'agit d'un prêt-relais, formule généralement déconseillée aux particuliers pour éviter les surprises en tous genres, des fois que ...... Le taux d'intérêt de cet emprunt n'a pas été communiqué. Bon courage aux financiers locaux et aux contribuables. Il semblerait aussi que la caution de la communauté de communes soit nécessaire pour garantir cet emprunt. Espérons que la communauté saura refuser car il y a 2 hypothèses:
H1- Le projet est à risques et l'ensemble des capistes n'a pas à s'engager pour couvrir un projet qui relève totalement de la responsabilité d'Esquibien. Si les finances d'Esquibien sont compromises, les électeurs d'Esquibien ne pourront s'en prendre qu'à ceux qu'ils ont choisi et élus pour gérer leurs affaires
H2- Le projet est sans risques.
Dans ce cas les élus responsables du projet peuvent engager leurs  propres biens pour cautionner l'emprunt puisque cela ne risque rien. Cela leur permettra de mieux comprendre qu'il n'y a pas de différences entre les principes à respecter dans la  gestion des deniers publics et des deniers personnel.

Pas de nouvelles de la caution pour l'instant .

Mais on envisage aussi les conditions de fonctionnement de la future structure:
Prise en charge par le club

 (car il s'agit d'un club dont le statut n'a pas été publié pour l'instant; Loi de 1901 ???)

 
 de l'aménagement intérieur, loyer plus conséquent, réflexions à mener de concert avec la communauté de communes ???
On peut déjà considérer que le club ne sera pas avare en demandes de subventions, tant pour son mobilier  que pour le reste et que la municipalité aura l'occasion de plaider sa propre cause à la communauté de communes.  Il faudra bien la faire tourner cette structure 5 étoiles !!!
Argent public, toujours l'argent public, celui des contribuables !!
 Conclusion: on dirait qu'un certain réalisme est en train de se mettre en place. Après les promesses faites pour gagner les élections, après avoir voulu "refiler" le Bébé à la communauté de communes , on commence peut-être à se demander comment tout cela va se terminer et fonctionner. Une vision grandiose dans la conception  est une chose, le fonctionnement au quotidien en est une autre, comme on a déjà pu s'en apercevoir, à la Pointe du Raz par exemple. Concrètement, les ressources seront-elles suffisantes pour payer les charges (eau, électricité, chauffage, téléphones fixes et portables, internet, assurances  etc..) plus le loyer, les salaires des moniteurs, l'entretien, sans oublier le matériel usagé à renouveler et le reste, soit gérer un budget en équilibre, autrement dit s'autofinancer. Rien n'est trop beau pour un 5 étoiles non ??   Au fait, avec ou sans comptable cette nouvelle entreprise ?? Dans la négative... Argent public ??? Or, la communauté de communes n'a pas voulu assumer la responsabilité de ce club ambitieux, responsabilité qui incombe donc en totalité à Esquibien, avec les avantages et les inconvénients. Comparons avec une autre association locale, l'APLG, association des plaisanciers du Goyen, dont le siège est aussi à Esquibien. Cette association loue à la commune  le plan d'eau sur lequel se trouvent les bateaux de plaisance de ses membres et usagers, par ailleurs tous bénévoles pour assurer le fonctionnement . Cette association a donc   son propre budget, à ma connaissance en équilibre et même bénéficiaire. Le loyer versé à la commune est donc tout bénéfice pour Esquibien qui, en contre partie ne dépense rien pour la plaisance puisque tout l'entretien du plan d'eau (bouées,chaînes traversières, mouillages etc..) est financé par l'association qui bénéficie du bénévolat de ses membres. Deux poids , deux mesures par conséquent: une association qui rapporte et une association qui coûte, et on peut imaginer qu'elle va coûter cher, très cher et sans rien rapporter.  Il convient par ailleurs de ne pas oublier le rôle joué par cette association (CNCS) lors des élections municipales, rôle principal,  essentiel et même  déterminant. Attendons de voir la réalisation pour savoir si le choix des électeurs aura été le bon choix. C'est à la fin des travaux, après avoir constaté l'impact sur l'environnement et  après avoir examiné le budget de fonctionnement que le jugement pourra être formel et définitif. Ce jugement sera bien entendu celui des Esquibiennois pour ce qui concerne le financement et ses conséquences, (car la participation de la communauté de communes n'est peut-être  pas acquise pour ce projet pharaonnique) mais aussi celui des capistes car l'environnement est une propriété collective et un patrimoine commun. Si d'aventure la nouvelle structure et l'estacade ne donnaient pas satisfaction, tant au plan visuel qu'au plan financier, la suite serait facilement prévisible, tant pour ce qui concerne les échéances proches que pour les suivantes. Affaire à suivre par conséquent.

Conclusion 

Faire de la politique et gagner des élections est une chose, remplir sa mission en est une autre.
Les ambitions personnelles devraient rester au vestiaire, particulièrement chez nous, en Cap-Sizun. Tout le monde dispose de sa vie professionnelle pour montrer et démontrer ce qu'il sait faire, avec ou sans décorations (comme celles qui sont parfois obtenues et remises en grande pompe dans les salons d'un hôtel de ville par exemple). Les audiernais sont bien placés aujourd'hui pour savoir que gauche ou droite ne règlent rien au plan local. A moins d'avoir comme seule ambition de planter des fleurs !!
Esquibien n'a pas connu la gauche depuis longtemps. (La "comédie-pantalonnade municipalo-électorale" de 1989 a dû laisser des traces). Les Esquibiennois ne pourront donc que s'en prendre à la droite si l'actualité locale ne leur convenait pas.

Lien à consulter:

Ma Bro Ar C'Hap Warc'hoazh

Souhaitons tout de même que la raison finisse par l'emporter un jour, en confiant les responsabilités locales à des élus sur des  listes d'intérêt général, autrement dit des listes ouvertes à tous, sans distinction d'opinion, sans ambitions personnelles, en laissant de côté les chapelles, les bannières, les écharpes sans oublier la course aux décorations  et son corollaire le "cirage des pompes", pour une gestion rigoureuse des dépenses publiques et  pour le quotidien sans le grandiose dans des projets mesurés, autrement dit le réalisme. Gageons que la sanction des urnes sera impitoyable à l'avenir, ce qui signifie  que les élections futures risquent de créer quelques surprises. Joie pour les uns; larmes pour les autres, ceux qui auront tout fait pour obtenir la sanction. Juste récompense dans les deux sens  et dans l'intérêt général du Cap-Sizun.
 
Comme disait un ancien Premier ministre aujourd'hui disparu, Monsieur Pierre Beregovoy:

"C'est auprès de ma mère que j'ai appris les principes de l'économie".

Simple constat sans doute. A moins qu'il ne s'agisse d'un voeu pieux qui serait tout à fait de circonstance en cette fin d'année !!

En attendant "joyeux Noël" à tous et Bloavez Mad d'an holl   
    







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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 10:50



 Sauvetage en Cap-Sizun 

Références:
 1- L'ouvrage de Michel Bescou-Musée maritime du Cap-Sizun
2-(Pour mémoire: bulletin municipal d'Esquibien N° 6 Automne 2009.
Article Esquibien d'hier et d'aujourd'hui: Sainte Evette)

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Sauvetage en Cap-Sizun: Tel est le titre de l'ouvrage publié par un enfant d'Audierne, Michel Bescou, né en 1944 dans une vieille famille audiernaise. Les Anciens se souviennent du magasin "Au sans Rival", sis à l'emplacement de l'actuel commerce de chaussures Romaniello, entre un marchand de meubles (Lannou) et le lavoir de "Lenn ar Moalic" aujourd'hui disparu. L'auteur a grandi là dans une honorable famille, entre ses parents et grands-parents, dont sa grand-mère maternelle qui portait la coiffe bigoudène. L'enfant d'Audierne a donc pu voir lui-même certains évènements et  recueillir sans dificultés les connaissances de son entourage dont sa propre mère ou ses voisins et amis , des témoins oculaires donc qui à mon sens font référence. Ces témoignages sont parfois sujet à caution selon certains auteurs (cf: Plouhinec autrefois dont nous reparlerons). Personnellement je considère qu'une grande partie de notre mémoire a été sauvegardée par la transmission orale qui n'a certes pas toujours l'authenticité des documents écrits mais qui est respectable dans la mesure où les témoins ne s'attribuent pas un rôle d'acteur mais seulement de spectateur. Ne confondons pas le "j'ai vu" avec le "j'ai fait" qui ouvre parfois la porte à des fables et inventions de toutes pièces concernant particulièrement certaines périodes de notre histoire. Je ne préciserai pas davantage mon point de vue pour l'instant.  
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L'ouvrage réalisé mérite d'être apprécié à sa juste valeur et je mesure avec objectivité le travail accompli. J'ai moi-même écrit une histoire "généraliste" du Cap-Sizun dans laquelle les sauvetages n'occupent qu'une  toute petite page ici consultable car l'ouvrage n'est pas disponible dans les circuits normaux mais figure uniquement  sur internet dans le blog "konchennou":

Ma Bro- Ar C'hap-Gwechall -suite 4

D'un côté donc une page, de l'autre un ouvrage complet, ce qui montre bien que le sauvetage en Cap-Sizun est un sujet à part entière. Personnellement je n'ai fait que l'effleurer. L'auteur a donc le mérite d'avoir étudié en profondeur ce qui est presque une tradition ici, le sauvetage. Les dangers de la mer, les difficultés de franchissement de  certains passages comme le Raz de Sein ou la barre devant Audierne font que nos vaillants sauveteurs sont régulièrement appelés à intervenir au profit de naufragés, qu'il s'agisse de  professionnels ou de plaisanciers , sans oublier occasionnellement les  bateaux de "la Royale" comme le "Duperré" en 1978 à la Pointe du Raz. L'auteur nous fait vivre ou revivre pour les plus Anciens, l'histoire des Hospitaliers Sauveteurs Bretons (HSB), de la Société Centrale de sauvetage des Naufragés (SCSN) et de l'actuelle SNSM: Société Nationale de Sauvetage en Mer

De nombreuses photographies illustrent l'ouvrage comme celles des ex-voto que l'on peut voir dans les chapelles du Cap:




Ex-voto: contraction de la formule latine"ex-voto suscepto" qui signifie "
"en conséquence d'un voeu par lequel on s'est engagé"

(Cette définition est extraite mot à mot du livre de Michel Bescou)
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De nombreux documents, photographies, matériels divers traitant de ce sujet  sont visibles au Musée maritime d'Audierne dont voici quelques clichés:




La personnage central de la photo ci-dessus est  un vaillant patron de bateau de sauvetage d'Audierne: René Autret, l'homme aux 141 sorties, sauveteur de 233 vies humaines. Une rue d'Audierne porte le nom de ce marin courageux. Hélas, la simple décence m'interdit de publier ici des photographies de cette rue qui ne fait pas honneur à la commune, ni à ses responsables, et encore moins  à la communauté maritime. Honorer un nom implique un  respect minimum de la dignité. Personnellement je pense que cette rue mériterait d'être débaptisée pour recevoir un nom plus approprié, adapté à la situation environnementale.
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Le musée maritime était représenté à Pont-croix lors du salon du patrimoine au petit séminaire , quelques jours avant l'incendie.



Et pour en terminer un exemple de ce à quoi nos sauveteurs sont généralement confrontés:




Tempête à Bestrée

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Le lecteur pourra aussi consulter dans l'ouvrage le texte d'une lettre écrite par le maire d'Esquibien Monsieur Jean Perrot et adressée au Président de la SCSN. Cette lettre est manuscrite car l'ordinateur n'existait pas en 1931. Le futur député demande la création d'une station de sauvetage à Sainte Evette .
Michel Bescou écrit à ce sujet, je cite
"Le site choisi est celui de Beg ar Radennec à Lervily.......En 1933 il est décidé de construire parallèlement à l'abri une digue de 350 mètres de long. Il faudra attendre 1939 pour que les travaux débutent. Hélas, la guerre vint mettre un frein à cette belle entreprise".
( Remarque personnelle: A la même page , on peut voir une photo de construction de l'abri en 1949. On remarque les rails de la petite voie ferrée sur laquelle circulait les wagonnets (lorries) chargés de pierres et autres matériaux destinés à l'approvisionnement du chantier. Ces rails et "lorries" existaient déjà en 1941 puisqu'ils furent la cause d'un accident mortel  du travail à cette date)

 Ce propos est à comparer avec ce qui a été écrit sur le bulletin municipal  d'esquibien N° 6 automne 2009 et qui a fait l'objet de mon article:

Ar Gannaeg: Le magazine d'Esquibien-N° 6- Automne 2009

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En conclusion, un livre à lire !!!

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 17:08

 

Urbanisme à Esquibien

références: Télégramme de Brest en date du 3 novembre 2009

La municipalité d'Esquibien vient de prendre l'initiative d'informer ses administrés au sujet de la nouvelle réglementation en matière d'urbanisme, autrement dit sur le sort qui attend désormais les demandes de permis de construire. On apprend que la loi littoral est devenue de plus en plus stricte dans le Finistère  et , je cite:

" pas forcément dans le sens souhaité par les propriétaires de terrains et les candidats à la construction".

La salle Georges Madec était pleine et la direction départementale de l'équipement et de l'agriculture ne s'était pas déplacée malgré l'invitation adressée par le maire . On ne peut que prendre acte des nouvelles dispositions qui auront des conséquences, en particulier la spoliation de certains héritiers qui ne pourront plus construire sur des terrains d'origine familiale.

La loi littoral est sans doute une bonne chose dans l'esprit puisqu'elle évite le bétonnage excessif de la côte comme on a pu le voir ailleurs et particulièrement dans le midi. On a tout de même envie de poser une question 
Pourquoi et comment  a -t'on pu accepter la construction d'une structure immobilière sur le littoral, en accaparant la servitude de passage piétonnier à laquelle on va substituer une estacade  ?? 




Bien-sûr, il s'agit d'une construction au profit d'une association à vocation maritime. Il devrait tout de même y avoir un minimum, de règles à respecter, y compris dans ce cas particulier dont on sait le rôle qu'il a joué lors des dernières élections municipales. On accepte de remplacer ce qui est naturel par une construction dont l'esthétique sera d'ailleurs à vérifier. Cela n'existe nulle part ailleurs dans la baie d'Audierne, sauf en zone portuaire et en centre ville.  Décision politique ?? Réalisation d'une promesse électorale ??
Les propriétaires concernés (ce n'est pas mon cas)  ont donc raison de se demander pourquoi on accepte certaines dérogations  ici et pas là.
Sans compter que le projet de Lezongar ne semble pas avoir été abordé. Il conviendra sûrement d'en reparler.
*****
On ne peut pas non plus passer sous silence la situation ainsi créée qui classe les gens en 2 catégories: ceux du bord de mer et les autres. On considère sur le marché immobilier que la valeur  d'une maison située en bord de mer est supérieure de environ 30% par rapport  à ce qu'elle vaudrait ailleurs.  En conséquence, place à la spéculation, à la hausse des évaluations concernant les constructions déjà réalisées et les prix des terrains constructibles en bord de mer. Il a déjà été admis publiquement que les gens du bord de mer étaient des privilégiés par rapport à ceux qui voudraient aussi leur petite vue sur la marée montante et la descendante. Quant aux successions, il paraît vraisemblable que les héritiers d'un propriétaire décédé seront contraints de vendre, ne serais-ce que pour payer les droits exigés dans les 6 mois qui suivent le décès. Restera à trouver un acquéreur  disposant de moyens suffisants  pour acquérir un bien immobilier en Cap-Sizun compte tenu de la situation particulière de notre belle région totalement dépourvue d'emplois, éloignée des centres et  qui continue à exporter ses enfants faute de pouvoir les utiliser sur place. Le désenclavement du Cap-Sizun semble être, une fois de plus une arlésienne  qui ne se résoudra  pas plus  en plantant des fleurs
 qu'en construisant des estacades au profit de clubs méditerranée fussent-ils nautiques. On peut d'ores et déjà commencer à se faire une idée de ce que seront les prochains résultats électoraux, ce que j'ai baptisé "la sanction des urnes" ou le "tribunal du suffrage universel". A force de prendre les Capistes pour des "Primates" ou des "Ploucs" , on peut s'attendre à voir sortir des urnes  les résultats explosifs  du mécontentement qui existe déjà manifestement à Audierne et à Esquibien.
 Les promesses c'est bien; les actes c'est mieux

 

 L'ancienne clinique d'Audierne: beau spectacle

 

 

 

  Audierne: la rue René Autret: suoer !!


Esquibien: Le chemin de Tremaria: magnifique


Esquibien: même endroit

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De qui se moquent-ils ces nouveaux promus municipaux et autres agrégés de l'urne prêts à tout pour se faire élire et qui n'ont à offrir ensuite que des spectacles affligeants auxquels ils se gardent bien de porter remède. Belle image de marque, tant à Audierne: municipalité de gauche,  qu'à Esquibien municipalité de droite quoi quelle en dise !!!!!
Vivement les 14 et 21 mars prochains  pour voir ce qu'en penseront les capistes, les vrais, ceux qui ont fait Plogoff ,ceux qui savent regarder la mer et la maîtriser, ceux qui voudront donner raison à Henri Queffelec qui a écrit:
" Le Capiste est un gars qui n'a peur de rien".

Lien

Ma Bro : Ar C'hap- Gwechall-

Ce propos est sans doute excessif, dans sa lettre, mais il signifie tout de même que le verdict des urnes ne saurait faire trembler les "Tadous Kozh" du Cap-Sizun qui sauront utiliser la seule et meilleure arme dont ils disposent:

leur bulletin de vote
 



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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 09:52

 

 

Cap-Sizun-Perspectives électorales: Editorial 11 -2009






L'automne est déjà là. La fin de l'année 2009 approche. D'abord  la Toussaint.  Puis les fêtes du nouvel an qui s'accompagnent généralement de la trêve de Noël  autour des sapins, des crêches, ou les deux selon le choix personnel de chacun. Pour autant, le calendrier 2009 continue , se déroulant inexorablement  dans la perspective des échéances à venir : élections régionales en mars 2010, élections cantonales un an plus tard. Ces deux scrutins nous touchent de près puisqu'ils concernent (indirectement actuellement), donc disons plutôt  concerneront  la future réforme territoriale, toujours au stade de l'élaboration d'ailleurs, mais qui devrait voir la naissance des conseillers territoriaux cumulant des fonctions régionales et des fonctions départementales. A échéance plus lointaine, élection des communautés de communes au suffrage universel
****
Pour ce qui concerne les élections régionales, on sait déjà que Monsieur Jean-Yves Le Drian, président sortant et candidat de la gauche se représente. Il bénéficiera donc des soutiens de son parti  dans le Cap-Sizun, particulièrement les élus: maires, conseiller général. La règle est simple, c'est comme une conjugaison à l'école:

Je te soutiens
Tu me soutiendras
Nous nous soutenons.

(exemple: visite à Audierne de l'actuel Président du fonds monétaire international: Monsieur Dominique Strauss Kahn, lors de la préparation des dernières élections cantonales

Un accord et soutien tacites en somme, fonctionnant dans les 2 sens, du haut vers le bas et réciproquement du bas vers le haut. Dans l'immédiat, nous sommes dans le second cas, soutien du bas vers le haut, exprimant fidélité dévouement  et souhait de renvoi d'ascenseur  parce que nous avons tous besoin "les uns des autres", constat sans rapport avec ce qui se dit dans les églises.
Le  Cap-Sizun fait partie  de  la France  profonde vers laquelle on vient en période électorale et pas souvent autrement. Les bulletins de vote répondent sans doute généralement à la question qui est posée mais pas toujours. Imaginez une municipalité impopulaire soutenant un candidat. Au lieu de le servir, elle le dessert. J'entends dire, ici ou là que la municipalité d'Audierne par exemple, a réussi à créer en moins de 2 années, une majorité de mécontents, pour diverses raisons dont entre autres le nouveau plan de circulation  et le reste. Du jamais vu en si peu de temps. On n'entend que des mécontentements et des mécontents, pas de satisfactions ni de satisfaits !! Du jamais vu, puisque dans les 4 mandatures précédentes gauche et droite ont effectué chacune 2 mandats consécutifs c'est à dire qu'il ont été réélus à l'issue d'un premier mandat. Dans la situation actuelle et si rien ne change d'ici l'échéance, on risque de revivre le tsunami précédent, en sens inverse.








Or la municipalité d'Audierne représente la gauche puisque Madame le Maire est aussi conseillère générale . Elle soutiendra donc  Monsieur le Drian. Que va t'il se passer  dans le secret de l'isoloir ??  Personne ne peut le savoir pas moi plus que les autres. Je me souviens avoir entendu, au cours de je ne sais plus quelle campagne, (le référendum sur la constitution européenne peut-être) dire que les électeurs devaient répondre à la question posée et non règler tel ou tel compte. Oui mais !!!  Imaginez tous les mécontents de la circulation audiernaise , je dis tous, donc également  tous les capistes qui empruntent régulièrement ce point de passage obligé, fassent un vote de défoulement, de revanche, de sanction ou de mise à l'heure des pendules pour ne pas parler de règlement de comptes. Oh la la la , oye, oye, oye, aïe, aïe, aïe , ouille, ouille, ouille !!!! Et ben dis donc . Sans compter les cantonales en perspective pour lesquelles les régionales n'auront été qu'une entrée  avant le plat de résistance.
Oh Ma doué, où allons-nous ???

Consulter les liens ci-dessous pour comparer les promesses et les actes, afin de
mieux comprendre ce qui précède:

Municipales: lettre ouverte

Municipales: Pièces à conviction



*****

Oui, mais, à droite, les choses sont peut-être cadrées différement . Pour l'instant 2 candidats se disputent la tête de liste: Monsieur Le Guen et Madame Malgorn. Le premier n'est pas un inconnu sur la scène politique ce qui n'est pas obligatoirement un avantage, la seconde arrive de la carrière préfectorale , ayant entre autres exercé ses activités et responsablités en Bretagne  ce qui n'est pas désavantageux à mon sens car son expérience est incontestable. Le candidat retenu  (à moins qu'il y ait 2 listes, situation envisageable après ce qui s'est passé  à la réunion du Faou: partisans de Monsieur Le Guen ayant quitté la salle) bénéficiera lui aussi de soutiens locaux la municipalité d'Esquibien par exemple marquée par la réalisation du club nautique, les associations engagées et la publication de certaines informations non vérifiées et erronnées  pour ne citer qu'elles.  A ce propos, il faut constater que ces fausses informations , ont été publiées avec l'aval d'un comité de rédaction, d'une directrice de la rédaction et d'un directeur de la publication, Monsieur le Maire soi-même. La rédactrice  de l'article a été envoyée au "charbon" sans bénéficier de la protection de ses Anciens qui ont failli car ils sont là pour apprendre à leurs plus jeunes, les aider et les orienter si nécessaire. 
Même observation que précédemment donc. Soutien efficace et positif ou au contraire inefficace et même nuisible. Et même observation aussi à reporter pour les échéances futures. Indétermination d'autant plus importante que certains travaux  et réalisations en cours ou à venir risquent de faire parler d'eux.  Exemple:

Référence
:

Télégramme de Brest en date du 8-10-2009,  au sujet  de travaux d'assainissement  concernant entre autres le projet immoblier de Lezongar. Je cite:

" Cette tranche d'assainissement dépend de l'urbanisation de Lézongar".



liens

Ar Gannaeg: Le magazine d'Esquibien-N° 6- Automne 2009

ESQUIBIEN- Environnement, patrimoine,et club nautique

 
Liste des commentaires non publiés

Ce qui veut dire très concrètement, que certaines initiatives et méthodes empruntées à Esquibien , ne seraient pas sans risque,  transposées ou étendues  au Cap-Sizun . En effet, un des principes essentiels de l'exercice de la responsabilité consiste, si j'en crois ce que j'ai lu quelque part, à vérifier le travail accompli par ceux que l'on a l'honneur de diriger, si on ne veut pas prendre le risque de couvrir des omissions, anomalies, erreurs voire même des fautes. Diriger c'est prévoir, donner des directives et contrôler la bonne exécution, toujours d'après ce qui est écrit dans certains ouvrages.
Boum !! Nous revoilà dans la France profonde et un projet immobilier qui nous  concerne . En effet , les arguments soulevés contre le projet  de Lezongar ne tiennent pas.  Les retombées économiques envisageables sont comparables à celles retenues pour le club nautique donc incontestables. Sans compter la vue sur mer, à partir d'un point haut, qui ne défigurera rien.  Investissements privés , apport de plusieurs familles, enfants inscrits à l'école, consommation , recettes fiscales etc.. Quant aux problèmes relatifs à la circulation, ils peuvent être résolus de manière très simple, sans gros changements sur le réseau existant, simplement en réalisant une circulation à sens unique. Boum, boum,  encore des actions combinées de claviers et souris, et encore des" pro" et des" anti". Ouille !!  L'assainissement ??? A court ou à moyen terme, il faudra envisager une nouvelle station d'épuration, avec ou sans Lezongar, compte tenu des constructions nouvelles en cours.  Alors ?? Ah, j'oubliais les mines datant de la guerre. Le barrage antichar, composé de 2  rangées de "Tellermines", (plusieurs kilogs d'explosif chacune) placées  en quinconce sur la route de Kergadec à Audierne, très exactement entre la dernière maison (la plus au sud) et la plage, a été neutralisé et a disparu  depuis longtemps. J'en parle comme si je le connaissais, ce qui est d'ailleurs vrai puisque je suis sans doute un des premiers à l'avoir vu en rejoignant l'Hôtel de la plage (tiens, on le retrouve), juste après la reddition de la garnison de Lezongar.  Les dunes d'Audierne, face au boulevard Manu Brusq étaient clôturées et pancartées :

 "Achtung Minëns "

S'il restait des mines cela se saurait depuis longtemps, et on aurait compté les victimes ne serait-ce que parmi les vaches au pâturage. (Pas beau la  victime d'une mine; ceux qui l'ont vu le savent).  Encore un mauvais argument supplémentaire par conséquent.  Voilà la municipalité  d'Esquibien au pied du mur. Cruel dilemne, compte tenu de l'origine et l'engagement de certaines associations lors des élections municipales !! Alors, que va t'on inventer pour pourrir ce dossier une fois de plus ?? Voilà tout de même de quoi réfléchir dans ce Cap-Sizun qui n'est jamais aussi "chouchouté" que lors des élections, et qui après redevient une simple  carte postale, aux paysages magnifiques, parfois défigurés hélas  par des spectacles comme on n'en trouve pas beaucoup ailleurs et  heureusement. Seulement à Esquibien et à Audierne en Cap-Sizun, un monopole en somme .    
  


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*****
Bon,  voilà pour Audierne et Esquibien qui, sans être formellement disqualifiés, ne sont tout de même  pas cités en exemple. Qu'en penseront les électeurs ??
De plus, j'ai sous les yeux une correspondance en date du 1er février 2009 adressée par le maire d'Esquibien à sa voisine maire d'Audierne et conseillère générale.
Oh Ma Doué !! Quel "Pegemen" !! Et allons-y à propos de la "Mercédès et de la Deudeuche" !! Des savonnettes comme s'il en pleuvait  et les peaux de bananes en plus !! Et pas des tirs coup par coup mais des rafales à volonté comme on dit.  Toutefois, le subjonctif est respecté à l'occasion !!

Marplij:  J'en fusse convaincu... Je vois d'ici Amazone ...

Et la page 3:

D'après vous, les capistes doivent se contenter d'infrastructures médiocres car ce ne sont que des ploucs !


Bon, on se calme.  Après les Primates, on a eu les "n'importe quoi" du volant, et maintenant les ploucs.
Pas encore utilisé: Pecquenot, Termaji, ou arriéré mais ça va venir. Le vocabulaire breton n'est tout de même pas utilisé faute de connaissances peut-être: Tam teil, Oc'h, Beg braz, Genou patatez  et le reste, le tout figurant dans un petit dictionnaire des plus belles injures bretonnes (de Martial Menard-7,50 euros) !! Il faut savoir que notre langue est riche en qualificatifs de toutes natures, qui  doivent cependant être utilisés, de préférence avec discernement  car certains touchent des points très très sensibles,  masculins éventuellement et  même  féminins. Très expressive la langue bretonne !!!
 
Si l'on veut bien se rappeler l'antagonisme qui a régné entre les précédentes municipalités d'Audierne et de Plouhinec, si l'on prend acte de l'animosité qui règne actuellement entre celle d'Audierne et celle d'Esquibien, on est en droit de se demander où est l'intérêt général du Cap-Sizun dans ces querelles stériles.  Sans oublier que précédemment  à Audierne se trouvait un suppléant de député et actuellement une conseillère générale. Franchement, pas très sérieux tout cela. L'ex député suppléant, tout décoré qu'il fût (Amazone: correction  ? C'est bon pour l'accent ??)  n' a pas  été capable d'obtenir la majorité des Capistes lors des dernières législatives au profit de sa patronne, par ailleurs conseillère régionale sortante qui ne se représente pas en mars prochain.  Folklore ?? Courtelinesque, Ubuesque, kafkaïen ou plutôt triste et minable??? Surtout, rien de bon à tirer de tout cela. Rien de bon pour le Cap-Sizun, car il n'est pas souhaitable d'étendre au canton de Pont-Croix, ce qui est contestable et contesté à Audierne (exemple: démocratie participative prônée mais inexistante et tout compte fait inutile pour planter des fleurs). Même chose  à Esquibien  en raison de l'omniprésence d'associations agissantes qui  diffuseraient leur point de vue et même leurs actions à toutes les communes !!  Je vois mal par exemple, une association  d'Esquibien se mêlant de ce qui ne la regarde pas à Beuzec, et ce même par personne interposée. Ils sont assez grands à Beuzec, avec leur bagad et leurs bruyères, pour traiter leurs problèmes, même s'ils n'ont pas d'estacade !!    
Alors, que reste-il après Esquibien et Audierne ???
Mais oui, bien-sûr !!!!  La France profonde !!!!! Ar C'hap Don, voilà ce qu'il nous faut !!!
Elémentaire mon cher Watson !!!!!
On n'en sort pas !!!

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Kenavo et à bientôt, dans les urnes !!






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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 17:26


 

Epaves de voitures. L'ASELE propose une cartographie

Références: Télégramme de Brest du 14-10-2009

Le quotidien cité en référence titre à la page 27:

Epaves: L'ASELE propose une cartographie


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Pour ceux qui l'ignoreraient, l'ASELE est une association d'Esquibien  (Association de sauvegarde de l'environnement et du littoral d'Esquibien), dont le représentant est intervenu lors de la dernière réunion du comité de pilotage des espaces naturels et de la randonnée de la communauté de communes du Cap-Sizun. Après avoir rappelé la législation elle propose  d'établir une cartographie des différents points noirs et des "petits cimetières de voitures", autrement dit de recenser  toutes ces horreurs qui défigurent notre si beau Cap-sizun, dans une quasi indifférence et même laxisme  des responsables dont la mission est pourtant d'intervenir pour redresser certaines inconsciences. Depuis sa création ( 17 mars 2006), soit depuis plus de 3 années, le blog "Konchennou" et ses alliés (kontadennou, goyenducap) dénoncent avec vigueur, par le texte et par l'image, l'existence de ces innommables spectacles insoutenables particulièrement à Audierne et à Esquibien.

 

  Esquibien: Chemin de Tremaria


Audierne: rue René Autret

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Il convient donc , d'ores et déjà, de donner acte à l'ASELE de l'engagement qu'elle prend en se penchant sur un problème relatif à une situation scandaleuse dans le Cap-Sizun
Avant d'accabler les responsables actuels, il est souhaitable de faire un petit rappel chronologique  qui permettra de mieux comprendre pourquoi nous en sommes là.
Commençons par Esquibien. Monsieur le maire précédent, qui a régné sur sa commune pendant 25 ans, n'a jamais daigné s'intéresser à ce problème qui n'était sans doute pas de son niveau. Quatre  mandats, il n'en faut pas plus pour choisir les problèmes qui méritent une attention , et mépriser les autres qui ne sont pas  dignes de la fonction. On ne saurait s'abaisser à traiter un problème environnemental, sans doute sans importance  quand on est le maître des lieux , et surtout, quand on ne se sent pas concerné parce que cela
"n'est pas devant ma porte, donc je ne le vois pas";
A Audierne, les choses sont un peu différentes. La casse de voitures exploitée en toute illégalité, existe depuis longtemps. Il faut cependant savoir que la municipalité socialiste qui a exercé le pouvoir de 1983 à 1995, déjà confrontée à ce problème, a pris le taureau par les cornes et ordonné une évacuation ce qui s'est fait sur le champ et sans discussion, presque manu militari, sans les militaires toutefois. La casse de voitures s'est reconstituée  à partir de 1995 sous la responsabilité de la municipalité de droite, qui n'est jamais intervenue pour tenter de règler le problème, allant même jusqu'à justifier son impuissance par police municipale interposée.

Lien
Municipales: Pièces à conviction   

Le lecteur constatera en lisant ce lien, que c'est Madame le conseillère générale (devenue maire actuellement), qui s'est adressée au maire en exercice à l'époque, pour attirer son attention sur les problèmes . Il y eut bien sur une réponse, celle que les riverains n'obtenaient jamais car, tant le maire d'Audierne que celui d'Esquibien avaient la   fâcheuse habitude d'ignorer les courriers qui leur étaient adressés, manquant par là même à la courtoisie élémentaire, et surtout s'abstenant d'intervenir . Il ya donc héritage certes, mais également connaissance incontestable des problèmes puisque Madame le Maire d'Audierne actuellement  les a signalés à son prédécesseur. La connaissance étant incontestable, la vraie question qui se pose est :
pourquoi on ne fait rien ????
Plusieurs réponses sont possibles, et le lecteur choisira la meilleure qui peut aller de l'appréhension d'un "coup de boule à la Zidane", en passant par un laxisme inadmissible ou toute autre hypothèse comme le jardinage trop absorbant pour s'intéresser à ces futilités.

Toujours Audierne: rue Autret

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Quoi qu'il en soit, l'initiative de l'ASELE ne résoud rien puisqu'il ne s'agit généralement pas du domaine public. Pour autant, il semble que les maires disposent non seulement du pouvoir de police, mais sont également officiers de police judiciaire. Ils disposent donc de la protection de la loi dans l'exercice de leur fonction. ce qui veut dire qu'un "coup de boule à la Zidane" sur un élu, coûterait plus cher que s'il était adressé à un particulier. Ceci étant, on ne peut obliger un élu à faire ce qu'il n' a pas envie de faire. Quant au problèmes posés au voisinage par la nuisance, évidemment personne n'a qualité pour intervenir et faire justice soi-même  puisque c'est aux responsables de le faire.
La cartographie est donc une avancée, mais, en soi, elle en règle rien. Il faudra la participation des élus pour trouver une solution, avec ou sans "coup de boule". Mais on peut dire aussi que ce sont "les risques du métier", en empruntant le titre d'un très beau film de Jacques Brel. Si on n'accepte pas le risque, on ne fait pas le métier
 Bon Courage donc à l'ASELE dans son combat contre les verrues et l'inertie et, comme toujours,
 à bientôt dans les urnes !!!!!




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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 16:39


 

Ar Gannaeg: Le magazine d'Esquibien-N° 6- Automne 2009

Le magazine ar Gannaeg de la commune d'Esquibien vient d'être distribué aux habitants de la commune dont je ne suis pas. J'en ai cependant un exemplaire sous les yeux qui m'a été remis par ....une des mémoires d'Esquibien, un Ancien donc. Objectivement et en toute impartialité, je dois prendre acte d'un certain dynamisme de la nouvelle municipalité. Je reconnais humblement que ce magazine est un moyen de communication de très bonne qualité digne du professionnalisme. Le temps de l'action psychologique avec musique et hauts-parleurs est dépassé et tout serait parfait si la publication ne comportait pas quelques erreurs qui sont également des lacunes chez les rédacteurs qui  écrivent ce qu'ils croient être vrai et qui ne sont ni dirigés ni contrôlés dans leur rédaction avant publication. Mais à Esquibien l'erreur fait partie des habitudes . Pourtant, il ne faut pas réciter l'histoire, pas même l'histoire locale sans prendre quelques garanties. Alors au fait !!

******
Titre de l'article figurant page 4: Esquibien d'hier et d'aujourd'hui: Ste Evette
(texte de F..L- photo P...D)

je cite:

" les travaux de construction du brise-lames à Beg-ar-Radennec à Lervily qui débutèrent en 1938, furent interrompus aux débuts de l'occupation. Ils furent partiellement repris , semble-t-il en 1941 par les allemands, puis pleinement enfin en 1946"
*****

A elle seule cette phrase comporte 3 erreurs majeures:

- Partiellement repris
-Semble-t-il
- Par les allemands

*****
1 -Première erreur: partiellement repris

La reprise n'a pas été partielle mais totale. Le chantier fonctionnait normalement, en totalité, avec les engins de l'époque, dont les wagonnets utilisés pour le transport des matériaux lourds, tels les pierres. Ces wagonnets circulaient sur un petite voie ferrée, par inertie et freinés en descendant la pente, par traction d'un cable pour la remontée. Cela ne correspond donc pas à un chantier partiel, mais total fonctionnant dans un régime normal.

2- Deuxième erreur: semble t-il

Semble t-il signifie doute. On n'est pas sûr de ce que l'on écrit. Soit !! Ne vaudrait-il pas mieux vérifier ?? Question: A quoi correspondrait alors l'accident mortel du travail survenu sur le chantier le 15 juillet 1941. Un  wagonnet chargé de pierres , privé de son cable de sécurité rompu par l'usure, amorça la descente, se dirigeant vers la zone de travaux sur laquelle se trouvait encore du personnel dont les scaphandriers. Pressentant le danger, un contremaître hurla qu'il fallait arrêter le wagonnet, ce qui fut fait par un ouvrier qui commit l'erreur de se mettre à cheval sur un des rails . Appelé sur les lieux le Docteur Lequer d'Audierne, constata la gravité de la blessure (sectionnement de l'artère fémorale) et s'avéra impuissant. L'hémorragie mortelle ne survint qu'après déchargement du wagonnet, qui mit fin à la compression artérielle. Durant tout ce temps, la victime était restée consciente.
Je n'affirme pas sans preuve. Et je n'écris pas "semble t-il", car un récit historique, même local, ne peut s'accommoder d'approximations.

3- Troisième erreur: par les allemands 

C'est faux, absolument faux et je m'insurge, ayant été personnellement concerné par cette affaire.
Il convient de replacer les choses dans leur contexte. Dans les débuts de l'occupation, les allemands entreprirent la construction du mur de l'Atlantique dont on trouve les traces un peu partout. A cet effet, ils réquisitionnèrent toute la production de ciment, après avoir remis en service pour la circonstance le petit train d'Audierne:
le Youtar, dont l'histoire est racontée par l'historien bigouden Serge Duigou, qui a pignon sur rue. Privée de ciment, l'entreprise Limousin qui assurait le chantier ne pouvait continuer les travaux. Ceux-ci furent repris, non par les allemands comme il est écrit, ce qui laisserait entendre un certaine collaboration, mais par une entreprise bien française (hors collaboration)  après déblocage de ciment par les allemands qui y voyaient un double intérêt
- Permettre à leurs propre bateaux de bénéficier de l'abri du brise-lames en cas de nécessité
- Limiter les possibilités de débarquement en interdisant la circulation maritime  au ras de la côte, et surtout, en plaçant les éventuelles  péniches de débarquement dans l'axe de la passe entre la Gamelle et l'Île au vaches sous le feu  et les tirs croisés des armes lourdes en batterie tant à Lézongar que sur la côte de Plouhinec.
Le mur de l'Atlantique  a été construit pas l'entreprise TODT qui utilisait du personnel français et par la compagnie française dont les bureaux se trouvaient à l'école Pierre Le Lec à Audierne (école des filles à l'époque). En aucun cas, pour ce qui concerne le Cap-Sizun, l'entreprise Limousin, dans laquelle j'ai moi-même été embauché plus tard, n'a travaillé pour les allemands comme on pourrait le croire





Je pourrais ajouter que je suis un témoin visuel,
- qui a vu les tombereaux réquisitionnés, circulant en convois gardés sur la route de la Pointe du Raz, sentinelle devant et derrière et rien au milieu, ce qui permettait au charretiers de "balancer"  un sac de ciment ici ou là pour les amis  et à la barbe des allemands,
- que les sacs de ciment étaient souvent volontairement crevés par les ouvriers chargés du débarquement en gare d'Audierne,
- que les gamins dont je faisais partie, armés d'une pelle à charbon et d'une balayette contournaient les sentinelles dans cette gare et récupéraient ce ciment transporté ensuite sur un porte-bagage de bicyclette, après avoir préalablement crevé  les pneus des vélos de sentinelles  et badigeonné les selles de "caca". Faut-il en rajouter ??
Cela ne paraît pas nécessaire sauf à dire, pour le plaisir que c'est un peu comme à la pétanque:

"quand une équipe perd par 11 à zéro, on dit qu'elle a fait Fanny"


 





Kénavo !!

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3 octobre 2009 6 03 /10 /octobre /2009 16:00

ESQUIBIEN- Environnement, patrimoine,et  club nautique  2



ESQUIBIEN- Environnement, patrimoine,et  club nautique  2

ESQUIBIEN- Environnement, patrimoine,et  club nautique

A la suite de l'article intitulé: Chapelles du Cap-Sizun-Cantiques et patrimoine, il paraît nécessaire d'ouvrir un nouveau dossier, non pour polémiquer mais pour expliquer et faire connaître, afin que chacun sache

ESQUIBIEN - Environnement, patrimoine, et  club nautique 



Références correspondant à des articles de presse
(Les noms propres ne sont pas cités comme d'habitude)

1- Ouest France en date du  28-02-2008. Esquibien: Amis de Sainte Evette...X...nouveau président
( précision de Spartacus: Actuellement.. X... est devenu adjoint au maire d'Esquibien 
2-Telegramme de Brest du 28-02-08: amis de Sainte Evette:..X... nouveau président
3-Ouest France du 27-02-2008: Culture et patrimoine....Y.... présidente. Cet article indique que le président sortant devient vice-président
4-Telegramme de Brest du 11-03-2008. Culture et Patrimoine. La nouvelle présidente s'exprime
5- Telegramme de Brest du 14-3- 2008. Centre nautique. Le bureau répond à Culture et patrimoine
6-Télégramme de Brest du :
9/4/1998: Esquibien-Groupe patrimoine: un ouvrage est encours d'impression
13/5/1998- "Bugale ar Gannaeg "présenté au salon du livre dimanche (Au chateau de Locqueran, j'y étais)
16/5/1998- Esquibien met son histoire en pages (2 personnages figurent sur la photo  dont le futur président (actuellement vice-président) de l'association culture et patrimoine)
7-Télégramme de Brest en date du 30/9/2009. Esquibien. Culture et patrimoine. Parution du premier bulletin+ 3 personnes en photo

8-Télégramme deBrest en date du 1-10-2009. Centre nautique. Le chantier démarre enfin

9- Bugale ar Gannaek:
page 79: 1938- Début de construction du brise-lames de Pors-Péré. Les travaux  sont stoppés aux premiers temps de l'occupation
page 81: 1940-19 juin-odyssée du "Ar Zenith...."
(remarque de Spartacus: armistice signé le 22 juin1940)
Les allemands commencent à s'établir à Lezongar......(sans date, mais placé avant le 10 février dans le texte)
page 85: 1946-reprise de la construction du brise-lames à Beg-ar-Radennec 
*****

Il apparait très clairement que du début de l'occupation (quand ??), jusqu'en 1946 reprise des travaux, il ne s'est rien passé sur la digue de Sainte Evette.
En conséquence le décès survenu le 15 juillet 1941, à 17 heures sur le chantier de construction de ladite digue, dans le cadre d'un accident du travail et enregistré à la mairie d'Esquibien serait une  pure invention, sauf pour la veuve et les orphelins ????????

10 - Clandestins de l'Iroise de René Pichavant: Les allemands sont arrivés à Plozevet  le 20 juin 1940
Déjà cité dans konchennou:
cf:konchennou.over-blog.com.article 3153731html
(Précision complémentaire: les allemands sont arrivés à Audierne le lendemain.
J'ai vu les 2 motocyclistes de tête de convoi, casqués, en chemise manches retroussées, fusil mauser en bandoulière se diriger vers   la Pointe du Raz.
 Début de l'occupation ou pas ???

D'autres références peuvent  être citées en complément. Exemple:

- 11- Bulletin de l'ASELE- Octobre 2007

-12-  Bulletin municipal Esquibien janvier 2008: communiqué commun ASELE et Association du Patrimoine: samedi 5 janvier 2008
remarque préalable: nouvelle présidence culture et patrimoine en février 2008



Nous (les associations) ne manqueront pas d'interpeller  à ce sujet les candidats aux prochaines élections municipales, afin de s'assurer que ce dossier
(le CNCS) soit parmi les premiers à être pris en charge par la nouvelle équipe .....

Que faut-il de plus???????



il convient de demander pardon au lecteur pour toutes ces références quelque peu  fastidieuses et même soporifiques, mais ce rappel est dicté par certaines circonstances nécessitant des mises au point.
 
Par ailleurs ce dossier étant quelque peu sensible, il paraît nécessaire de rappeler que seuls les commentaires identifiables sont pris en considération pour engager une discussion totalement ouverte et libre, dans le respect de toutes les opinions


*******

Le lecteur remarquera que presque toutes les références de presse  se situent en février et mars 2008. La première question qui vient à l'esprit  c'est pourquoi ???? Que se passait-il donc à cette époque ???
Mais oui, bien sûr:

Les élections municipales du 9 mars 2008 (1er tour) et du 16 mars 2008 (2ème tour)

Première question qui se pose: Y a t'-il un rapport entre les élections d'une part, et les évènements relatés par la presse ??  Réponse:  Oui, très certainement et sans aucun doute parce que c'est l'évidence même.
- Le président des amis de Sainte Evette est élu et devient adjoint au nouveau maire (référence 1). Dont acte !!
-  Le nouveau vice -président de culture et patrimoine est un ancien élu , également ancien au maire qui a dirigé Esquibien durant 25 ans soit 1/4 de siècle (cf: référence 3). Il ya donc succession dans cette association, mais aussi contInuité. Comme dans toutes les successions,  l'actif  et le passif doivent être pris en compte dans la suite du programme. C'est clair !!
- Différents points de vue et opinions s'affrontent au sujet du centre nautique (cf: références 4 et 5).
Encore plus clair
- Question suivante: Pourquoi  et comment ??


****
La liste ci-dessus n'est pas exhaustive. Une analyse particulière  pourrait être faite pour l'ASELE dont les initiales signifient: Association de Sauvegarde de l'Environnement et du Littoral d'Esquibien. Oui, on pourrait  reparler des petits cimetières de voitures sur le territoire d'Esquibien. On en trouve aussi d'ailleurs à Audierne sans que cela perturbe la quiétude d'autres associations. Cela viendra peut-être , bien que beaucoup de choses soient déjà connues. Pas de dissertations inutiles. Donc:
les associations d'Esquibien, toutes tendances confondues, se sont engagées de tout leur poids dans la campagne des élections municipales à Esquibien. Elles ont par conséquent  une part de

 
responsabilité incontestable

dans les résultats, c'est à dire dans la désignation d'une nouvelle équipe de responsables, dont la légitimité n'est d'ailleurs pas contestable. Ce n'est un secret pour personne que le projet de réalisation de locaux pour le club nautique a été un élément déterminant (bulletin municipal cité ci-dessus) qui a fait la différence dans la campagne donc dans les résultats.


Associations militantes ou engagées ?? Partisanes ou non ??

Chacun sait que l'ASELE est née autour du projet immobilier de Lezongar. Jusqu'à preuve du contraire, la réalisation de la construction du club nautique relève également de l'immobilier puisque c'est un nouveau bâtiment (240M2 au sol). Compte tenu de l'impact économique virtuel qui a prévalu dans ce dossier, il conviendra logiquement de retenir également le même argument pour  le projet immobilier de Lezongar, dont les retombées seront également incontestables. Sinon, il s'avèrera que le club nautique a fait l'objet d'une analyse partielle et sans doute partiale, donc 2 poids 2 mesures. 
Mais, que savez-vous de l'histoire de Lézongar. Moi j'ai vu planter les piquets sur le site, pour empêcher les planeurs d'atterrir. J'ai vu le travail des "requis" sous la surveillance des sentinelles allemandes en 1944 et j'ai entendu les
 " Rauss (raoust pour les gamins), Schnell, Schneller, Arbeit schneller" .
Et vous ?????
Ce qui signifie que mon avis vaut au moins le vôtre et que la sélection des projets  ne peut se faire en fonction des intérêts particuliers mais collectifs. Mais tout le monde n'a pas la fibre capiste
 


CQFD

**********

Aujourd'hui, les travaux ont débuté, suite à un permis de construire délivré en bonne et due forme après une enquête d'utilité publique, et le respect de toutes les procédures.,
 à environ 150 mètres de la chapelle.
Tout est en règle et en ordre comme on dit. Il aura fallu plusieurs projets (5 je crois) pour que l'un aboutisse. Or, la précédente municipalité a dirigé la commune 25 années durant et procédé à l'aménagement du quartier de Sainte Evette, apparemment sans s'occuper du club nautique. Pourquoi ?? La réponse appartient aux responsables  de l'ancienne équipe. La nouvelle équipe a essayé de "refiler" le Bébé à la communauté de communes, sans résultat.
Donc, les travaux ont démarré




(au fond, à droite, la chapelle de Sainte Evette)

Les 2 photos ci-dessus montrent de manière suffisamment précise que ces travaux  ont un impact sur le paysage global bien-sûr, mais également sur le voisinage. Alors j'ai eu l'idée d'aller voir les choses d'un peu plus près, pour savoir qui, en plus  de la collectivité dans son ensemble, était pénalisé et qui ne l'était pas. D'où  l'initiative prise d'aller aux renseignements en effectuant ce que certains professionnels appellent une enquête de voisinage. Notons encore avant d'entrer dans le détail, que ce projet aurait pu être considéré comme un mal nécessaire, s'il avait pris en compte toutes les données et ce en respectant la servitude de passage piétonnier à l'état brut et naturel, et non en lui substituant une estacade. On peut vouloir protéger à juste titre l'environnement de la chapelle mais pas exclusivement. La chapelle a déjà dans son voisinage immédiat un transformateur et des poubelles, avec un peu plus loin un bloc sanitaire, d'autres poubelles et plusieurs maisons dont certaines  très récentes.  C'est le prix à payer à notre mode de vie, qui comporte certains maux et nuisances. On ne peut donc pas prendre plus en compte la vue sur mer de l'est à l'ouest, face au sud dans un angle de 180 degrés des maisons récentes, en sacrifiant les maisons plus anciennes qui ont une histoire.
****
Tout le monde sait que le bord de mer est  très convoité aujourd'hui, que les "pétro-dollar" ou autres font souvent  la loi, et que tout le monde n'a pas les moyens de s'offrir le littoral. A ce sujet, la cale de Sainte Evette est un lieu de rencontres, propices aux échanges entre les Anciens et les plus jeunes, pas obligatoirement Modernes pourrait-on dire en ironisant un peu. Je précise que les conversations entamées sur la cale se sont poursuivies  à la maison, (Er gêr), devant "un p'tit coup de fort", ( bannig krenv , le contraire de  bannig dous), contacts facilités par des évocations  de sorties en mer à l'association des plaisanciers d'Esquibien. On a aussi ouvert les vieilles armoires dans lesquelles dorment les boîtes à chaussures pleines de souvenirs et de photographies. Et la mémoire s'est livrée, un peu en français, et un peu en breton .
Ils et elles se sont mis à parler du passé et des évènements. 
Gast, tu sais bien m'a t'-on dit !!!
J'ai écouté, j'ai entendu !! Merci à eux et à elles !!

*****
 Quelle est donc l'origine de cette propriété  sise au plus près des travaux?? Tenez vous bien, c'est une maison de famille, une des plus anciennes dans le paysage !! Date de la construction: approximativement 1936 selon mes renseignements dont je ne citerai pas la source. Curieusement et bien que sans rapport, c'est aussi dans cette période  que fut construit l'hôtel de la plage à Audierne. J'ai pu le voir sur certaines photos. Je connais très bien l'histoire de cet hôtel mais passons !! A cette époque de nombreux terrains étaient disponibles et sans grande valeur marchande. Certains clichés non reproduits ici, montrent qu'il n'y a pratiquement pas de constructions le long de la route menant du ruisseau (limite administrative Est) à la chapelle avant la 2ème guerre mondiale.
Revenons à la propriété en question. 
 On m'a dit que: une personne qui s'était beaucoup investie dans la ferme familiale pendant la première guerre mondiale (14-18) en remplaçant les hommes qui étaient mobilisés ( même constat fait à Primelin par d'autres)) avait reçu en guise de remerciement et en dot un bout de terrain "lambda" pour y faire construire sa maison le moment venu, près du four à goëmon propriété  de cette même  ferme.  

Ce qui fut fait, en 1936 par un couple car elle avait épousé un marin .  Le sort fut assez cruel par la suite. Devenue veuve et pratiquement sans ressources pendant un certain temps, cette personne reprit la bêche qu'elle connaissait bien, et fit pousser des légumes dans cette terre ingrate amendée par le goëmon ramassé à la grève. Elle était en charge de progéniture, et retroussa ses manches pour assumer. Je revois cette personne (que j'ai connue), poussant une petite carriole et allant  au marché d'Audierne proposer ses légumes les jours de marché. Je n'écris pas un roman, mais seulement un récit authentique, comparable à ce qui s'est passé  dans ma propre famille. Presque une saga pourrait-on dire, mais pas pour faire pleurer dans les chaumières !!
Pour expliquer car, ceci explique cela.

Et la progéniture devint adulte, fit sa vie et eut envie, exactement comme moi,  de garder la maison   lors de la disparition de la "Mamm Gozh".  Tels sont donc ces nouveaux   "riches" qui ont su et pu garder une maison de famille pour y habiter. Riches ??? Riches d'une maison de famille qui a une histoire et dont il sont hérité?? Je pense que certaines maisons  construites ici ou ailleurs, plus récemment, dont plusieurs résidences secondaires, montrent davantage le poids du "fric" qu'une maison de famille. Les maisons de famille sont souvent vendues pour  pouvoir indemniser les frères et soeurs. C'est ainsi. Et  pour construire le centre nautique, on n'a pas trouvé d'autre solution que de s'accoler  à cette propriété, à un  mur construit en d'autres temps pour abriter du vent les plates bandes de légumes. Bravo les décideurs. Dont acte.

(Remarque: je n'ai pas sollicité l'autorisation des propriétaires actuels pour écrire ce texte qui peut être supprimé sur simple demande. Quant à ma source, je ne la divulgue pas. C'est seulement la similitude des origines de propriétés familiales qui a  stimulé et dirigé ma rédaction)
****

Pour essayer de comprendre,  Il convient donc de regarder les choses d'un peu plus  près, en se livrant à une étude des lieux, selon les principes d'une très ancienne méthode, enseignée dans certaines écoles formant paraît-il des futurs responsables et décideurs. L'art de la décision dit-on. Je veux parler de l'analyse des facteurs de cette décision que l'on peut effectuer à chaud si les circonstances l'exigent et à froid par temps calme, en routine. Le premier facteur à prendre en considération ici est le terrain. Il y en a d'autres,  mais contre la topographie des lieux on ne peut rien. Je ne l'invente pas, c'est la méthode !!

On ne peut pas, c'est évident installer le club nautique entre les 2 digues, 
 
Pourquoi ?? Parce que les rochers sont à fleur d'eau, voire apparents à marée basse selon les coëfficients de marée. On ne peut pratiquement pas se baigner à cet endroit à marée basse sans se faire égratigner par les cailloux. D'où, risque de casse de matériel et plus encore d'accident de personne ou d'enfant en l'occurrence.  Par ailleurs, les bouées de mouillage des bateaux de l'APLG (plaisance) occupent le plan d'eau, neutralisant pratiquement toutes les trajectoires d'appareillage possibles pour les petits "optimist" du club nautique. Personne n'a du s'en apercevoir puisqu'on a instruit un dossier sur cet emplacement qui ne correspondait à rien car  les dériveurs et autres devaient  toujours rester devant la chapelle. Pour construire un local, il reste donc exclusivement l'anse de Landrevet, devant la chapelle de Sainte Evette. C'est cela, ou rien  Dans cette anse, la partie la plus large se situe au centre, et la partie la plus étroite est celle qui a été  retenue. C'est  à mon sens la moins propice puisqu'elle accapare la servitude de  passage piétonnier et ce , je le répète, à 150 mètres de la chapelle dédiée à la sainte aux 3 couronnes qui traversa la baie d'Audierne dans une auge de pierres, après avoir abandonné sur ordre, son frère Saint Demet à Plozevet. On va donc rétablir cette servitude  en créant une estacade. Recensons les constructions similaires dans la baie d'Audierne depuis Penmarch jusqu'à la Pointe du Raz et même plus loin. Il n'y en a pas à ma connaissance, sauf en zone portuaire et centre ville. C'est une originalité et même un peu plus puisque le problème prend désormais une dimension environnementale. On est obligé de faire de l'artificiel, du béton et autres, pour remplacer ce qui existe au naturel. L'environnement n'est pas content, l'écologie non plus. L'environnement se demande s'il fait partie du patrimoine. Quel est le point de vue des associations ?? Deux sortes de patrimoines peut-être, l'environnement n'étant pas prioritaire !! Peu importe, on continue. Qu'en pense plus précisément  l'association ASELE à vocation environnementale ???? On ne l'entend plus s'exprimer sur le sujet.
 Discrétion ?? Prudence ?? Gêne ??

*****
Pourquoi le club nautique n'a t'il pas été intégré dans la structure de Sainte Evette, auprès des "Plongeurs du Cap", des plaisanciers, de la gare maritime etc...où il  aurait comme tout le monde bénéficié de toutes les infrastructures: sanitaires ,stationnement, sécurité etc....La mutualisation des moyens est  aujourd'hui proposée partout. Alors, pourquoi ??J'aimerais connaître la réponse.  Dans cette hypothèse, les moyens lourds du club nautique seraient dans la structure (de création récente) avec la gare des "Penn Ar Bed" et les autres associations à vocation maritime. L'espace existe puisqu'on y a intégré  des commerces variés,  souvent instables et changeants . [ Les ateliers  sont déjà sur le parking, près de ceux de l'APLG (plaisance)]. Il aurait alors suffit de créer une base avancée, structure légère dans l'anse de Landrevet, en respectant la chapelle et le reste !!  Pourquoi faut-'il une construction 5 étoiles au premier plan,  au bord de l'eau, près des embarcations ?? Tout sur place ??  C'est une annexe du club Méditerranée ou un club capiste ?? Réponse ??? Lorqu'une entreprise ouvre un chantier, elle installe sur le lieu de travail des locaux modestes, mais suffisants pour faire tourner la maison. C'est dans un certain jargon, le poste de commandement  avancé, le PC opérationnel. Le reste de l'entreprise, la logistique comme on dit se trouve ailleurs. Les militaires en opérations procèdent de cette même manière. Voyez en Afghanistan !! Et les pompiers, de quoi disposent-ils sur place en intervention ??  Les douches par exemple, tout comme les secrétariats ou les comptables  ne sont pas près de la zone d'action mais en arrière, parfois très loin. Or on nous annonce (cf:référence 8) une construction de 240 M2 au prix de revient de 758000 € avec club house et tout le reste, bref une stucture totalement autonome.  Les autres associations locales pourront faire des réunions dans le nouveau bâtiment. Et la salle polyvalente alors , à quoi sert-elle ?? Double emploi ??  En plus,  c'est incomplet !!  Il  manque "l'annexe de l'agence  postale", l'aumônerie, l'assistante sociale, le local des parents d'élèves en attente, le local météo, le salon de massage avec pédicure et coiffeur, la salle de relaxation, la salle de musculation, les jaccuzis et bains bouillonnants  et bien d'autres moyens à prévoir pour un club MED. Il faut bien rigoler un peu tellement c'est navrant. Bref, il manque beaucoup de choses dans ce 5 étoiles qui, soyons sérieux n'est tout de même pas en activité jour et nuit, 24 heures sur 24. Des voix se sont élevées, à Plogoff  comme à Cleden par exemple. On a su refuser  ce qui n'était pas souhaité à  Plogoff mais on demande tout chez les autres. A  Cleden  l'aménagement  pour la sécurité du sentier desservant le petit port de Heign-Has au nord de Meil Kerharo et à l'ouest de Louedec n'a pas été accepté pour cause de respect  de l'authenticité des lieux et préservation de la côte. Sans oublier le parc marin !!
Rien à Cleden ou à Plogoff, mais à Sainte Evette on a des besoins indispensables.

Esprit partisan individualiste  ou esprit communautaire et esprit d'équipe ?????
 Que faut-il au premier plan pour faire fonctionner un club nautique. Sûrement pas un immeuble bourgeois de standing. Seulement l'essentiel: un bureau, un téléphone et une salle de soins (sécurité, défibrillateur etc..), un local d'attente, et des toilettes. Bref, une minuscule structure de commandement, au plus près. Le bureau directorial ou la salle de conférences ne sont peut-être pas indispensables "les pieds dans l'eau" .  Une fois encore, liste non exhaustive comme on dit.   Comment sont installés les maîtres nageurs qui assurent la sécurité durant la saison touristique ??? Aucune atteinte aux paysages .  Quelle est la distance séparant la structure dite de Sainte Evette (gare maritime) et la chapelle ?? Environ 500 mètres d'après la carte IGN. Nos futurs "Desjoyaux"  (Mich' Dej) seraient-ils  incapables  de parcourir à pied une petite distance pour aller prendre une douche ?? Et cette douche, faut-il obligatoirement la prendre au débarcadère après chaque séance ??
Bien sûr on peut rétorquer qu'il faut respecter les normes. Les normes sont sans aucun doute aussi  fonction du projet. Les normes d'une structure légère sont très certainement différentes de celles d'un 5 étoiles, construit sur la servitude de passage piétonnier, près d'un four à goëmon . Tiens il faudra demander pourquoi Esquibien fête tous les ans le goëmon au lieu dit "Lennach", avec beaucoup de succès d'ailleurs, et ne respecterait pas un four authentique ici. Mais l'estacade doit passer, avec le modernisme et le patrimoine doit s'effacer.

Je relis le texte du 11-3-2008  (référence 4): la présidente s'exprime.
 Je cite:

"Nous déplorons le projet d'implantation du centre nautique du Cap-Sizun dans l'environnement immédiat de la chapelle de Sainte Evette, car nous estimons que ceci porte atteinte à l'intégrité du site ...etc
"

et celui publié dans "Reus en Eskevien",

le patrimoine est l'affaire de tous 

Question ici posée à Madame la Présidente 

Madame la Présidente: Que pensez-vous des travaux actuels ?? Vous approuvez ou désapprouvez ???
Une réponse (sans langue de bois) serait la bienvenue pour justifier et expliquer les textes précédents



Le projet en cours se situe à environ 150 mètres de la chapelle d'après la carte . Incontestablement vue directe de cette chapelle comme on le voit sur une photo précédente. Environnement immédiat ou pas ?? J'ai tendance à comprendre que la chapelle et la structure envisagée étaient incompatibles dans l'anse de Landrevet. Il serait peut-être souhaitable que certains (les associations concernées) s'expliquent et donnent leur point de vue sur l'intégrité du site actuellement et à l'avenir. Ceci déterminera leur crédibilité, leur impartialité, ou l'inverse.
 Solution ??? A part celle que j'ai suggéré précédemment je ne vois pas  d'autres solutions acceptables et respectant  tous les patrimoines, qu'ils soient religieux ou environnementaux, et de toutes façons c'est trop tard.


****

Quoi qu'il en soit, et pour mettre un terme à toutes ces remarques concernant une réalisation qui ira sans doute à son terme, l'appréciation définitive est reportée à la fin des travaux. Si d'aventure le nouveau bâtiment et le passage piétonnier ne donnaient pas satisfaction ou se révélaient agressifs dans le paysage, la question des responsabilités se poserait. Tous ceux qui auront touché à ce dossier, tous sans exception, à quelque titre que ce soit, sans exclusive, seront encensés ou désavoués selon. Projet à risques par conséquent !!
Personnellement j'ai tendance à retenir la 2ème hypothèse et ma conclusion sera très simple:
 erreur d'analyse et d'appréciation, erreur d'aiguillage, atteinte à l'environnement, dans un lieu chargé d'histoire: l'ancien port de Sainte Evette , là où les vieux  marins-pêcheurs  familièrement
appelés "Paotred Nervily" rangeaient leurs bateaux, là où les femmes courageuses ramassaient le goëmon, complément indispensable au budget familial,
 là où les "boutous koad" de nos Anciens  ont fait vibrer les pierres préalablement sorties à la main des carrières locales. Ma propriété personnelle est justement faite de ces pierres, provenant de la carrière du Créac'h (aujourd'hui abandonnée) sur la route de Brignéoc'h, pierres extraites à la main par celui qui a perdu la vie, en 1941, sur la digue de Sainte Evette. Ceci me donne peut-être le droit  d'aller  de temps en temps faire un petit pélerinage, et de m'intéresser à certains dossiers. On parle toujours du droit du sol et du droit du sang. Ce sang versé dont certains n'ont pas connaissance. C'est sans doute  pour cette raison que certaines portes se sont
ouvertes en toute confiance. On m'a montré des photos: les ramasseurs de goëmon, la côte vue d'un bateau. On y voit aussi  la maison concernée, jolie et de bon goût, tout simplement. C'était hier. Aujourd'hui elle est victime d'une agression dans son intégrité et dans son histoire. C'est navrant !!
****** 
Je me souviens d'un texte de ce que l'on appelait autrefois la "composition française ":

"les pierres parlent à ceux qui savent les entendre"

Ce propos est tout à fait d'actualité, car les pierres ne parleront plus après avoir été blessées et mutilées par...
Par qui, par la faute de qui ?? A chacun sa réponse. J'ai la mienne, et je la garde pour moi en la partageant cependant avec ceux qui m'ont aidé dans cette rédaction.
"L'histoire est un perpétuel recommencement" d'après l'historien grec Thucydide
Apprenons notre histoire, apprenez votre histoire pour mieux analyser, mieux  comprendre, mieux apprécier les situations donc mieux décider  et nos Anciens de là où il se trouvent, vous diront:


"Evel ar C'hap neus Bro ebed"

il n'y a pas de pays comme le Cap

Le Cap offre aux nouveaux venus, la qualité de vie qu'ils sont venus chercher. En contrepartie, le Cap a droit au respect de tous, sans distinction. Un élu d'autrefois a écrit un jour que le Cap était une entité. C'est vai à mon sens. De plus le Cap et Saint Tropez ne se comparent pas. Ici, la rusticité domine; le comportement bourgeois vient après, seulement après. Alors pourquoi cette indifférence ?? 
Thème de réflexion !!







Respecté par tous ai-je dit. Dans cette perspective et dans cette hypothèse, il n'y aura plus qu'une seule catégorie de capistes: les "nés-natifs, parfois baptisés "Primates"  et les nouveaux qui devraient ou devront apprendre l'histoire, notre histoire. Fait-il expliquer d'où vient le mot Primate ?? Faut-il  rafraîchir les mémoires en rappelant certaines références  et antécédents audiernais dans le domaine de l'environnement justement ?? 
Notre patrimoine et notre histoire sont intimement mêlés. Les bras ne demandent qu'à s'ouvrir pour accueillir, mais l'accueil est soumis à un préalable concernant certaines règles et principes à respecter et  qui ne souffrent aucune dérogation. Encore un propos de Don Quichotte  peut-être et même sans doute. A moins que Sainte Evette et Sainte Brigitte ne  se réunissent pour fredonner le cantique des miracles

Kantik ar Miraclou Sant Tugen, que l'on peut consulter sur internet:


link

Chacun sait, ou devrait savoir aussi que le Cap-Sizun est le pays de

"Da feiz hon tadou Koz, ni paotred Breiz-Izel, ni zalho mad atao"

qui s'appelait initialement

"Dalch'hom dor feiz"

.....D'an den kozh gwenn e benn, e korn an tan azezet....


On a chanté cela en diverses circonstances (Plogoff), parce que c'est aussi un texte  qui, s'il  clame  certaines convictions,  prône aussi  la sagesse contre l'injustice. A ce titre il fait partie de notre héritage culturel et dit bien ce qu'il veut dire.
 C'est volontairement qu'il n'y aura pas de traduction dans ce qui n'est ni un réquisitoire, ni un coup de pied dans ....... Le verdict sera prononcé par le tribunal des urnes et chacun est libre de son évaluation dans cette perspective et  prospective.  L'opinion aussi  jugera .  J'ai donc ma propre opinion et j'espère pouvoir assister à la proclamation de certains résultats, le jour venu en écoutant nos
chants traditionnels et bretons exprimant....ce que chacun voudra conclure et aussi ce que j'espère !!


***

Un dernier mot. Quel est le poids d'internet dans la vie locale ?? C'est un nouveau moyen de communication qui se répand de plus en plus.  Plouhinec a son blog, Plouhinec circus et même l'anti; Cleden a bénéficié de l'appui d'un forum durant les élections municipales; konchennou existe et errances aime le Cap . Langroas a son cantique sur son site. Les techniques modernes sont là. Elles ne sont pas incompatibles avec le passé, bien au contraire. Konchennou continuera à s'investir pour défendre une certaine idée du patrimoine, du patrimoine dans sa globalité, considérant que environnement et chapelles ne sont pas incompatibles si .....Mais pour l'estacade il est sans doute et même certainement déjà trop tard. Dommage, quel dommage.!!!!!   







Kenavo déoc'h, gwir vretoned



****



Le webmaster de konchennou (et autres) exprime ses remerciements aux Anciens et aux  archivistes qui ont bien voulu lui permettre de consulter leurs documents

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 00:00


 

Audierne-Esquibien-Projets-Editorial 10/09





Après avoir modifié la circulation en centre ville, bouleversant sans aucune concertation publique préalable le travail réalisé par ses prédécesseurs de tous bords, la nouvelle municipalité d'Audierne, élue en 2008, envisage la création d'une salle multi-activités.  Ce projet est bien entendu fort louable. Mais le choix de l'emplacement est peut-être plus  discutable pour ne pas dire plus que discutable car la zone (place Charles de Gaulle) est complètement saturée : ateliers  des services techniques municipaux , locaux  des pompiers, locaux de l'équipement et des affaires maritimes, local  Telecom, aquarium, parking paysager, entreprise de matériaux,entreprise bateaux de plaisance et stationnement des bateaux, salle omnisport, la poste , nouvelle bibliothèque, centre médical, piste de skate-board, cale de mise à l'eau, sentier piétonnier, j'en passe... etc....

Références: Télégramme de Brest en date du 5-9-2009
 
Titre : Salle multi-activités. Quelle place pour les forains ?

Bonne question !!

A l'issue de la fête foraine traditionnellement organisée pour les festivités du pardon d'Audierne, les forains ont été reçus à la mairie, et ils ont appris, tout comme les audiernais, que la construction de la  future salle multi-activités serait envisagée sur 1280 m2, à l'emplacement actuel de la piste de skate-board.  Le chantier ne devrait pas commencer avant la fin de l'année 2010. La piste de skate était  jusqu'à présent démontée tous les ans, lors des activités de la fête patronale, pour libérer l'emplacement au profit des forains.
Elle vient d'être remontée après leur départ.
Audierne étant la seule commune du Cap-Sizun à ne pas disposer d'une salle polyvalente, l'intérêt du projet est incontestable. Ce projet de  salle qui  fait partie, depuis longtemps des "arlésiennes audiernaises". était annoncé avant les élections municipales. Mais le choix de l'emplacement prévu entraînera le déplacement de la piste de skate-board ainsi que le déplacement (vraisemblablement) du point environnement situé à proximité.   Pour aller où ??  Mystère !!  Le secret est bien gardé. On se souvient que l'installation de la piste de skate avait , en son temps, défrayé la chronique et que
les riverains avaient même signé ,sans résultat, une pétition
pour tenter l'annulation du projet. Que faut-il en conclure ?? Il semblerait tout de même que la "très contestée à l'époque" piste de skate a été installée à son emplacement  actuel, contre une certaine partie de l'opinion, en investissant de l'argent public, donc l'argent des contribuables audiernais. Mauvais investissement des prédécesseurs ou mauvais choix des responsables actuels ?? A chacun sa réponse en remarquant tout de même que, après la circulation, nous risquons d'assister à la deuxième annulation du travail des prédécesseurs, ce qui n'est pas le signe d'investissements cohérents et coordonnés , des uns ou des autres, pas plus que la preuve de logique dans les différents choix et programmations !!
Faire et défaire, facile avec l'argent public !! Si chaque changement de municipalité doit entraîner l'annulation du travail des prédécesseurs, où allons-nous et nos finances avec ?? Cordination, synchronisation, suivi de programmation, des mots , des mots qui ne correspondent à rien s'il n'y a pas de suite rationnelle dans les choix fondamentaux  qui, dans cette hypothèse, semblent relever plus de la subjectivité et des appréciations personnelles que de l'objectivité.  Un plan global ne devrait pas être soumis à l'improvisation, quoi que, si l'on se réfère à la circulation qui, dans la situation précédente était l'aboutissement de 25 années de réflexions et investissements correspondants.... on peut tout envisager puisque les décideurs disposent de la légitimité. Avant toute remise en cause d'une réalisation attribuée  aux responsables précédents, et quelle que soit leur couleur (locale), il ne serait peut-être pas inutile de "prendre la température", sauf en cas de problèmes de sécurité flagrants par exemple.  Le désaveu des prédécesseurs serait moins cinglant et la participation serait effective et non limitée à un slogan de propagande en période électorale. Ajoutons encore que la future salle polyvalente ne pourra pas être démontée tous les ans, comme la piste de skate , au profit des fêtes patronales et des forains. Dans une petite commune de 294 hectares (Audierne), mieux vaut ne pas se tromper dans les choix fondamentaux de la gestion des espaces disponibles tant sur le domaine public communal que sur le domaine maritime. On peut donc  se demander, sans doute à juste titre, si la surface occupée actuellement par l'aquarium  (société privée) et son complément le parking paysager, avec leurs conséquences, n'aurait pas eu un meilleur usage, dans l'intérêt général et public.
Mais ce qui est fait est fait, et l'aquarium existe.
Quant au nouveau plan de  circulation, certains proches de la municipalité vont jusqu'à dire

 "que ce sont les gens d'ici qui le contestent, alors que les gens d'ailleurs apprécient".

 







Ce propos est relaté par une commentatrice de konchennou: cf lien



Audierne: 17 mois soit 500 jours. Editorial 9/2009-1ère partie  

Lire le commentaire adressé par Amazone. Je cite 

"ce sont les gens du coin qui font n'importe quoi et qui refusent de s'adapter.
Les autres trouvent cela très bien".

 
Je confirme  ce qui est dit dans ce commentaire pour avoir moi-même entendu ce point de vue, exprimé par un "proche" de la municipalité.  J'accepte volontiers de faire partie de ceux qui font "n'importe quoi",  avec mes caractéristiques personnelles dont plusieurs années d'enseignement de la conduite VL et PL à des générations de conducteurs. Ces conducteurs formés sous ma responsabilité sont sans aucun doute  devenus des adeptes du "n'importe quoi". Merci pour eux. Après les "primates", voici les "n'importe quoi" !!! Mais des "n'importe quoi", on en trouve vraiment partout non ?? Pas seulement au volant d'ailleurs !!!  
A quand la suite  dans les qualificatifs peu flatteurs ???   
Ceci me permet de considérer qu'il s'agit d'une ineptie  qui laisse entendre que la nouvelle municipalité n'est pas très soucieuse de l'opinion des" gens du coin ", pas très respectueuse à leur égard, bien qu'il soient ses électeurs et qu'elle préfère considérer et s'appuyer sur l'opinion des gens d'ailleurs.  Généralement, l'élu local  est ouvert au dialogue, partisan de la démocratie participative effective sans en faire un thème électoraliste,

Audierne-Poullan-Sur-Mer, et démocratie participative 

comme on a pu le voir à Poullan-Sur-Mer, puis à Penmarch ou à Pont-l'Abbé (cf: télégramme de Brest en date du 15-9-09) où l'explication publique semble privilégiée par rapport à l'autoritarisme.  On a même connu  en d'autres lieux et d'autres  temps des régimes  utilisant les "oukases" de l'intelligentsia, système périmé heureusement. Par pitié, ne ne les remplaçons pas par des "agrégations de l'urne" localement dotées de la science infuse. Mais à chacun sa méthode et ......"Aux résultats " comme on dit parfois dans certaines activités spécialisées qu'il n'est pas nécessaire de préciser, disons simplement pour compter les points par exemple. Tant pis pour les mauvais choix, les mauvaises initiatives et les mauvais résultats. Ils sont comptabilisés, pour le meilleur et pour le pire. D'ores et déjà, on peut se demander si, dans quelques années, le meilleur programme  des candidats potentiels  à la succession  ne sera pas

Retour au plan ancien de circulation


ce qui signifiera "tant pis pour les autres, ceux d'ailleurs"

Il conviendra aussi, pour ne tromper personne, d'annoncer le programme en temps utile et de s'y tenir, pour ne pas courir le risque de promesses faites sans suite avec pour conséquence l'impopularité. D'où l'intérêt des listes ouvertes qui évitent l'affrontement droite-gauche dans les petites communes de province, la politique étant mise au placard au profit de l'intérêt général local, et ce, sans esprit de revanche. Notons cependant qu'une liste ouverte a été proposée aux audiernais en 1995, et qu'elle ne les a  pas intéressés. On constate pourtant aujourd'hui que les listes politisées sont la source d'affrontement stériles (et onéreux),  pas toujours d'intérêt général , dans les petites communes de la France profonde


****

Références: Télégramme de Brest en date du 7-9-2009

Titre: Services techniques. ....Nouveau directeur

La commune a donc embauché un nouveau directeur des services techniques, preuve que la fonction publique territoriale continue à recruter, contrairement à la fonction publique d'état qui resserre (dégraisse) ses effectifs. 2 politiques différentes par conséquent . Par discrétion son nom ne sera pas cité, konchennou se faisant une règle de respecter les données personnelles des uns comme des autres . L'article nous apprend aussi que la municipalité n'est pas à court de projets: Aménagement de la rue Berthelot, de la rue de Kérydreuff, du secteur du môle (2ème tranche de l'aire de jeux; on ignorait que la réalisation actuelle n'était qu'une première tranche), de la salle multifonctions, du nouveau bâtiment des services techniques, ainsi que la rénovation du quartier de la plage.

La future résidence du port sur les quais

*****
La plage est bien entendu  la vitrine locale. A ce titre, elle a toujours été choyée par les municipalités précédentes, ce qui lui donne un air de "bonne figure"  pas du tout sinistrée. Telle est loin d'être la situation dans d'autres quartiers. Les responsables précédents, non reconduits dans leurs fonctions étaient déjà accusés de tout faire pour la vitrine: la plage  et le  centre ville, tout en faisant l'impasse sur les autres quartiers, ce qui explique leur score. Tiens, si on déplaçait le point environnement de l'actuelle piste de skate pourquoi pas vers la plage, dans un emplacement judicieusement calculé et aménagé évidemment. Sympa non ??

"Osez changer Audierne",

 
le slogan des nouveaux élus à l'époque de leur candidature semble donc faire  plutôt un choix de continuité dans ce qui a été incontestablement désavoué par les électeurs lors des dernières municipales. Les audiernais résidant dans les  quartiers non concernés par ce beau programme  apprécieront , sans aucun doute !! La plage, la plage, tout le monde n'habite pas à la plage et certains ont plutôt vue sur



Le front de mer par exemple (futur casino ??????)

ou ailleurs




Les Audiernais habitant le quartier de "La Montagne"
sont gâtés



Rue
Ledru Rollin  en août 2009 (ci-dessus)

Les déchets de verdure (à droite sur la photo) n'ont pas été ramassés en août, en pleine saison touristique .

******

(Pas de photo de la rue Autret, pour une fois, mais elle est toujours là !!)

*****

Municipales: Lettre ouverte

Municipales: Pièces à conviction

*****


La consultation des liens qui précèdent éclairera le lecteur sur certaines méthodes ainsi que sur les engagements pris avant les élections qui correspondent encore aujourd'hui à des promesses non tenues, donc fallacieuses. Tant les réponses à la lettre ouverte que la copie des courriers échangés par des responsables, sont des

 preuves incontestables

******
Nous ne perdons pas de vue nos voisins d'Esquibien qui ont vu démarrer les travaux du club nautique. A cet effet la plage située devant la chapelle de Sainte Edwette a bénéficié d'un nettoyage au cours duquel l'épave abandonnée d'un dériveur a été éliminée.  On annonce aussi qu'il sera procédé à des sondages pour vérifier la nature du sous-sol jusqu'à 1m,50 de profondeur. Excellente chose, sauf peut-être pour le mur de la propriété voisine pour lequel une réserve a été faite.
On trouvera peut-être des vestiges du passé, préhistorique par exemple, histoire de concurrencer nos voisins d'en face à  Plouhinec, et le site de Menez Dregan. Imaginons une toute petite grotte , même un petit trou, contenant par exemple des fossiles de notre faune actuelle, des traces  de

 
" Biriniqus-crepidulos-bigornom"
ou de
"Gravettas-burukes-arenicolarum"
ou encore
Arapedix-anatifos-poucepietax

 (Liste non exhaustive comme on dit)

qu'il faudrait faire figurer dans la catégorie des espèces rares et protégées en tant que

"gasteropoda-mollusca".

Boum !! L'espèce étant  remarquable, elle  serait donc donc à sauvegarder, et le projet d'estacade serait à nouveau dans les choux, pardon, dans les bigorneaux, comme ce fut le cas précédemment, à un endroit où se trouvait une plante tellement rare que personne ne la connaissait, pas même les Anciens  !!  Il s'agissait en fait de

"la Renouée maritime"

plus vulgairement  dénommée  la

"Polygonum Maritimum"


sur laquelle sont stockés aujourd'hui sans vergogne les embarcations du club nautique . On écrase la polygonum et on s'en fout !! Zut alors !!

Jeanne-Yvonne aurait dit, parait-il, au lavoir:
 
"Polyganum Penaos"?? Ma Doué, c'est quoi ça encore avec nous ici ??
Un restachou des allemands de Lezongar,
après le combat naval de 1944 ou quoi alors ???  


Seule solution dans ce cas :
démonter la chapelle de Sainte Edwette et la reconstruire ailleurs pour s'affranchir de ses servitudes. En d'autres temps, on a déjà démonté une chapelle au Loch pour la reconstruire à Landrer (Plogoff). Mais il faudra sans doute demander l'avis de l'association de sauvegarde du patrimoine religieux,
celle des "zélites "qui ont la trouille d'internet  !!!
Bon, soyons sérieux et constatons que le "petit cimetière de voitures" est toujours à sa place, peut-être pour ne pas mettre Audierne en difficulté en  créant une crise de susceptibilité


 de nature à fausser les résultats du concours des

"champions du Cap"

dans la croisade pour l'environnement.

Sans vilain jeu de mot, disons que la croisade est plutôt en régime de croisière, à Audierne comme à Esquibien, ce qui est tout à fait normal dans une région à vocation touristique, très riche en itinéraires de randonnées ,et en  excursions tant à pied, qu'à cheval, en voiture 
ou même en bateau (de pêche, promenade et bien entendu de  croisière), d'où vient sans doute  l'expression


" se faire mener en bateau...de croisière"









Il est pourtant joli le coin de la future estacade, à l'état pur (après démolition des gourbis). Mais voilà !! Les engins de terrassement sont entrés en action  le 21 septembre 2009 et.....Ils terrassent  !!!!  c'est parti !! A suivre donc !!



*******



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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 17:18




Chapelles du Cap-Sizun-Cantiques et patrimoine

liens

Ma Bro Ar C'Hap Hirio suite 5

Ma Bro Ar C'Hap Hirio suite 6
 





N.D de Bon Voyage





Les chapelles du Cap-Sizun ont fait l'objet de plusieurs articles sur konchennou. Il est incontestable que ces chapelles sont un véritable joyau qui fait partie de notre patrimoine. Quel est l'avenir de ces chapelles ?? Personne ne peut le dire avec certitude, mais on peut envisager plusieurs hypothèses. D'ores et déjà, durant la saison touristique, ces chapelles sont utilisées pour des expositions variées, l'art contemporain  et des expositions à caractère religieux rivalisant dans l'occupation des lieux. (Exemple: les icônes à Bon Voyage en 2008)
Jusqu'à preuve du contraire, les chapelles sont des lieux de culte, dans lesquelles on célèbre le pardon, une fois par an. Elles sont toutes de construction antérieure à 1905 et  à la loi du même nom qui en a fait des biens publics, attribués aux communes au lieu et place de  l'état. Les communes n'ayant pas les moyens matériels d'entretenir ces chapelles qui ne sont pas toutes des monuments historiques, des associations se sont créées et ont retroussé leurs manches pour organiser des fêtes (fest-noz) destinées à recueillir des fonds. Pour autant, le clergé n'est pas totalement dépouillé puisqu'il est affectataire, c'est à dire consulté pour autoriser ou non les activités extra religieuses dans ces chapelles. Cela paraît compliqué mais fonctionne tout de même de manière assez simple.
Le quotidien "la Croix" a  publié récemment  (édition du 9/9/2009)   les chiffres concernant les églises de France.:
Nous avons 100.000 lieux de culte catholiques (en comptant les édifices appartenant aux monastères, associations diocésaines, chapelles, oratoires, sanctuaires) dont 45000 églises paroissiales.
Le Cap-sizun ne représente qu'une goutte d'eau dans ces chiffres

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On entend dire, à l'occasion des cérémonies annuelles, que les pardons présentent deux caractéristiques principales:

- l'expression de la foi

- et le respect de la tradition.
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Je ne parlerai pas de la foi, ce domaine étant à mon sens réservé aux religieux. Chacun est libre et responsable de son choix personnel dans ce domaine. Une seule remarque: la foi et la tolérance (respect des autres) sont complémentaires. La foi sans la tolérance  s'appelle sectarisme bien que le sectarisme ne soit pas un privilège de croyant. Plus concrètement l'intolérance n'a pas de camp particulier et on la rencontre encore très couramment aujourd'hui et pas seulement en religion. 
L'intolérance et le sectarisme sont presque synonymes, disons voisins de palier !!

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N.D de Langroas



 Je resterai donc dans le domaine de la tradition qui se manifeste encore le jour du pardon. Cela durera tant que des membres du clergé seront présents pour célébrer les cérémonies cultuelles. A l'occasion du pardon, dans la plupart des chapelles on chante le cantique du lieu saint. Que représente ce cantique ?? La foi  bien sûr mais aussi la tradition sans aucun doute puisque nos Anciens le chantaient à pleine voix en défilant derrière leurs bannières dans les processions. Il conviendrait donc de sauvegarder ces cantiques qui, pour ce qui concerne la vingtaine de chapelles du Cap-Sizun, ne sont pas regroupés dans un quelconque recueil. Plus particulièrement, ils ne figurent pas sur internet. D'où l'idée de les publier pour les faire connaître  et par la même occasion de les sauvegarder.
Ils sont
rédigés en breton
et parfois, pas toujours, traduits en français. Bonne ou mauvaise idée ?? Comme d''habitude à chacun sa réponse. Il faut savoir que chaque chapelle concerne un secteur géographique, donc une zone d'influence dans chaque paroisse. Exemple à Esquibien où Sainte Edwett règne sur la zone sud à vocation plutôt maritime, et Sainte brigitte qui concerne la zone nord, plutôt agricole depuis Trévenoën (tiens Trevenoën où le calvaire avait perdu sa tête, reconstituée heureusement) jusque au Quatre-Vents et bien plus pour ne pas citer tous les villages. 
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Mais,c'était sans compter avec certaines  associations dites de sauvegarde du patrimoine ou culture et patrimoine dont le  religieux fait partie. Ces associations ont tendance à s'investir dans la vie publique comme on a pu le voir récemment  à Esquibien, à propos de l'installation du club nautique près  de la chapelle de Sainte Edwett. Le cocasse n'est pas loin non plus puisque certains membres de ces associations ont fait partie des décideurs à Esquibien en étant membres du conseil municipal voire adjoint au maire. Ils étaient donc bien placés pour régler le problème du club nautique en temps opportun puisqu'ils participaient à l'aménagement du quartier de Sainte Edwett et du boulevard Jean Moulin, donc de l'ensemble des lieux.  Mais  ils ont préféré faire l'impasse sur ce problème,  laissant à leurs successeurs le bébé  avec  l'eau du bain. Ils ont beau jeu aujourd'hui !! Bonne mine c'est moins sûr !! Mais ils ont pesé de tout leur poids sur les élections municipales de 2008 et les résultats sont là et  la légitimité des élus n'est pas contestable.
Les cantiques sur internet, pas question  si j'ai bien compris !! J'en ai fait l'expérience, la mauvaise expérience avec le cantique de Sainte Brigitte (Esquibien), rédigé en breton comme il se doit.  J'avais déjà eu l'occasion de rectifier certaines erreurs de  l'association dite culturelle  de cette paroisse (commune) qui avait publié dans un document que les travaux de construction de la digue de Sainte Edwett avaient été arrêtés pendant la guerre, ce qui est totalement faux puisqu'un accident mortel de travail s'est produit sur le chantier en 1941. J'en parle en connaissance de cause puisque  je  suis en possession  des documents très officiels et incontestables (jugement du tribunal de Quimper) pour apporter la preuve  de ce que j'écris.
Alors, la culture ?? C'est la connaissance ou pas ?? Les documents culturels destinés à transmettre la connaissance aux générations futures ne doivent pas transmettre des erreurs grossières, sauf si, bien sûr la guerre n'existait déjà plus  en 1941 comme on pourrait le penser à travers certains écrits. 
A chacun sa vérité par conséquent. 
  Revenons aux cantiques.  Il vaut donc mieux les   laisser  les  dormir dans les greniers, jusqu'à leur élimination donc disparition lorsqu'une maison change de propriétaire par exemple. Les cantiques propriété privée ?? Y aurait-il incompatibilité entre internet et les cantiques rédigés dans la langue de nos Pères, nos cantiques bretons du Cap-Sizun ???  Curieusement, je relève dans le Télégramme de Brest en date du 23-9-09 la phrase suivante.
Je cite:

"la création d'une police spéciale du web en dit long sur l'aversion profonde
qu'internet inspire aux élites de ce pays".

(cf: article de Alain Joannès en page 3)



"Les droits d'auteurs ??? Plaisanterie !! Les textes distribués généreusement aux participants les jours  de pardons contiennent généralement plusieurs couplets du cantique  concerné et il n'est fait aucune réserve ou mention  concernant les droits de reproduction . On pourrait donc passer outre, mais à quoi bon ?? Je n'ai pas  vocation à mener des combats d'arrière-garde (et encore moins arriérés)  mais plutôt à aller vers l'avant.  Laissons donc les cantiques à la prétendue foi  de la modernité , aux associations dites culturelles, cultuelles même, bien que leurs responsables ne  connaissent généralement  pas la langue des Anciens . Laissons les aussi aux élites d'Esquibien qui ont sans doute une aversion profonde pour internet (cf : Alain Joannès). Tant pis pour la tradition et la
 langue de nos "Tadou Kozh".
Toutefois, on est bien obligé d'envisager un avenir très incertain pour les pardons. Reste à savoir si l'avenir des cantiques passera par l'avenir de la foi  ou par l'avenir de la tradition. L'un  n'allant sans doute pas sans l'autre, disons en conclusion que tant pis pour internet et dommage pour nos superbes cantiques des chapelles du Cap-Sizun.  Ceux qui ont assisté au  magnifique concert de cantiques  traditionnels donné à Beuzec le 9 septembre 2009, dans une église qui avait du mal à contenir tout le monde*, n'étaient peut-être pas tous des inconditionnels de la foi mais seulement admirateurs de la tradition, les deux étant parfaitement compatibles.

 (* un reproche à Beuzec: ils n'ont pas su accueillir les "zotorités" puisque le maire d'Esquibien a du rester debout pendant ce concert. Alors Beuzec ?? Plus d'égards pour la hiérarchie ou quoi ??  ??
Passons et Super Bravo tout de  même  !!)
 


Tolérance ou intolérance, à chacun sa réponse !!

Pour en terminer, j'exprimerai mes remerciements particuliers à l'association dite culturelle d'Esquibien qui n'a pas estimé devoir me remettre le cantique de Sainte Brigitte. Le calvaire de "Trevenouen" ,  joli petit hameau sis près d'un autre calvaire sur la route de Trevarha  ne doit pas pavoiser devant certaines mesquineries  de sa connaissance et même son voisinage. Nous nous connaissons bien eux  et moi car j'ai autrefois gardé les vaches à proximité.  "Paod Saout" comme on disait alors. Tout le monde n'a pas cette référence.
Mon préjudice est d'autant plus important que j'étais déjà en possession du texte rédigé en breton, ainsi que de la musique qui l'accompagne. Il ne me reste plus qu'à faire la traduction, ce à quoi je vais m'atteler, pour la gloire de nos chapelles et de nos cantiques.
 Pas de photo de la chapelle de Sainte Brigitte, par prudence, 

"pasque on sait pas jamais s'pas !! Et  leur droit d'image alors ??? ....

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Eskibianiz tri hant vloaz zo .......Les Esquibiennois depuis 300  ans
Hag ar bobl Kristen tro-war-dro.....Et le peuple du Christ aux alentours
Daoulinet dirag ho skeuden..... A genoux devant votre image
A houlen sikour ho pedenn.....demandent  secours en vous  priant

(couplet 2: traduit du breton en français  par Spartacus- A vérifier et comparer avec une autre traduction faite à Trevenoën comme par hasard !!
Tous droits réservés pour la traduction ci-dessus comme il se doit,
pasque  qu'est-ce que croyez-vous??
C'est la loi  s'pas  !! Non mais "cent" blagues !!! )

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Eglise de  Beuzec


Calvaire à  Plogoff


Fontaine à Beuzec

Oui, C'est un plaidoyer pour nos cantiques, qui appartiennent au Cap-Sizun,  qui font partie de son patrimoine, qui transmettent la langue de nos ancêtres et qui n'appartiennent pas aux associations quelles qu'elles soient, et pas davantage à  leurs adhérents

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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 11:14

Audierne-Poullan-Sur-Mer, et démocratie participative





liens:

Poullan sur mer: à la frontière du Cap-Sizun

Audierne: Circulation et stationnement. Point de situation

Audierne: marché du 11-07-2009

Références: Télégramme de Brest en date du 2-09-2009

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Le 20-08-2008 , j'avais consacré un article à une commune voisine, sise hors Cap-Sizun,  Poullan-Sur-Mer, une fois n'est pas coutume. J'avais cependant estimé que la très belle allée couverte dite de "Lesconil", méritait une petite entorse car elle est située aux frontières du Cap-Sizun. Pourquoi y revenir aujourd'hui ?? Aucun rapport avec l'allée couverte. Il s'agit plutôt de comparer 2 méthodes de travail, correspondant à 2 communes dont les municipalités ne revendiquent pas la même sensibilité.
Pour ce faire, référons-nous à un petit article concernant la commune de Poullan-Sur-Mer, publié dans la presse locale citée en référence, et qui s'intitule:

Poullan-Sur-mer. Aménagement. Le bourg fait place neuve 

dans lequel on peut lire ce qui suit:

"Une cinquantaine de personnes ont assisté , lundi soir, à la salle polyvalente, à une réunion publique organisée par la municipalité pour présenter le projet d'aménagement de la place de l'église........
Priorité aux piétons....L'aménagement a été traité...de façon à faciliter le cheminement piéton... et à donner plus de lisibilité à la circulation des véhicules....."
 


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Donc, à Poullan-Sur-Mer, commune dans laquelle la municipalité ne semble pas appartenir à  ce que l'on appelle couramment un parti d'opposition,  on prend la peine d'inviter les administrés à participer à une réunion au sujet de l'aménagement d'une place publique. Constatons qu'il s'agit de la mise en oeuvre, inconsciemment peut-être ,  de ce que l'on clame et proclame ici ou là sous le nom de "démocratie participative". En tout état de cause, on peut souligner à Poullan-Sur-Mer une conception de la "démocratie tout court", participative ou pas, qui prend la peine d'informer ses résidents, et recueillir leurs avis même critiques voire défavorables avant de passer à l'acte

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La méthode est totalement différente à Audierne, où, la circulation a été totalement modifiée en centre ville, sans la moindre participation, information, ou association du public avant l'exécution. Si un sujet ne relève pas de la politique, mais plutôt de la pure technique, c'est bien la circulation qui concerne tout le monde, quelles que soient ou puissent  par ailleurs les opinions personnelles. Or la municipalité d'Audierne fait référence à la démocratie participative, en tant que slogan politique. Dans la pratique, elle ne semble pas attirée par les réunions publiques dans lesquelles le débat est ouvert et l'expression libre. Ces réunions éventuelles sont  bien entendu uniquement consultatives d'ailleurs; les propositions ne  sont que  des hypothèses, tout au plus des suggestions car  la décision finale est  du ressort des responsables légitimement élus. Donc, à Poullan on estime devoir "prendre la température", et à Audierne, on sait tout faire, sans faute, puisqu'on a été élu. Pas besoin de prendre l'avis du "bon populo" ni d'entendre la "vox populi" puisqu'on est "agrégé de l'urne". Bravo. Petite remarque: un mandat électif est comparable à un contrat à durée déterminée. On n'est pas obligé de le renouveler, et les chaises municipales ne sont jamais que "des sièges éjectables" comme il en existe dans certains avions. Un mandat d'élu local n'est pas un blanc-seing, mais une marque de confiance pour remplir une mission d'intérêt général. D'où l'intérêt de  recueillir des avis autorisés ou non !!
Rappelons que le pouvoir a été exercé à Audierne par des municipalités socialistes de l'année 1983 à 1995, soit 2 mandatures. Durant cette période, les élus prenaient la peine de réunir régulièrement une "commission dite de circulation", ouverte au public. Ceci a peut-être permis d'éviter quelques erreurs, mais la leçon ne semble pas avoir été retenue. La procédé démocratique est abandonné, place à un beau slogan:
la démocratie participative qui n'a de participative que le nom !!!!
Quel dommage, dans une si petite commune (2500 habitants), si petite également en surface (294 hectares) et qui ne sera pas citée en exemple dans les temps à venir !! 




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